75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film d'animation : La Princesse et la grenouille
La Princesse et la grenouille >

Critique du Film d'animation : La Princesse et la grenouille

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 24 janvier 2010 à 1803

La Résurrection

Frère des ours et La Ferme se rebelle, deux œuvres sans saveur, étaient les derniers films dits de long-métrage d'animation traditionnelle produits par les studios Disney. Depuis le film dessiné à la main a laissé la place aux films d'animation en image de synthèse. Un âge d'or qui semble définitivement disparu. D’ailleurs, à l’époque de la sortie de ces deux films, le peu de succès rencontré avaient fait croire - on ne peut plus naïvement - que l'ère de la 2D était finie, les costard cravates d'époque ne mettant guère en question la qualité intrinsèque de ces films. Mais en 2006, lorsque Disney a racheté le studio Pixar et que John Lasseter s’est vu attribuer le poste de directeur de la création des deux studios d'animation, l’une de ses premières orientations fut de mettre sur pied un projet d'animation à l'ancienne, fait à la main. Ce projet, c'était La princesse et la grenouille.

Tout commence du côté de la nouvelle Orléans. Lorsqu'elle était encore qu’une enfant gâtée et extravagante, Charlotte ne rêvait que d'une chose : rencontrer le prince charmant! Elle avait pour amie Tiana, qui, quant à elle, ne rêvait que de voir le souhait de son papa se réaliser : posséder un restaurant familial. Puis les années passèrent. Alors que Charlotte risque de voir enfin son vœu se réaliser avec la venue du prince Naveen, celui de Tiana semble de plus en plus compromis. Mais lorsque Naveen prend la route pour aller à la rencontre de sa future promise, il va croiser le docteur Facilier, une fripouille sournoise, qui va transformer le prince en une grenouille alors qu'un autre prendra son apparence...

Pour mener à bien ce nouveau conte, John Lasseter a rappelé deux anciens collaborateurs de chez Disney, Ron Clements et John Musker (Basil détective privé, la petite sirène, Alladin...), qui en 2003 furent salement remerciés par Michael Eisner - anciennement en charge de la direction de la maison de production. Les deux réalisateurs ont donc eu la très lourde tâche de faire renaître le grand âge de l'animation. D'une certaine manière, il faut dire que nous ne pouvions qu'encourager cette initiative, tant des histoires telles que la "belle et le clochard", "Rox et Rouky" ou encore "Alladin" et "le roi lion" sont des exemples parmi les grandes réussites du studio. Des exemples parmi un grand nombre d'autres. Dans le fond, ce n'était pas l'animation à la main qui devait être mise en cause, mais la qualité de ce qui était raconté.

En fait, si "La princesse et la grenouille" arrive à retrouver une partie de ce charme disparu, hélas, il ne le parvient pas totalement. Pourtant les premières minutes fonctionnent à merveille, avec une animation fluide, une forte personnalité retrouvée, et de l'émotion qui plutôt bien véhiculée. Mais ce qui demeure dommage, ce que Ron Clements et John Musker n'ont pas su éviter, c'est l’absence d’un méchant charismatique et redoutable. Le docteur Facilier n'est pas Jaffar, Shan Yu, Scar,  Ratigan ou encore Cruella d'Enfer. Un élément regrettable, car c'est souvent avec ses méchants que les productions Disney arrivaient a se distinguer, rendant ainsi les aventures palpitantes. Autre élément ne fonctionnant pas totalement : le choix d’une ambiance musicale proche du jazz. Les réfractaires à ce style musical vont éprouver par moment quelques lassitudes puisqu'une partie du film repose énormément sur cette ambiance musicale.

Pour le reste, Ron Clements et John Musker ranime quelques chose de magique propre à l'animation traditionnelle, une chose que l'on trouve pas encore dans l'animation 3D, de pur et d'intemporel, que seules les mains de multiples artistes arrivent à créer. Puis l'ambiance dans les bayous dégage un petit quelque chose de non négligeable, générée par la minutie apportée aux éclairages. Enfin, il y a Ray, une luciole hilarante et attachante, personnage secondaire qui vole cependant souvent la vedette, tant les animateurs et le doubleur ont réussi à apporter de la vie à cette petite chose volante.

La conclusion de

Difficile de ne pas applaudir des deux mains le retour d'une animation traditionnelle - made in Disney- qui a fait par le passé le bonheur de plusieurs générations. Si la princesse et la grenouille n'arrive pas encore à ranimer l'étincelle des meilleures productions Disney, le film n'en demeure pas moins attachant et bien supérieur à toutes leurs dernières productions fadasses en images numériques (en mettant de côté les productions Pixar qui reste hors-norme). On espère voir la firme persévérer dans cette démarche et renouveler cette magie indémodable et immortelle que l’on peut trouver dans quelques-uns de leurs grands classiques.

Que faut-il en retenir ?

  • Le retour de l'animation traditionnelle
  • Ray
  • L’ambiance des Bayous

Que faut-il oublier ?

  • Un méchant pas à la hauteur
  • L’élément jazz peut déplaire

Acheter La Princesse et la grenouille en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de La Princesse et la grenouille sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de La Princesse et la grenouille

En savoir plus sur l'oeuvre La Princesse et la grenouille