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Critique du Film : Green Lantern
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Critique du Film : Green Lantern

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 16 juillet 2011 à 1127

vert de déception

Au premier abord, voir adapter les aventures d’Hal Jordan au cinéma était en tout point une bonne idée. Pour une fois, nous allions voir des héros faire face à des enjeux supplantant la survie de notre planète, et surtout découvrir une mythologie riche de plus de 70 ans d'histoires. Avec un tel matériau de départ, il paraissait difficile de se manquer d'autant que le budget, estimé à 200 millions de dollars, était plutôt confortable.

Green Lantern image 1

Qui est Hal Jordan et qu'est-ce que les Green Lantern ?

Sachez que depuis des temps immémoriaux, un puissant corps d'élite assure la protection de l'univers. Chacun de ses membres est en possession d'un anneau magique qui lui donne le pouvoir de matérialiser les pensées. Des anneaux possédant leur propre volonté et sachant choisir ceux qui seront les plus dignes de les porter. Si l'un des membres du Green Lantern Corps vient à mourir, l'anneau essayera de trouver ainsi un successeur tout aussi méritant que le titulaire original. Malgré leur grande puissance, les anneaux ont cependant un point faible : leur énergie doit être rechargée toutes les 24 heures.

Bien qu’Abin Sur soit gravement blessé lors de sa confrontation avec Parrallax, une entité démoniaque, il arrive à s'échapper et s'écrase sur notre planète. Juste avant de mourir, Abin Sur arrive à confier à son anneau la tâche de lui trouver un remplaçant. L'élu va se trouver être Hal Jordan, un pilote d'essai impulsif et quelque peu casse-cou.

Si dans le film de Martin Campbell, Hal Jordan est le premier humain intégrant le Green Lantern Corps (certainement dû au fait qu'il reste le plus populaire) il faut savoir qu'initialement les aventures du Green Lantern humain ont commencé avec un certain Alan Scott. Hal Jordan fut donc le second à arriver puis bien après, il fut suivi de Guy Gardner, John Stewart ou encore Kyle Rayner.

Green Lantern image 2

Un projet d'envergure ?

Warner Bros et DC Comics, jaloux des résultats, plutôt très positifs, au box-office des productions Marvel, ont longtemps cherché qui pourrait, outre Superman et Batman, rapporter autant de dollars. Si des projets autour de Wonder Woman, Flash ou encore la Ligue de Justice ont souvent été abordés, sans pour autant arriver à maturation, c'est finalement Hal Jordan qui a le privilège d'être le premier héros à paraître en « live », du moins si l’on met de coté les deux icônes phares de la compagnie. Pour initier une telle licence, la Warner s’est offert les services de Martin Campbell, réalisateur qui avait su par deux fois relancer la franchise James Bond et aussi réussi à ressusciter la légende de Zorro (tout en l'achevant avec un second chapitre assez médiocre). Les espoirs étaient donc permis de voir là un film de super-héros à la sauce quasi « Star Warsienne ».

Mais voilà, pour faire un bon film, il faut plus qu'un concept, il faut une histoire qui tienne la route et qui, dans ce genre, se doit d’offrir aussi de vrais moments de bravoure. Hélas, si les membres du Green Lantern Corps se servent de leur imagination pour vaincre leurs adversaires, il semble que ce ne soit pas le cas des scénaristes, qui avaient tout de même plusieurs années de comics en archive pour les aider. Alors que les aventures d’Hal Jordan contenaient tout pour pouvoir nous proposer quelque chose de nouveau, Greg Berlanti (aussi producteur), Michael Green et Marc Guggenheim se sont contentés de mixer la formule « Spider-Man » avec celle de « Iron Man ». On se retrouve donc avec le genre « à grands pouvoirs, grande responsabilité » couplé avec le personnage dragueur et m'en foutisme qui va apprendre à aimer et devenir responsable. Cependant, le plus pénible se trouve être dans le fait que tous les protagonistes terriens se connaissent déjà et agissent dans un même petit nombre de lieux. Ainsi, le "méchant humain", qui devient de plus en plus moche et difforme (son ADN s'étant mélangé à celle de Parrallax),  connait déjà le très séduisant Hal Jordan et tous deux convoitent la même princesse qui se trouve aussi être aussi une amie d'enfance. En outre, on se demande vraiment pourquoi Parrallax, qui arrive à anéantir une pléiade de Green Lantern et faire fuir les autres, se met à trembler face à un humain, qui plus est néophyte. Si encore ce dernier se faisait aider par les autres membres du Corps (comme ce fut souvent le cas dans les comics quand il devait affronter une entité aussi puissante) peut-être aurions-nous trouvé cet affrontement plus crédible. Un combat qui, de plus, se montrera de courte durée, les scénaristes ayant, semble-t-il, préféré se focaliser sur la pseudo histoire d'amour plutôt que sur les enjeux galactiques (Parrallax ayant tout de même la faculté de tout anéantir sur son passage). Bien entendu, les scénaristes font un minimum d'effort pour placer des références aux comics et présenter des extra-terrestres issus de cet univers, mais ceux-ci sont réduits à tellement peu de présence qu'il aurait presque mieux valu ne rien montrer. C'est un peu comme s'ils nous mettaient une gourmandise sous le nez et qu'on ne pouvait la goûter. Où alors, peut-être y aurait-il eu matière à nous combler s'il n'y avait pas cette impression d'avoir vu 90% de ces passages à travers les bandes-annonces?

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Une entreprise semblant avoir été menée sans aucun amour pour le projet.

Malgré tout, on pourrait aisément se dire que Martin Campbell aurait su jouer de multiples artifices pour nous faire oublier le peu de mouvements épiques qui nous est réservé, ou encore, les facilités du scénario. On a gardé en mémoire Casino Royal et ses poursuites remarquablement mis en boîte, ou encore de la manière dont il avait su jouer de la relation amoureuse du héros. Pourtant dans le cas de Green Lantern, le réalisateur semble ne jamais se sentir vraiment concerné (hormis sur une ou deux séquences). Campbell semble vouloir diriger correctement ses ouvriers, mais sans la moindre ambition, comme s'il se devait de respecter un cahier des charges, pour éviter que cela vienne à trop le desservir par la suite, mais avec une fainéantise qui se perçoit dès que le héros va utiliser son anneau pour la première fois.

De plus, Green Lantern se montre assez mal rythmé au niveau de son montage, surtout pour un blockbuster. Le film met en avant des scènes peu essentielles et à l'intensité dramatique inexistante au détriment d'autres qui apparaissent complètement raccourcies et qui auraient permis d'installer un vrai climax. Quant à la musique de James Newton Howard (Dark knight, le village, Peter Pan...), elle ne correspond pas du tout à ce que l'on aurait aimé entendre sur ce type de production et a, du coup, certainement une part de responsabilité dans le fait que l'on se sent régulièrement en dehors de l'action.

Green Lantern image 4

Il subsiste malgré tout des aspects positifs qui ressortent de ce long métrage. Certes peu nombreux, mais qui viennent à faire du produit présenté quelque chose de plus convenable qu'un Ghost Rider ou un Catwoman. Tout d'abord, il faut reconnaître que le film débute plutôt bien avec une séquence d'aviation plutôt haletante, ensuite la séquence d'entraînement d’Hal Jordan pour devenir un Green Lantern et quelques séquences spatiales (même si tous les FX ne sont pas réussis) viennent à séduire et laissent entrevoir le potentiel de la franchise. Enfin, et l’on ne sait dire vraiment par quel miracle, il demeure une impression de sympathie pour le projet




La conclusion de

Green Lantern est le film que l'on souhaiterait aimer, voir adorer ! Il faut dire que le matériau de base, pour aboutir à un film de très grand spectacle, était là. Il y avait un héros charismatique non encore adapté au cinéma ; non pas des enjeux terriens, mais intergalactiques ; un budget de production confortable ; on aurait pu y trouver un véritable bestiaire de personnages tout aussi importants que le héros, et surtout il y avait déjà toute une mythologie développée depuis plus de 70 ans. Alors, si ce premier film de Green Lantern n'est pas un énorme ratage (on a vu pire dans ce domaine) il reste une énorme déception, entretenant une véritable distanciation entre le spectateur et ce qu’il se passe à l’écran. Au final, on préféra de loin le film d'animation « Green Lantern: First Flight » sorti en Blu-Ray multizone en 2009, bien plus épique, et fidèle à l'idée de ce que l'on aurait voulu voir.

Que faut-il en retenir ?

  • Les apparitions (trop rares) du Corps des Green Lantern.
  • La séquence d'entrainement d’Hal Jordan.
  • Quelques passages attachants.

Que faut-il oublier ?

  • Une qualité des FX assez irrégulières.
  • Une histoire d'amour bancale et trop présente.
  • Une musique qui n'a rien d'épique.
  • Une réalisation qui manque d'ambition. Un scénario trop brouillon.

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