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Critique du Roman : Le Seigneur de la Guerre de Mars
Le Seigneur de la Guerre de Mars >

Critique du Roman : Le Seigneur de la Guerre de Mars

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 31 mars 2009 à 1547

Le dernier volet d'un grand classique de la SF

Les Hommes-Rouges alertés, se ruaient vers nous. De même les Hommes-Verts faisaient irruption de leur cachette dans la jungle pour affronter leurs adversaires. Il ne fallut pas longtemps pour que je me trouve pris entre les deux masses, acharnées et sanguinaires à un point inimaginable.../... L'ardeur de partie une fois excitée en moi, je me pris un réel plaisir à la bagarre et mes prouesses furent remarquées par les Kaoliens, au point que par moments ils applaudissaient mes exploits...

Le Seigneur de la Guerre de Mars (rang le plus prestigieux de la hiérarchie martienne) clôt la première trilogie du cycle John Carter de Mars, une saga en onze tomes écrit par le célèbre écrivain Edgar Rice Burroughs - même si les deux derniers ne sont que des recoupements d'écrits posthumes). La fin de ce roman marque donc la fin d'une première époque qui narre le parcours initiatique d'un officier de cavalerie qui, arrivé nu sur les terres inconnues de Barsoom, finira, après moult tribulations, par en devenir le maître.

Considéré à juste titre comme l'un des piliers fondateurs de la Science Fantasy pulp, le cycle de Mars récupère divers éléments de la littérature épique et chevaleresque pour les projeter dans un milieu atypique, uchronique et totalement fantasmé, tout en cultivant le mythe de l'homme supérieur. Ainsi, le loyal et téméraire John Carter n'est pas un monsieur tout le monde devenu héros suite un concours d'extraordinaires circonstances. Non, cet officier de cavalerie est, bien avant son arrivée sur Mars, un homme d'arme, un vétéran de la guerre civile américaine et des guerres indiennes, un baroudeur (comme l'auteur, d'ailleurs, qui ne se mis à l'écriture qu'assez tard). Un guerrier possédant une fougue guerrière très aiguisée mais aussi un fort esprit chevaleresque. Les caractéristiques physiques de la planète Mars, notamment sa faible pesanteur, ont fait le reste. Pour le transformer, tel Zor-El devenant Superman en arrivant sur Terre, en une sorte de super hero.

Dans ce troisième tome, John Carter, désormais prince de la cité d'Helium, est à la recherche d'un moyen pouvant l'aider à libérer sa belle épouse Dejah Thoris de sa redoutable prison. Cette quête, mise en forme par une plume très classique, un peu désuète mais finalement agréable, va amener le héros à vivre de rocambolesques aventures riches en combats (gagnés d'avance) et en rencontres diverses et exotiques. Petit à petit, sans réellement le savoir, tout en poursuivant un but égoïste, John Carter va même réussir à réconcilier les différents peuples de Mars, pourtant de natures fortement belliqueuses. Un aspect allégorique à peine dissimulé tant les composantes de "l'humanité martienne" apparaissent comme une caricature des peuples terriens avec ses Noirs, ses Therns (les blancs), ses Hommes-Rouges, ses Hommes-Jaunes et... euh... ses Verts (mais bon, en même temps, ce ne sont pas des hommes).

 Au niveau du style, presque cent ans après sa parution (le roman est paru aux USA en 1913), Le Seigneur de la Guerre de Mars - tout comme les deux tomes précédents - apparaît désormais comme bien naïf, avec ses personnages stéréotypés alignant des comportements bien peu réfléchis. Viles félonies; actes héroïques irraisonnés; créatures monstrueuses; héros invincibles, durs mais justes; épouses vertueuses et esclaves lascives; tous les poncifs du genre sont donc au programme de ce cycle très spectaculaire mais sans surprise. Et l'on ne s'en étonnera pas si l'on sait que c'est justement cette oeuvre qui est à l'origine de la création de ce type de littérature qui marie science-fiction "classique" et heroic fantasy. Cependant, malgré cette impression de déjà-vu et cette naïveté de ton, le récit reste divertissant car il présente une galerie de personnages très fournie et des récits exotiques riches en péripéties, qui ne sont pas sans rappeler les Planet Opera de Jack Vance. On peut même y trouver dissimulées quelques pointes sociales, dont une assez sévère critique des dogmes et des hiérarchies cléricales.

 

La conclusion de

L'on pense souvent, à tort, que la carrière de Edgar Rice Burroughs (ERB pour les intimes) décolla avec la parution (et le succès) du premier roman de Tarzan. En fait, ses premières armes d'écrivain, le célèbre auteur américain les effectua avec un certain John Carter de Mars - et une première trilogie qui connu un très gros succès à travers le monde. Aujourd'hui, cette oeuvre qui est considérée comme l'un des pilier de la science fantasy reste, malgré un aspect désuet et une naïveté de ton, un excellent divertissement riche en exploits épiques et en péripéties. Un classique incontournable que tout fan de SF se doit d'avoir lu.

Que faut-il en retenir ?

  • Une plume pulp très accessible
  • Riche en exploits épiques et en péripéties
  • Beaucoup d'exotisme
  • Un grand classique de la littérature SF

Que faut-il oublier ?

  • Un style aujourd'hui un peu désuet
  • Personnages stéréotypés et un héros un peu "too much"
  • Univers idéalisé manquant de subtilité

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