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Dragonlance: Dragons of Autumn Twilight >

Critique du Film d'animation : Dragonlance: Dragons of Autumn Twilight

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 20 octobre 2009 à 00:42

Voyage rétro dans le monde de Krynn

Dés l’entame de ce Dragonlance : Dragons of Autumn Twilight, la vision d’un défilé d’images que l’on croirait sorti tout droit d’un épisode des Maîtres de l’Univers a rapidement amené en mon esprit une sensation de confusion, probablement semblable à celle provoquée par une projection spatio-temporelle,  qui finit par générer, s’extirpant du brouillard cérébral, la réflexion suivante : « mais, par tous les dieux de Krynn, qu’est-ce qu’il leur a pris de fabriquer un truc pareil !? ».

Il faut dire que ce mélange de dessins traditionnels très vintage avec des images numériques assez médiocres, deux techniques qui, ici, n’ont comme point commun qu’une animation horriblement saccadée,  a tout pour surprendre le spectateur non préparé. A l’époque où la 3D numérique est devenu quasiment un standard dans l’animation, ces rendus à l’ancienne infligent au métrage une apparence de vétusté, voire de misérabilisme. J’en suis resté baba.

Puis, petit à petit, cette impression désagréable a fini par s’estomper. Peu à peu, sans, hélas, réellement disparaître. En fait, en usant d’indulgence devant cette technique obsolète, l’on finit par accrocher au récit, riche en personnages et en péripéties, qui tire sa puissance d’un parfait respect de l’œuvre littéraire qui a servi de source. En effet, le spectateur avisé se rendre vite compte que le story-board d’Arthur Nichols (l’anim GI Joe : Ninja Battles) est plus qu’une adaptation de Dragons d’un crépuscule d’automne, on pourrait presque le qualifier de véritable copier-coller du premier tome de la saga des Lancedragon, célèbre cycle épique se déroulant dans le monde de Krynn, l’un des plus célèbres univers d’heroic fantasy de la franchise Advanced Dungeons & Dragons.

Alors, bien entendu, les plus réfractaires pourront se plaindre de la présence de ces personnages stéréotypés qui sont la marque des éditions TSR (puis Wizards of the Coast) et qui, depuis les années 80, ont défini les archétypes rencontrés dans ces mondes épiques emprunts de manichéisme. Des mondes dans lesquels des groupes de héros doivent oublier leurs différents et s’entraider pour mener à bien une quête qui devrait les aider dans leur lutte désespérée contre le Mal absolu (ici, les dragons et les créatures qui leur sont asservies). Il faut simplement ne pas oublier qu’avec Dragonlance, l’expérimenté Will Meugniot remonte aux origines de ce que l’on peut considérer aujourd’hui comme du déjà-vu et que, au-delà du tome un, le plus faible de la série, l’on pourra se rendre compte (si une suite est donné à ce film) que le monde de Krynn est nettement moins rustre que l’on aurait pu le penser (certains personnages mettent la puce à l’oreille dés le premier opus, comme le mage Raistlin et son comportement équivoque).

Pour le spécialiste, la vision de Dragonlance : Dragons of Autumn Twilight s’effectue donc sans déplaisir, avec même parfois de l’amusement devant des dessins qui sont quand même bien inférieurs aux illustrations habituels des ouvrages (Lunedor, par exemple, est bien loin d’avoir le même charisme que lorsqu'elle est finelement ciselée sous le crayon de Larry Elmore) mais dont la ressemblance reste assurée. Pour les autres qui se retrouveraient devant un produit dont ils ne connaîtraient rien des origines, il est indéniable que la vue d’un tel spectacle semblant sortir d’un autre siècle pourra leur sembler une étrange expérience. Il est d’ailleurs fort probable que, s’arrêtant à cet aspect technique défaillant derrière lequel se cache un scénario finalement intéressant,  ils ne l’apprécient pas du tout.

50

Dragonlance : Dragons of Autumn Twilight est, à n’en pas douter, un pur produit pour fan. Il a simplement suffit que je regarde le visage perplexe de mes voisins de canapé pour m’en assurer. C’est bien simple, j’étais le seul à apprécier le spectacle, et le seul à avoir lu (plusieurs fois) les romans. Il est vrai, qu’à leur décharge, le niveau technique apparaît si obsolète qu’il contrarie toute tentative d’immersion et donne à l’ensemble un aspect très puéril. Malgré mes encouragements, ils n’ont pas réussi à passer cet écueil esthétique et sont passés à coté du récit.

Critique de publiée le 20 octobre 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Un produit pour fans
  • Un total respect de l’œuvre
  • Une histoire riche

Que faut-il oublier ?

  • Techniquement obsolète
  • Une esthétique puérile génitrice d’un a priori négatif

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