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Blanche Neige et le chasseur >

Critique du Film : Blanche Neige et le chasseur

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 12 juin 2012 à 07:34

Alors, pour 2012, qui est la plus belle du royaume ?

Il était une fois un pays médiéval et féérique. Un jour, son roi et sa reine donnèrent naissance à une fille promise à être d’une beauté sans pareil et la digne héritière de ce royaume béni des dieux. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Blanche Neige perdu sa mère avant même d’atteindre l’adolescence et, peu de temps après, le roi succomba au charme de la resplendissante Ravenna, pour finalement l’épouser. La nuit de noces du roi conclut le dernier soir de sa vie. Ravenna, désormais reine, se mit à diriger le royaume d’une poigne de fer et enferma Blanche Neige au haut d’une tour. Les années passèrent et la tyrannie, le désespoir et la mort prospérèrent pendant que Blanche Neige, bien qu’enfermée, gagnait en beauté et en pureté.

2012 aura été l’année « Blanche Neige ». En avril, les spectateurs avaient pu découvrir la version colorée, naïve et teintée d'humour (assez pesant, d’ailleurs) - de Tarsem Singh pour le compte de Metropolitan. Aujourd’hui, Universal et Rupert Sanders leur offre une vision beaucoup plus sombre et sérieuse. Tous deux partagent cependant un point commun. Tous deux réadaptent le conte en essayant d'apporter la vision d'une Blanche Neige plus combative, moderne, loin d'attendre sagement le prince charmant pour régler ses problèmes de rivalité féminine. À n’en pas douter, un changement de profil psychologique qui découle plus d’une pure démarche commerciale – on cherche à séduire l’actuelle audience féminine – que d'un vrai parti pris artistique.

Blanche Neige face à un Orc

Pour autant, le constat est sans appel : l'expérimenté Tarsem Singh se fait battre par K.O, dès le premier round, par le tout frais Rupert Sanders. Tout frais car même si Sanders avait déjà impressionné et reçu un grand nombre de récompenses pour les réalisations de ses spots « Believe » et «The life » (pour la promotion du jeu X-box Halo 3), Blanche Neige est son premier long métrage et, de plus, ce fut loin d’être une mince affaire. Rupert Sanders possède de tels sens visuel et narratifs qui font que lorsque Blanche Neige arrive dans des lieux appelés « le pays des fées », ou « l'obscure forêt », on retrouve, avec grande émotion, la magie que l'on avait pu ressentir à la vision de Dark Crystal. Certains passages dégagent même en « live » la force émotionnelle des films animés de Miyazaki. « Majestueux » est le mot qui frappe à l’esprit lorsque l’on se penche sur tout ce qui touche, de près ou de loin, à la technique. Le monde dans lequel évolue Blanche Neige s’appuie sur une minutie des détails et est le fruit d’une patte artistique admirable. C’est d’autant plus marquant que l’on se retrouve ici devant du tangible, avec des décors que l'on à la sensation de pouvoir toucher, le numérique étant juste là pour fignoler et donner une cohérence et non pour constituer des décors intégraux. Certes ce travail est avant tout celui de personnes comme le chef décorateur Dominic Watkins et le directeur artistique Dave Warren, mais il paraît tout aussi évident que Rupert Sanders a su tirer le meilleur d'eux. On appréciera aussi le travail sur les costumes, en particulier tout ce qui touche à la reine Ravenna. A ce sujet, il ne serait pas étonnant de voir la chef costumière Colleen Atwood se voir - une nouvelle fois - récompensée par un Oscar. De même que l'on espère voir Rupert Sanders collaborer longtemps avec son directeur de la photographie Greig Fraser, qui a certainement contribué lui aussi à la réussite artistique du projet.

Malgré toutes ces éloges, Rupert Sanders n'échappe pas pour autant aux critiques qui reviennent régulièrement lorsqu’il s’agit d'une première réalisation. Ainsi, parfois, on ressent de trop les influences, avec quelques plans qui semblent tirer intégralement d'autres films – ici, La Communauté de l'Anneau. Ainsi, nous survolons en plan aérien, sur de hautes collines et à travers des décors variés, hommes et Nains marchant en file indienne. La Bataille finale, à un niveau plus modestement, évoque aussi le « Gouffre de Helm » des deux tours (sans hélas en atteindre la même réussite). Autre similitude avec la trilogie de Peter Jackson : l'idée d’employer des acteurs de taille normale, souvent de renommé, comme Bob Hoskins (Roger Rabbit), Ray Winstone (Indiana Jones 4) ou encore Nick Frost (Shaun of the dead) pour interpréter des nains. Le rendu est certes correct, tout comme les prestations, reste que le budget aurait été certainement adouci avec de vrais nains dont les performances auraient pu être tout aussi respectables. Il suffit de voir le Willow de Ron Howard pour s’en convaincre. Ne condamnons pas plus Rupert Sanders qui, au final, se montre déjà d'une grande efficacité et fait preuve de plus de personnalité et d'idées que beaucoup de ses confrères d'Hollywood.

Blanche Neige

Blanche Neige est donc une réussite sur le plan technique. Reste qu'il est attaquable sur son scénario, utilisant parfois des raccourcis faciles (une tendance qui semble régulière ces derniers temps à Hollywood), telle l'évasion de Blanche-neige de sa tour, ou encore comment la jeune fille fragile et peu expérimentée devient une guerrière aussi téméraire que Jeanne D'Arc, ou encore le ridicule de certains dialogue. On pense ainsi à un discours de Kristen Stewart - à la façon du William Wallace de Braveheart – qui sonne vraiment ridicule et surtout peu naturel. On n'échappe pas aussi à l'habituel trio amoureux ou, une fois encore, deux hommes tombent sous le charme de l'héroïne (bien que sur ce point on concédera le fait qu'on esquive le baiser du dernier plan). Puis, à la vision de l'ensemble de l'intrigue, il devine un arrière-goût de produit calibré, issu d’un livre de recettes appliquant la parfaite formule pour satisfaire le public d'aujourd'hui dans le sens le plus large possible, sans amener le moindre élément qui viendrait à le contrarier de trop. Tous les stéréotypes que l'on peut trouver en ce début de siècle sont donc présents, et finissent par nuire quelque peu au film par un excès de « trop ».

Une magnifique reine.

Parmi les autres ressentis que l’on peut peuvent éprouver à la vision de Blanche Neige et le chasseur : la présence d’un casting mal équilibré. Kristen Stewart n'arrive jamais à tenir tête à Charlize Theron. Que ce soit en terme de charisme, de beauté, d'intérêt du personnage ou plus simplement de jeu. La très fabriqué Kristen Stewart est quasiment un fantôme et se montre particulièrement limitée pour véhiculer de l'expression. Pire, elle n'arrive jamais à créer de la sympathie pour son personnage. À l'opposé, nous avons une Charlize Theron qui se montre resplendissante à chaque plan, insufflant une énergie et un attachement pour son personnage pourtant « méchant » qui fait que l'on regrette très vite de ne pas la voir autant à l'écran. Côté masculin, il en est de même. D'un côté on a un Chris Hemsworth particulièrement crédible, attachant et charismatique, et de l'autre on à un rival de cœur comme Sam Claflin, plutôt insipide, qui, à sa décharge, n'est pas aidé par l'écriture de son personnage qui donne vraiment l'impression de servir à rien, autrement qu'à justifier la présence « d'un prince charmant ».

 

65

Au final, Blanche Neige et le chasseur est un bon divertissement, qui trouve plus son ambition dans sa richesse visuelle que dans son script trop calibré. À la vue de la bande-annonce, on s'attendait à un film plutôt beau et sur ce point l’on n'est pas déçu. Rupert Sanders se montre dès son premier film comme un excellent créateur de monde et nous offre un dépaysement total durant les deux heures de film. Il reste juste dommage qu'on n’est pas envie de suivre l'héroïne qui manque quelque peu de charisme, et qu'au final on se rangerait bien du côté de la méchante.

Critique de publiée le 12 juin 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Un bon divertissement dans son ensemble.
  • La richesse visuelle.
  • Charlize Theron et Chris Hemsworth.

Que faut-il oublier ?

  • Le jeu limité de Kristen Stewart.
  • Un script trop calibré.
  • Des dialogues parfois ridicules.

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