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Critique du Film : Phénomènes

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 8 juin 2008 à 21:30

Shyamalan ressort de l’eau pour créer un phénomène ?

Dans un parc des États-Unis, tout semble d’apparences normales. Du moins jusqu’à ce que des personnes se mettent à se mutiler comme des machines, comme si elles avaient perdu le contrôle d’eux-mêmes. Quelques rues plus loin, ce sont des ouvriers qui se jettent du haut d’un toit… Nouvelle forme d’attaque terroriste ? Un événement fruit d’un trop-plein de pollution ? Quels phénomènes poussent tous ces gens au suicide ?
Je suis du genre méfiant avec M. Night Shyamalan. Même si « sixième sens » demeure une grande et incontestable réussite, des films comme « signes » ou encore « la jeune fille de l’eau » m’ont laissé beaucoup plus dubitatifs, surtout concernant ce dernier. S’il faut reconnaître que le réalisateur n’a jamais fait dans le nanar, il se dégage une telle prétention dans la jeune fille de l’eau que cela en devient désagréable. Pas plus mal, car l’échec de la jeune fille a certainement fait du bien à son réalisateur. Il semblerait en effet qu’avec Phénomènes, M. Night Shyamalan soit revenu à un cinéma moins prétentieux, ayant pour but premier d’offrir un vrai film d’ambiance pas très éloigné de celle de « l’invasion des profanateurs de sépultures ».
Dés le début, M. Night Shyamalan frappe très fort. Par exemple, la séquence des ouvriers tombant du haut d’un toit est d’une force émotionnelle et d’une intensité visuelle telle qu’il sera difficile de ne pas être immédiatement captivé. Sans illustrer les techniques de terreur habituelles des portes qui grincent et des volets qui claquent, le film devient vite angoissant, utilisant la crainte de la perte de contrôle de soi que connaît tout un chacun. La peur devient autant visuelle qu’auditive, la menace ne règne pas uniquement dans le noir, mais en plein jour où tout est visible et malgré tout potentiellement dangereux. Cette fois-ci, Night Shyamalan réussit largement son pari d’installer un climat efficace.
Par contre, j’ai relevé quelques ficelles identiques à celles utilisées dans « Signes » et je trouve que le film présente – surtout vers la fin - quelques similitudes regrettables. La plus grande ressemblance entre les deux œuvres est que Phénomènes traite d’un événement touchant plusieurs lieux, mais qu’il s’attache à utiliser comme témoins des événements les membres d’un couple désuni ( dans « signes », il s’agissait d’une famille éclatée) qui, suite à cette expérience, vont se reconsolider. De même, on pourra reprocher au réalisateur de faire passer son message de manière pas forcément subtile. Certes, il est également facile d’ajouter que ce n’est pas le but du film, je suis d’accord, mais un peu plus de finesse aurait conduit le spectateur à s’interroger encore plus sur ces phénomènes.


Une petite surprise qui ne vient pas du fait de la production ou du réalisateur (au contraire, sur ce point, il faut les saluer d’avoir opté pour laisser le film tel quel) : on peut vraiment s’interroger sur la censure américaine qui a mis le film en interdiction aux enfants de moins de 17 ans non accompagnés d'un adulte ! Franchement, le film n’a pas vraiment de quoi choquer. Il possède certes une ambiance oppressante, il y a quelques gouttes de sang par-ci par-là, mais pas vraiment de quoi choquer un adolescent qui a déjà dû voir bien pire. Dans ce domaine, on peut dire que la censure américaine ne s’arrange pas et cela laisse présager des films de moins en moins intéressants.
Pour en revenir à Phénomène, il me reste à parler de la distribution. Comme souvent chez Night Shymalan , le réalisateur sait s’entourer d’acteur performant. Ainsi, Mark Wahlberg s’offre un rôle que l’on pourrait dire presque à contre-emploi – entendez par là qu’il n’est ni flic, ni voyou, ni mauvaise teigne, mais un professeur essayant de fuir un danger comme un monsieur tout le monde. L’acteur semble apprécier ce rôle et nous gratifie d’une palette d’émotions plus large que d’habitude. Zooey Deschanel, en plus de posséder un regard bleu captivant, nous offre une prestation honnête et ses réactions vis-à-vis des événements sont plutôt crédibles. Cependant mes deux chouchous du film sont John Leguizamo, un acteur que j’adore voir à l’écran et qui une fois encore fait merveille, et Ashlyn Sanchez, une gamine soigneusement choisie, au profil très éloigné de celui des mômes tête à claques que l’on trouve parfois dans les produits hollywoodiens, et qui offre malgré son jeune âge une prestation digne d’intérêt.

70

En ne traitant sa menace que par des théories et sans amener une réelle explication, M. Night Shymalan installe une atmosphère angoissante et réussit son pari de nous faire oublier la déception de son précédent film. « Phénomènes » est une bonne surprise, même si le réalisateur a conservé certaines de ses manies que l’on aimerait parfois qu’il abandonne. La période estivale 2008 commence de manière pétrifiante. Qui s’en plaindra ?

Critique de publiée le 8 juin 2008.

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