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Critique du Film : Le masque d'or
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Critique du Film : Le masque d'or

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 15 novembre 2007 à 1812

Gare à la menace jaune!

Au début des années 30, Le Masque de Fu Manchu est la matérialisation d’un sacré défi lancé par les studios de la MGM : rivaliser sur le terrain du fantastique avec la renommée Universal, auteur des Frankenstein, Dracula et autres Fantôme de l’Opéra. C’est probablement pour cette raison que le futur célèbre mais encore bien vert Charles Vidor est remplacé en catastrophe, et en plein tournage, par un cinéaste nettement plus expérimenté, à savoir Charles Brabin. A la vue du produit fini, on ne peut guère aujourd’hui leur en vouloir.
Le Masque de Fu-Manchu (directement tiré de la nouvelle de Sax Rohmer) raconte une histoire imprégnée d’exotisme, de fantastique, de science-fiction, d’aventure et de romance, en résumé tous les ingrédients qui composent le genre pulp. Dans ce film, un aristocrate anglais, Lionel Barton, découvre l’emplacement de la tombe de Gengis Khan. Hors, au-delà de l’intérêt purement historique de la chose, la légende raconte que ce tombeau est susceptible de renfermer deux puissants artefacts de puissance : l’épée et le masque de mort du puissant khan. Avisé de cette découverte, le maléfique Fu-Manchu, qui convoite les objets, fait alors enlever lord Barton.


L’expédition européenne qui est organisée arrive sur place et découvre le tombeau. Mais Fu-Manchu, ses hommes et sa belle mais cruelle fille sont prêts à tout pour s’emparer des artefacts, quitte à tuer lord Barton et les membres de l’expédition…
Ce qui frappe le plus dans ce film, c’est la magnificence des décors de Cedric Gibbons. Il est vrai que l’exotisme du sujet a permis au renommé chef décorateur de laisser libre cours à son imagination. Ensuite, la teneur du scénario, très violente pour l’époque, et assez xénophobe – il faut bien le reconnaitre – a surement eu son rôle à jouer dans le succès du film. De nombreux personnages principaux trouvent la mort dans des conditions ignobles. Il faut dire que le personnage de Fu-Manchu - très caricatural dans sa construction mais vraiment bien mis en valeur tout au long du métrage – est un véritable mégalomane sadique capable des pires exactions et prenant son plaisir à voir souffrir les autres. Interprété par un Boris Karloff extraordinaire, Fu-Manchu va impressionner l’audience des années 30, à grand coup de supplices pervers, de déclarations pleines d’érudition, et de proclamations assassines. Il ne vise finalement que la suprématie de la race jaune sur toutes les autres, avec lui placé à sa tête bien entendu.

Aux cotés de Boris Karloff, on a le plaisir de retrouver des comédiens habitués à ce type de rôles. Parmi eux, Lewis Stone interprète le detective Nayland Smith, le héros au grand cœur si cher aux œuvres pulp (Indiana Jones et Rick O’Connell lui doivent beaucoup), et la belle Myrna Loy joue le rôle de Fah Lo See, la fille de Fu-Manchu. Celle-ci il est encore plus folle que son père, notamment lorsqu’elle supplicie le malheureux Terrence Granville, l’un des membres de l’expédition. Elle est également chargée d’amener la touche d’érotisme dans ce métrage, et elle est mise en opposition directe avec la blonde Sheila; ingénue, honnête, gentille mais oh combien fade !
Ce Fu-Manchu, premier opus des aventures du mandarin aux ongles effilés et à la moustache tombante, sera suivi par de nombreux autres, mais aucun autres ne sera produit par la MGM. Cela sera la compagnie Hammer qui reprendra le flambeau, avec Christopher Lee dans la peau du mégalomane asiatique.

La conclusion de

Le Masque de Fu-Manchu est une œuvre que tout fantasticophile de bon goût se doit de posséder dans sa vidéothèque (ou DVD thèque). Extrêmement bien mis en scène, servi par des personnages forts et des comédiens talentueux, le script est un summum de perversité, d’aventure extraordinaire et de scènes d’une rare violence (pour l’époque). Je le conseille notamment à tous les fans des films d’aventure pulp comme la série des Indiana Jones ou de la Momie qui ont envie d’explorer les origines de leur genre favori.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario dépaysant et très distrayant
  • Réalisation habile
  • Décors somptueux
  • Boris Karloff et la (très) belle Myrna Loy

Que faut-il oublier ?

  • Un manichéisme un peu désuet
  • Un aspect xénophobe à peine dissimulé

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