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Critique du Film : 30 jours de nuit
30 jours de nuit >

Critique du Film : 30 jours de nuit

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 13 décembre 2007 à 1314

30 jours de glande...

Au départ, il y avait un comic, 30 days of night, gros succès librairie qui ne manqua pas d’attirer l’attention des producteurs. Au milieu, il y eut Sam Raimi, producteur généralement peu inspiré ayant tendance à se lancer dans des projets plus que moyens (The Grudge, Les messagers). À la fin, il y a eu David Slade, réalisateur débutant s’étant auparavant fourvoyé dans des pilotes de séries tv refusés.
Au départ, donc, il y avait un film avec un gros potentiel, doté d’une histoire certes pas originale (et déjà-vue auparavant dans Tales of Vampire, sorte d’adaptation non-officielle du comic), mais propice à un film dantesque. Au milieu, Sam Raimi, alors occupé à boucler son Spider-man 3, semble ne même pas avoir jeté un coup d’œil sur le devenir du film. À la fin, il apparaît clairement que David Slade n’était pas l’homme de la situation tant il porte, pratiquement sur ses seules épaules, le magistral naufrage de 30 jours de nuit.

Ben Foster nous gratifie une nouvelle fois d’un rôle de psychopathe

En effet, parmi tous les défauts du film – et il y a énormément – le principal a avoir carencé le film est le mauvais découpage du temps du long-métrage : après une introduction particulièrement longue (pratiquement un tiers du film !), le film suit les pérégrinations d’une ville entière - d’au moins dix habitants si on se fie aux personnages que l’on aperçoit à l’écran – attaquée par un groupe de vampires pendant trente jours. Et c’est là que le bas blesse : on a l’impression que tous ces évènements ne se déroulent que sur une seule et unique nuit. Alors, lorsque l’on voit les jours se décompter, inlassablement, en bas de l’écran, une question s’impose : mais que se passe t-il le reste du temps ? les vampires sont-ils aux trente-cinq heures ? avaient-ils des RTT à prendre ? peut-être simplement étaient-ils partis au pub voir le super-bowl, qui sait… Le film est donc bourré d’ellipses énormes qui nous amènent régulièrement à sauter d’un coup plusieurs jours sans ensuite avoir le droit à des explications sur ce qui a pu se passer.
Sans tension, sans pression, le film ne s’attarde donc pas réellement sur cette attaque et y oublie d’instaurer l’ingrédient nécessaire à la réussite d’un tel projet : du suspens. À la place, le parti est pris de plutôt suivre les survivants dans leur périple. Pourquoi pas, après tout. Sauf qu’à ce niveau, tout est également raté, et ce parce que seuls quatre personnages sont un minimum travaillés (le shérif, la copine du shérif, le frère du shérif et l’ermite bougon qui vit en marge de la ville), les autres ne semblant être que de futures victimes en puissance… ce qu’ils finissent par être, comme prévu.
Ces personnages, aussi épais, dans le meilleur des cas, qu’une feuille de papier, ne sont de plus pas spécialement bien mis en valeur par leurs interprètes respectifs. Si Ben Foster nous livre – une nouvelle fois – sont habituel, mais néanmoins efficace, numéro de psychopathe, Josh Hartnett se montre une nouvelle fois à la hauteur de sa réputation d’endive : totalement insipide, souffrant visiblement d’une paralysie faciale, il nous livre son éternelle tête de chien battu, d’homme brisé par la misère du monde, et ce quelle que soit la situation…
Josh Hartnett est il effrayé, triste, déprimé ou à peine réveillé ? difficile à dire à dire…

Que reste t-il, donc, a Trente jours de nuit pour ne pas sombrer dans la catégorie nanar ? ses scènes d’action ? malheureusement, là aussi, l'échec est total : dès que les personnages se mettent à bouger un minimum trop vite, la lisibilité des scènes devient pénible tant il semble que la caméra se mette à bouger dans tous les sens de manière complètement aléatoire. Ajouté à cela le fait que le fim se passe de nuit, donc dans un environnement sombre, et on en arrive à essayer de suivre péniblement ce qui s’y passe en se fiant aux sons…
Alors un conseil, si vous souhaitez tout de même aller voir 30 jours de nuit, allez-y après une bonne nuit de sommeil, un jour où vous êtes en pleine forme... Faute de quoi, il se peut que vous piquiez du nez à plusieurs reprises au cours du film.

La conclusion de

Pourtant basé sur un pitch intéressant qui, dans les mains d'un réalisateur expert, pouvait promettre un film oppressant, force est de constater que 30 jours de nuit est plus proche du pauvre téléfilm vaguement horrorifique que du vrai film de genre réussi. Fiasco total à pratiquement tous les niveaux, la réalisation de David Slade fait frémir quant à la qualité de son prochain film : l'adaptation du roman Neverwhere

Que faut-il en retenir ?

  • Histoire de base sympathique et réfléchie,
  • Une fin fidèle à celle du comic.

Que faut-il oublier ?

  • Mise en place longuette,
  • Pas de rythme, peu de suspens,
  • Réalisation brouillonne sur les scènes d'action,
  • Découpage du temps laborieux,
  • Passage du temps fait à coup d'ellipses,
  • Acteurs fades,
  • Personnages pas travaillés,
  • Tout simplement ennuyeux...

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