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Critique du Roman : La route

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 16 février 2008 à 10:38

The road (import)

"Look around you, he said. There is no prophet in the Earth's long chronicle who's not honored today. Whatever form spoke of you were right."
Cormac McCarthy est un auteur mondialement reconnu pour ses oeuvres de Western (sa Border Trilogy) et ses oeuvres existentielles (Child of God, the Outer dark) Son précédent roman no country for old men était déjà un thriller haletant et sanglant où un homme devait choisir comment abandonner son ancienne vie; un choix difficile quand on a une famille.
Dans the road, il change complètement de thème et de style. Il peut se résumer en un mot: aridité. Cela a lieu dans un monde a priori post-apocalyptique (je dis a priori car McCarthy n'en donne pratiquement jamais d'explication claire quant aux causes). Et nous avons deux personnes, un homme et son fils, sur une route sur laquelle ils marchent depuis quelques semaines ou mois, voire plus. Et ils marchent dans les cendres, la neige et la pluie noire, dans un paysage désolé typique des hivers nucléaires, froid et aride. Ils n'ont qu'un seul but: rester en vie. Or parmi les survivants qu'ils rencontrent, certains ont régressé dans leur humanité, en des âges sombres, n'hésitant pas à s'adonner au cannibalisme. Dans les yeux d'un enfant, cette pratique n'est pas compréhensible, même au prix de la survie elle-même.
"Just tell me. We wouldnt never eat anybody, would we ? No. Of course not. Even if we were starving ? We're starving now."
...Et même si le père les considère déjà comme des morts vivants.
"We are the walking dead in a horror film."
Le désert dans lequel ils marchent est à l'image des dialogues, d'une aridité extrême. Plus de ponctuation, des phrases réduites à leur plus simple expression. Pourquoi faire des phrases entières lorsque vous mourrez de faim et que l'espoir s'est enfui ? Le monde se réduit à une petite bulle, à un microcosme se limitant à ce que les deux personnages voient ou entendent, sur cette route quasi déserte. Il ne reste au père qu'une seule mission: s'occuper de son enfant, à n'importe quel prix, mais en restant malgré tout profondément humain.
"No matter what. No. No matter what. Because we're the good guys. Yes. And we're carrying the fire. And we're carrying the fire. Yes. Okay."
On pourrait croire ce roman sans objet. Après tout, il n'y a pas d'histoire, juste une succession de scènes, de découvertes d'endroits souvent lugubres. Mais cela faisait longtemps que l'on avait attendu ce genre de roman où, pour une fois, rien n'est expliqué, où il n'y a pas de justification sur le passé et le futur. The road est un non-roman, c'est une atmosphère, une sensation, une émotion. Rien de plus, rien de moins.
Dommage que les écrivains de science fiction ne savent pas faire ça plus souvent.

85

The road est une oeuvre forte, d'une puissance suggestive sans commune mesure. Un post-apocalyptique plein d'émotion et d'humanité.
Prix Pulitzer 2007.

Critique de publiée le 16 février 2008.

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