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Critique du roman : Rifteurs #2 [2011], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 14 novembre 2010 à 16h02

Entropy Patrol (VO et VF)

"Le lendemain du jour où Patricia Rowan sauva le monde, une partie de sa conscience se retourna contre elle à cause d'un dénommé Elias Murtphy.
Elle n'avais pas vraiment besoin d'un retour de bâton supplémentaire. Ses lentilles tactiques ne cessaient déjà de lui montrer morts et dégâts, en nombre bien trop vagues pour qu'on puisse parler d'estimations..."


Après que la base sous-marine de Lenie Clarke et ses collègues a été détruite par une explosion nucléaire, le raz de marée qui en a résulté a provoqué de gigantesques dégâts sur la côté et fait de nombreuses victimes. Ceux qui ont voulu contenir la menace du microbe préhistorique en passe d'éradiquer la vie telle qu'elle est en 2051 ne pensaient pas qu'on pouvait survivre à un tel évènement. Et pourtant, Lenie s'en est sortie. Elle a même atteint la côte où de nombreux réfugiés sont massés dans des camps de fortune. Le maelstrom censé être contenu peut alors librement se répandre...

Rifteurs est le deuxième volet de la série The Rifters. Suite de Starfish, ce roman s'oriente vers un autre sujet très pointu, à savoir la maîtrise de l'entropie, sous toute ses formes. Un thème tout simplement passionnant. Cette suite est aussi publiée aux éd. Fleuve Noir.

Au huis clos succèdent maintenant les grands espaces. La tension en vase clôt s'efface au détriment de la peur d'une contamination mondiale. Le spectre d'une pandémie. Le contexte change, les enjeux aussi.
En effet, ce que les pensionnaires de la Beeb Station ont trouvé au fond de la Juan de Fuca ridge est un vecteur qui risque de provoquer l'éradication de la vie. De quoi déclencher des mesures exceptionnelles. D'où le rôle ingrat de Rowan dans cette affaire. Mais après tout, que feriez vous à sa place ?
Mais revenons au contexte. En cette année 2051, il existe des cellules de crise pour prévenir les risques de pandémies ou de menaces qui pourraient se répandre sur la totalité des Etats-Unis, du continent américain puis de la planète toute entière. Ces cellules du CSIRA sont dirigées par des hommes comme Achilles Desjardins, des gens qui transgressent les lois et payés pour analyser des phénomènes globaux et pour décider en un instant quelles sont les mesures à prendre. Quitte à sacrifier quelques centaines de gens pour en sauver des millions. Ils doivent être sans scrupules et ne pas souffrir de sentiment de culpabilité pour accomplir leurs tâches. Leur rôle de ces patrouilleurs est simple: traquer et contrer l'entropie par tous les moyens.
Ainsi voilà les différents paramètres en jeu: d'un côté Lenie (plus l'autre rifter qui a aussi réussi à s'en sortir) et son microbe Behemoth, de l'autre ceux qui doivent contenir le maelstrom apocalyptique, le CSIRA et les gens comme Rowan.
Simple et manichéen ? Pas tant que ça, dans la mesure où personne ne sait encore qui a permis à Lenie d'échapper à l'explosion sous-marine et que l'information via internet et les réseaux va énormément compliquer la traque et l'endiguement.

Si Starfish (et Vision aveugle, en fait) s'attarde sur les phénomènes psychiques, les déséquilibres psychiques en particulier, Maelstrom permet à Peter Watts d'étudier et décrire les phénomènes de masse et les schémas de propagation de systèmes entropiques. Le champs d'application est vaste: il va du phénomène purement biologique (la pandémie, le système organique) en passant par l'information (et même la propagation de l'onde électromagnétique en général) jusqu'à la psychologie de masse. Ce roman parle d'entropie qu'on définit en thermodynamique, à la base.

Si l'on revient sur l'aspect purement romancé, on sera surpris par certains personnages. Ceux qu'on connaît ont des réactions assez inattendues, ils se révèleront. Les nouveaux acteurs comme Achilles ou Sou-Hon Perreault sont, on ne sera pas surpris, loin d'être communs. Ils ont aussi un côté sombre, une tare. Cela ne les rend pas moins humains bien au contraire, mais on a du mal à s'y identifier totalement. Pour la construction, l'histoire avance par à-coups, comme le précédent volet, et casse un peu le rythme sans toutefois rendre la lecture pénible.
Enfin, les explications de certains concepts parfois pointus auraient mérités d'être un peu plus développés.

Concernant la traduction, toujours rien à dire sur le travail de Gilles Goullet. Le champ lexical est légèrement différent et peut-être plus technique, plus axé sur les réseaux et l'informatique, avec des néologismes auxquels il faut bien trouver un équivalent en français.

La conclusion de à propos du Roman : Rifteurs #2 [2011]

Manu B.
80

La suite de Starfish, si elle n'est qu'un chaînon dans la série, s'avère tout aussi passionnante, en dépit d'une thématique différente. Peter Watts a de nombreux centres d'intérêts aussi intéressants les uns que les autres.

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