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Critique du Film : Blanche Neige et le chasseur
Blanche Neige et le chasseur >

Critique du Film : Blanche Neige et le chasseur

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 7 août 2012 à 1247

Quand la reine vole la vedette à Blanche Neige...

Au delà du fait qu'il s'agisse de la deuxième adaptation du conte des Frères Grimm en cette année 2012 (une déviance courante dans le cinéma hollywoodien que de faire des doublons sur la même thématique), Blanche Neige et le chasseur aura de prime abord fait parler de lui de par l'incongruité de son casting, qui s'apparente pratiquement à une blague involontaire (mais réussie, ceci dit, étant donné qu'elle aura fait ricanner le monde entier). On se demande d'ailleurs de quel esprit torturé/malade/drogué (rayer la mention inutile) est sortie cette idée farfelue voulant que Kristen Stewart soit plus belle et plus charismatique que Charlize Theron. On pourra évidemment toujours se dire qu'à Hollywood le dollar est roi, et que, finalement, peu importe les incohérences pourvu que les têtes d'affiche soient bankables, enfin tout de même, Stewart plus belle que Theron, il y des limites que l'esprit humain ne peut dépasser sans sombrer dans la folie...

Sérieusement, ce casting improbable fait tout de même sacrément défaut au film, à tel point, d'ailleurs, que l'on ne serait presque pas surpris de voir Gérard Jugnot débarquer dans le rôle du prince charmant. Il faut bien reconnaitre qu'en dépit de toute considération physique, Charlize Theron livre ici une prestation géniale qui éclipse sans aucune peine son insipide rivale. De fait, cela nuit clairement à la dramaturgie du long-métrage, et ce dans la mesure où le spectateur prend bien volontier le parti de la reine maléfique ; l'impression est d'autant plus renforcée que le scénario ne choisit pas de point de vue, et se situe autant du côté de l'insipide Blanche Neige que de sa charismatique belle-mère. Difficile, donc, de trembler ou d'avoir un minimum d'empathie pour cette héroïne que l'on aimerait bien voir échouer dans son entreprise de reconquête, ce qui, malheureusement ampute Blanche Neige et le chasseur d'une bonne partie de sa force dramatique.

Cela aurait pu n'être qu'un détail génant si nombre d'autres ingrédients du film ne renforçaient pas cette impression de manque d'intérêt ; c'est là d'ailleurs le principal point faible de Blanche Neige et le chasseur que de ne pas être très passionnant. Les scénaristes ont en effet dû oublier que l'histoire de Blanche Neige est inscrit dans une culture populaire commune à tous, et que chaque spectateur un minimum âgé connait tous les tenants et aboutissants de l'histoire : le miroir, la pomme, les nains, le prince charmant, etc. Ainsi, avant même que le film ne commence, on sait exactement comment il va se finir ; l'erreur du scénario est donc finalement de ne rien proposer d'un tant soit peu nouveau qui permette de sortir de la routine. Résultat : en s'étalant sur plus de deux heures, Blanche Neige et le chasseur semble tout bonnement interminable, s'avérant de plus en plus ennuyeux, et ce jusqu'à un climax terriblement prévisible.

La chose est d'autant plus prégnante que le film peine à se trouver une identité visuelle forte qui aurait permis de donner du caractère à l'univers mis en place. Certes, Blanche Neige et le chasseur bénéficie d'une direction artistique sans aucune fausse note (qui plus est parfaitement mise en valeur par la belle photographie de Greig Fraser), mais à côté de cela, la réalisation de Rupert Sanders ne parvient jamais à sortir de l'ombre de ses maîtres (Tim Burton, Hayao Miyazaki et Peter Jackson principalement), cités mais jamais réinventés (voire simplement égalé). Il en résulte que le long-métrage s'apparente à un patchwork quelque peu bancal, très esthétique certes, mais sans véritable originalité. Le spectacle proposé s'avère donc formellement très convenu, et ne parvient pas non plus à regagner l'intérêt des spectateurs à l'occasion des nombreuses scènes d'action, fades et très répétitives, qui manquent sérieusement de souffle épique.

Cela est d'autant plus dommage que les bases étaient belle et bien présentes pour que Blanche Neige et le chasseur soit un spectacle réussi. Les bases du conte des Frères Grimm sont ainsi présentes et finalement plutôt bien détournées (les divers clin d'oeil au dessin-animé de Disney s'avèrent également sympathiques), mais ne sont jamais suffisamment bien réutilisées pour permettre de réinventer le mythe à la sauce hollywoodienne. De même, le personnage de la reine maléfique bénéficie d'une belle qualité d'écriture, s'avérant dans cette version plus dépressive que véritablement diabolique ; la chose est d'autant mieux mise en valeur que Charlize Theron livre une prestation sans fausse note, ni trop éteinte, ni trop théâtrale, parvenant même à s'avérer touchante au détour de quelques scènes. Pourtant, cela amène paradoxalement à un problème : à côté de sa prestation remarquable, le reste du casting fait bien pâle figure.

On s'en doutait déjà fortement - et on ne s'étalera pas dessus outre-mesure - mais Kristen Stewart confirme tout ce que l'on peut déjà penser d'elle en incarnant une Blanche Neige transparente (quand elle n'est pas tout simplement ridicule). A ses côté Chris Hemsworth s'avère aussi peu charismatique que sa bien piètre partenaire. Certes, on pourra toujours arguer qu'ils ne sont clairement pas aidés par des lignes de dialogues absolument nulles, mais au final, les deux acteurs démontrent bien qu'ils sont incapables de sortir un tant soit peu de leur registre habituel (dans lequel ils ne sont déjà pas excellents), se faisant sans arrêt voler la vedette par l'ensemble des personnages secondaires. Ces autres acteurs, pourtant mis en retrait par le scénario, se contentent quant à eux du minimum syndical pour exister un minimum à l'écran ; on se simplement dira qu'il est dommage d'avoir pris de très bons comédiens pour ne pas les utiliser outre mesure...

La conclusion de

En dépit de quelques vrais bons aspects qui valent le détour, cette adaptation moderne de Blanche Neige s'avère au final plutôt ennuyeuse à regarder. Ainsi, malgré une direction artistique remarquable, Rupert Sanders ne parvient pas à s'extirper de ses nombreuses références pour créer un univers réellement original ; il en résulte une impression de visionner un patchwork quelque peu bancal qui ne parvient pas à trouver son identité propre. Le tout étant de plus desservi par un couple de comédiens aussi charismatiques que des nouilles, par un scénario qui se perd dans des péripéties inutiles et par des dialogues absolument nuls, Blanche Neige et le Chasseur n'a donc pas énormément d'intérêt. Dommage, car le long-métrage possédait clairement les bases pour être bien plus intéressant que cela...

Que faut-il en retenir ?

  • Direction artistique impeccable,
  • Une méchante bien écrite,
  • Une certaine réinvention du mythe,
  • Charlize Theron, géniale.

Que faut-il oublier ?

  • Trop long,
  • Scénario pas très passionnant,
  • Dialogues complètement tartes,
  • Manque de souffle épique,
  • Scènes d'actions fadasses,
  • Stewart et Hemsworth,
  • Aspect référentiel qui nuit au film.

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