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Critique du Film : Phénomènes

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 29 juin 2008 à 20:05

Pas raté, pas réussi non plus…

Si – exception faite de Incassable – le cinéma de Shyamalan ne m’a jamais plus passionné que ça, force m’est de reconnaître que ses films s’appuient sur des postulats de départs toujours intrigants. Malheureusement, ces pitchs prometteurs tiennent rarement leurs promesses. Après le dénouement débile de Signes, la romance bien niaise du Village ou le conte sans queue ni tête de La jeune fille de l’eau, j’en suis venu à me dire que si Shyamalan est un réalisateur diablement doué, il est pourtant un bien piètre scénariste ; et ce n’est pas Phénomènes qui viendra me contredire.
Au départ du film, un postulat toujours aussi intrigant : un peu partout au nord des Etats-Unis les gens se suicident, sans raison apparente. Une idée judicieuse, énormément exploitée dans les bandes-annonces, et qui est particulièrement bien mise en valeur dans les deux premières scènes du films, probablement les plus réussies d’un film qui va ensuite aller en empirant.

Suis-je malheureux? effrayé? malade? qui pourrait le dire...

Sur le fond, le scénario de Phénomènes m’a énormément fait penser aux Oiseaux d’Alfred Hitchcock, avec ces évènements se déroulant sur un très court laps de temps, qui commencent pour une raison inconnue et qui finissent d’un seul coup ; sur la forme, on est en revanche très proche de ce qui avait déjà été fait dans Signes : une ambiance de fin du monde vue au travers du regard de monsieur et madame tout le monde. Comme à son habitude, Shyamalan mixe cette histoire fantastique avec un drame personnel, et comme dans ses autres films, la mayonnaise ne prend jamais. C’est ainsi qu’alors que des milliers de personnes meurent autour d’eux, on va suivre les tribulations d’un couple en pleine crise ; ces scènes, inintéressantes au possible, plombent le rythme du film en faisant subir aux spectateurs des temps morts particulièrement longs.
Dommage, car à côté de cela, les scènes mettant en scène le Phénomène sont particulièrement réussies – même si rarement cohérentes – et Shyamalan distille dans son film une ambiance mêlant mystère, fuite et ambiance de fin du monde. Un cocktail détonnant qui prend et arrive à ne pas se diluer même lors de ces scènes très longues entre les personnages de Mark Walhberg et Zooey Deschanel. Par ses cadrages précis, ses prises de vue intelligentes et une photographie particulièrement bien travaillée, Shyamalan prouve une nouvel fois qu’il est un très bon réalisateur.

Sans aller trop loin dans les détails, Shyamalan ne nous refait ici pas le coup de la fin coup de théâtre. Les explications sur le pourquoi du comment sont données assez vite. Si ces hypothèses sont assez sympathiques, il apparaît en y réfléchissant un petit peu qu’elles sont totalement incohérentes. Peu importe, me direz-vous, car si l’on réfléchit à Phénomènes plus de deux minutes, on s’aperçoit vite qu’absolument tout est incohérent (j’aimerai qu’on m’explique comment ceux qui n’ont sur eux aucun moyen de se suicider y arrivent tout de même !). Peu importe, cela permet à Shyamalan de pilonner son film de lapalissades écolos bien pachydermiques. Tout cela n’aurait pas forcément été désagréable, mais comme à chaque fois, la présomption du réalisateur fini par agacer !
Bien réalisé mais sans scénario, Phénomènes aurait également du se chercher des acteurs. Si l’on excepte la très bonne – mais trop courte ! - performance de John Leguizamo, le casting est totalement à la masse. Rien que de très normal pour Mark Walhberg, acteur-légume toujours aussi mou et aussi peu expressif, mais une petite déception pour la contre-performance de Zooey Deschanel, fade et sans saveur dans un rôle sans intérêt.

40

Parti d’un postulat pourtant original et intrigant, Phénomènes s’avère finalement être une petite déception. Pas totalement raté mais à aucun moment vraiment réussi, il est l’exemple typique du fait que M.Night Shyamalan est un bon réalisateur à qui il faudrait de bons scénarios.

Critique de publiée le 29 juin 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation efficace,
  • Bonne ambiance rendue,
  • John Leguizamo, toujours aussi bon,
  • Pas de coup de théâtre final.

Que faut-il oublier ?

  • Mark Wahlberg et Zooey Deschanel,
  • L’histoire de la crise de couple,
  • Totalement incohérent,
  • Présomptueux mais vide de sens,
  • La fin très niaise.

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