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Critique du Film : 30 jours de nuit
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Critique du Film : 30 jours de nuit

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 12 janvier 2008 à 1404

Plaisir purement sanguin!

Tout laissait croire que "30 jours de nuit" serait une déception : notamment un comic-book difficilement adaptable, Sam Raimi jusqu’ici meilleur réalisateur que producteur et des premiers échos assez mitigés. Au final, "30 jours de nuit" se révèle être ce que j’appelle une très bonne surprise.
La première des bonnes nouvelles est que globalement "30 jours de nuit" conserve beaucoup d’éléments faisant l’attrait du comics-book écrit par Steve Niles. Peut-être est-ce normal du fait que celui-ci cosigne le scénario avec Stuart Beattie et Brian Nelson. "30 jours de nuit" part pourtant sur ce que l’on appelle une base simple puisqu’il peut être réduit à un vulgaire "Fort Alamo Vampirique". Ici toute la population d’une petite ville, située en Alaska, se trouve prise au piège par un groupe de vampires assoiffés de sangs cherchant à annihiler un à un tous les habitants. L’originalité du sujet provient du fait que durant 30 jours, cette ville ne connaîtra plus que la nuit et que lorsque les vampires découvrent les conditions climatiques et géographiques de celle-ci, ils y voient ainsi un moyen de se nourrir sans trop se faire remarquer.


David Slade m’avait déjà convaincu avec son précédent film : Hard Candy. "30 jours de nuit" ne fait donc que confirmer le bien que je pensais de lui. Dans un premier temps, on peut signaler le magnifique travail sur l’image, chaque plan est graphiquement somptueux, autant par les éclairages que par les cadrages. Ensuite des séquences entières restent imprimées dans les mémoires et cela même après le film soit terminé. Impossible d’oublier cette caméra en plongée vertigineuse suivant lentement les évolutions des vampires se précipitant sur leurs proies. De même qu’il est difficile de faire abstraction de cette petite fille vampire se nourrissant dans la Superette du coin.
David Slade organise son film en deux parties. Tout d’abord, dans une mise en situation où il suggère l’arrivée de la menace. Il introduit une véritable et originale atmosphère glaciale, inhérente aux conditions climatiques de l’Alaska - et dans une certaine mesure rappelant le magistral "The Thing". Ensuite, il lache les fauves et le film devient aussi bestial que sanglant.
Le réalisateur, qui se trouve face un exercice délicat où il doit adapter 30 jours de récit en moins de deux heures, utilise avec habilité les ellipses temporelles. En suivant un groupe de survivants se cachant et optant pour rationner ses provisions, cela lui permet de ne dévoiler que les grands moments de 30 jours de nuit. Ainsi, même si le film est parsemé de "trous temporels" dans la narration, on peut aisément imaginer que pendant que les vampires traquent d’autres proies, le groupe, lui continue à se cacher et se faire discret.

« Combien de siècles nous a-t-il fallu pour nous mêler aux vivants ? Pour qu’ils cessent de croire en notre existence ? ». Mon regret se trouve dans cette phrase que l’on retrouve autant dans le comic que dans le film. Je m’explique. Dans l’œuvre de Steve Niles et Ben Templesmith, on assiste à un désaccord entre deux leaders vampires concernant l’attaque de la ville. Entre autres à cause de gros risques sur des conséquences médiatiques, via l’obstination d’une femme et de son fils qui veulent depuis longtemps prouver l’existence des vampires. Là, dans le scénario du film, cette lutte d’influence est diminuée dans la mesure où la stratégie des vampires est déjà préalablement établie et que la femme et son fils ont été carrément gommés du scénario. Cependant, je vous rassure, hormis ce regret qui aurait permis de nuancer un peu plus le comportement des vampires, autant dire que cette adaptation tient toutes ses promesses et même plus encore.

La conclusion de

Stylisé, barbare, ce western vampirique nous rappelle les ambiances qu’avait su insuffler John Carpenter dans ses meilleurs films. S’il est regrettable que le film ne suive pas assez le point de vue des vampires, il n’en reste pas moins qu’on reste de long cloué à son fauteuil d’autant que la fin se révèle aussi sobre et somptueuse que celle issue du comic-book. David Slade a certainement un bel avenir devant lui !

Que faut-il en retenir ?

  • Une très bonne adaptation du comic-book
  • Un scope et un travail sur l’image magnifique
  • Saignant, comme j’aime
  • Une ambiance proche des films de Carpenter
  • Un final magistral

Que faut-il oublier ?

  • Des vampires pas assez étoffés
  • Quelques très rares baisses de tensions

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