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Dragons d'une nuit d'hiver >

Critique du Roman : Dragons d'une nuit d'hiver

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 27 février 2009 à 15:13

Exploits épiques et classicisme

L'elfe sauvage ne semblait plus se préoccuper de dissimuler leurs traces. Son seul souci était d'avancer rapidement. Elle força l'allure, comme si elle voulait faire la course avec le soleil. Lorsque la nuit tomba, ils s'enfonçèrent dans les ténèbres, au milieu des arbres, trop fatigués pour manger. Mais Silvara leur accorda quelques heures de sommeil agité et douloureux. Quand les lunes se levèrent, celle d'argent et la rouge, quasiment pleines, elle pressa ses compagnons. Lorsque l'un d'eux demanda avec lassitude pourquoi ils devaient se hâter, elle répondit seulement:

- Ils sont proches. Ils sont très proches...

 

Sous une très belle couverture de Matt Stawicki, couchée sur 470 pages d'une piètre qualité de papier (pour un ouvrage de ce prix, évidemment), se déroule le récit de Dragons d'un nuit d'hiver, deuxième tome de la trilogie qui compose le premier cycle des DragonLances.

Dans ce deuxième opus, les forces de la Reine des Ténèbres ont envahi le monde de Krynn. Les dragons chromatiques ont envahi les cieux et, au sol, les armées draconiennes ne rencontrent plus guerre de résistance. Il faut dire que les auteurs, Margaret Weis et Tracy Hickman nous dressent un portrait peu brillant des forces du "bien". Divisés et querelleurs, les peuples elfes, nains et humains passent plus de temps à se renvoyer le poids de la responsabilité de cette dramatique situation qu'à s'unir contre un ennemi commun qui n'aspire qu'à leur annihiliation (certains vont même aller jusqu'à se déclarer la guerre!). De leurs cotés, kenders et gnomes tentent en vain, en raison de leur faible influence, de ramener les nations majeures à la raison.

On retrouve donc les personnages du premier tome plongés dans ce chaos . Adaptant leur attitude à la situation, ils vont se séparer en plusieurs groupes visant des objectifs distincts, et parfois opposés. Et c'est ces divergences de sensibilité et d'opinions qui vont, en grande partie, faire l'interet de ce Dragons d'une nuit d'hiver. En utilisant au mieux la finesse psychologique de leurs personnages - une subtilité déjà bien ressentie dans le premier tome -, les auteurs parviennent à donner vie à des individualités interessantes, en évitant le manichéisme fréquemment rencontré dans ce type de littérature. Même les "méchants", qui apparaissaient comme l'un des points faibles de Dragons d’un crépuscule d’automne, se voient ici dotés de profils un peu plus riches. Les Seigneurs des Dragons se révèlent finalement assez interessants, même si l'on arrive pas encore vraiment à comprendre les motivations de leurs représentants humains.

Les conflits individuels, fruits de rivalités ou d'incompréhensions, agrémentent le récit et amènent une sensation de "richesse structurelle" plutôt agréable, d'autant plus que l'histoire s'amuse parfois à se jouer des conventions "fantasy" - comme cet ordre paladin complètement perverti par les enjeux politiques et les ambitions personnelles. Certains personnages mis en avant dans le premier tome, comme le demi-elfe Tanis, laissent un peu leur place à d'autres, finalement plus complexes, comme Storm, Tass et Laurana (Flint, le vieux nain, est également un peu plus en vue). Ainsi, même si l'on est bien conscient d'évoluer dans un monde formaté D&D et assez proche des romans de J.R.R. Tolkien (tant au niveau geopolitique que social et racial), l'on prend du plaisir à suivre les péripéties des nombreux personnages qui habitent le livre. Enfin, il est bon de préciser que comme les exploits épiques ne manquent pas, tous les lecteurs, même les plus jeunes, devraient y trouver leur compte.

 

74

Sympathique initiative de Bragelonne (sous le label Milady) que cette nouvelle édition du cycle Dragonlance. On y (re) découvre en effet un univers assez riche (plus, en tout cas, que moult oeuvres actuelles, et cela même s'il apparait comme très classique), très agréable à lire et bien fourni en passages épiques. Ce tome deux, intitulé Dragons d'une nuit d'hiver, se trouve être même meilleur que le précédent, grâce à des représentants du "Mal" un peu moins bourrins et une trâme moins linéaire.

Critique de publiée le 27 février 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Ne nombreux personnages au profil psychologique plus complexe qu'à l'habitude
  • Un univers épique et bien structuré (même si l'on voudrait en apprendre plus)
  • Une écriture très accessible mais pas puérile

Que faut-il oublier ?

  • Un univers très classique, qui lorgne vers celui de Tolkien
  • Le papier des éditions Milady, indigne du prix de vente

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