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Critique du Film : Green Lantern
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Critique du Film : Green Lantern

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 7 octobre 2011 à 1421

Un cartoon au bugdet galactique

L’ordre des Green Lantern met les extraordinaires capacités de ses agents, sortes de cousins galactiques de The Mask, au service de la liberté et la justice. Abin Sur, un humanoïde violet au look semblant s’inspirer d’une vieille illustration pour paquet de cornflakes, est le plus puissant d’entre eux. Ce véritable héros a même réussi à emprisonner le Mal absolu, une gigantesque créature ectoplasmique au nom évoquant un laxatif, dans une bulle de je ne sais trop quoi, installée au coeur d’un astéroïde. Vachement balaise le gars. On se demande toutefois pourquoi il n’a pas plutôt tenté d’éradiquer définitivement cette menace. Une faiblesse qui va coûter cher à tous les habitants de la galaxie.

Car, évidemment, la situation ne va pas rester en l’état. Libérée par les pas maladroits d’explorateurs de l’espace, cette version fumeuse de Galactus, qui se nourrit de la peur des êtres intelligents (ou pas), ne perd pas une seconde et part se venger d’Abin Sur. Surpris par la soudaineté de l’attaque, le plus célèbre des Green Lantern n’échappe que de justesse à l’annihilation mais, hélas, il est grièvement blessé au cours de sa fuite. Sachant ses jours comptés, Abin Sur se dirige alors vers la planète habitée la plus proche, la Terre, pour que son anneau magique puisse y trouver son successeur. Sans savoir qu’il porte également en lui, enfoui dans ses blessures, le mal virulent de Parallax...

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu'avec son titre évocateur, Green Lantern annonce parfaitement la couleur. En effet, dés le début de cette aventure mettant en scène celui qui est peut-être le personnage le plus invraisemblable jamais créé par DC Comics, le spectateur, un peu étonné, se retrouve plongé au coeur d’une véritable farandole de couleurs vives. Des aliens violets, verts, jaunes, fushias, mauves, il y a vraiment pour tous les goûts. Martin Campbell, le réalisateur, nous embarque (consciemment ou non, difficile de trancher) dans un univers cartoonesque qui apparaît comme en totale discordance avec les éléments dramatiques d’un scénario qui cause d’annihilation et de destruction de masse. A cela s’adjoint un choix étrange dans l’approche des supers pouvoirs. Ainsi, dans Green Lantern, les héros se battent contre les super vilains en matérialisant le fruit de leur imagination, pour les utiliser comme des armes ou des moyens de protection. Par exemple, si on leur tire dessus avec une arme à feu, ils peuvent instantanément créer un bouclier en kevlar pour arrêter les balles. Simple et efficace. Cependant, dans la version Campbell, les Green Lantern ont des idées farfelues. Pour en revenir avec le cas précité, ils auraient plutôt tendance à matérialiser une raquette de tennis en métal pour renvoyer les balles sur leurs ennemis. Un aspect qui pourrait laisser croire que le scénario de ce film a été écrit par un fan de Chuck Jones, et qui vient illustrer mon parallèle avec Mask, cité plus haut.

A chaque plan, l’on s’attend donc à apercevoir le label ACME s’inscrire dans le décor. Il est donc difficile, voire impossible, dans ce cas, de prendre au sérieux l’histoire (qui recycle nombre d’éléments scénaristiques déjà vus dans Spider-Man et, surtout, Superman) narrée dans Green Lantern… d’autant plus que Campbell enfonce le clou en introduisant dans le récit des E.T. au look absolument grotesque (mention spéciale au calamar en tenue de green lantern) et en faisant de Ryan Reynolds le crétin de service au charisme d’huître (pour ce faire, le comédien n’a d’ailleurs pas trop à pousser son talent, il y a du Ben Affleck en lui). Au final, on se retrouve devant un spectacle composé de personnages ridicules ou évoluant dans un environnement quasi parodique, ce qui annihile toute tentative de développement dramatique et rend l’ensemble aussi inoffensif que peu immersif. Reste la possibilité d’aborder ce métrage comme une sorte de grosse bande dessinée rigolote. Un choix de point de vue raisonnable, choisi par votre serviteur, qui permet au métrage de se dégager de toutes ses obligations dramaturgiques et qui met en avant son potentiel technique, qui est relativement conséquent.

Car pour ce qui tient du registre purement technique, Green Lantern compose un spectacle au visuel assez séduisant – si l’on accepte les partis pris chromatiques, bien entendu. Bourrés d’effets spéciaux en CGI, le film de Martin Campbell est un véritable récital d’artifices colorés apte à satisfaire les amateurs d’esthétisme chiadé, notamment à travers de très jolies séquences de space opera, certes creuses de toute signification, mais sacrément tape-à-l’œil. Personnellement, j’ai plutôt trouvé le résultat aussi sympathique que naïf, et en parfait accord avec le choix de traitement, très léger, qui privilégie l’humour puéril et l’action décérébrée. Certaines créations ne brillent pas par leur originalité (notamment Parallax qui rappelle les Détraqueurs d’Harry Potter) mais force est d’admettre que leurs réalisations sont très réussies. Maintenant, est-ce que cela suffit à faire de Green Lantern un film, sinon bon, du moins respectable, je reste réservé sur ce sujet tant le métrage est plombé par la présence de personnages aussi creux que des calebasses.

 

On vous a déjà parlé du jeu atone de l’insipide Ryan Reynolds, une tête d’idiot montée sur un physique de chippendale. Il joue ici un pilote tête brûlée – un bourrin, quoi – qui se farcit la fille (super belle et intelligente, on se demande ce qu’elle fout avec un ahuri pareil) de son boss, une grosse huile qui fait dans l’aéronautique militaire.  Mais il n’est pas le seul à tourner à vide. Jetons un voile pudique sur la Gossip Girl Blake Lively, au rôle insignifiant, qui n’est là que pour assurer l’impact people et jouer le rôle de la princesse en détresse.  Par contre, on ne peut que regretter que des stars géniales comme Tim Robbins et Angela Bassett interprètent des personnages aussi peu exploités. Le deal entre la production et les comédiens (en gros, je mets ton nom en haut de l’affiche, tu passes faire un tour sur le plateau et tu touches un cachet) se ressent vraiment de trop. Au final,  le seul acteur qui parvient à tirer – modestement – son épingle du jeu est l’excellent Peter Sarsgaard qui parvient à user habilement d’un personnage qui n’est pourtant qu’un pur archétype de super vilain à l’ancienne (moche, donc vil).

La conclusion de

Avec son parti pris visuel que certains ne manqueront pas de trouver particulièrement moche (personnellement, je dirai plutôt cartoonesque) et un scénario mettant en scène des personnages vides de toutes subtances, Green Lantern aurait pu être une sacrée bouse. Le film de Martin Campbell n’est en fait sauvé que par sa possibilité à être appréhendé différemment, comme une sorte de grosse BD un peu vintage relookée via une imagerie chiadée. Cela ne rendra pas le film bon, mais nettement plus regardable…

Que faut-il en retenir ?

  • Festival de FX
  • Un petit coté space op amusant

Que faut-il oublier ?

  • Scénario bourré de poncifs et peu novateur
  • Un parti pris visuel discutable
  • Des personnages vides
  • Une intrigue peu captivante

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