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Critique du Roman : Les créatures du docteur Fu Manchu
Les créatures du docteur Fu Manchu >

Critique du Roman : Les créatures du docteur Fu Manchu

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 25 janvier 2009 à 0159

Sur la trace du Péril Jaune

Jamais je n’oublierai ce que je vis alors. J’ai, plus que l’homme de la rue, maints souvenirs étranges ou terribles, mais cette chose qui flottait lentement vers nous à travers les ténèbres impénétrables du vestibule hanté était, si je puis dire, aussi absurde qu’effroyable. Au cœur même de la moderne Londres, c’était une légende du moyen-âge qui reprenait vie : une chimère née d’un passé de ténèbres et d’ignorance et qui pourtant puisait sa force dans le temps présent…
Les créatures du docteur Fu Manchu, deuxième roman du cycle consacré au célèbre génie du Mal asiatique, narre à nouveau les incroyables tribulations d’un duo de gentlemen, embarqué dans une lutte contre un puissant seigneur du crime venu d’Extrême-Orient accompagné de ses acolytes - les dacoïts. Comme dans le premier opus, l’histoire nous est racontée via le carnet de mémoires du Dr. Petrie, l’un des principaux témoins et protagonistes de l’affaire. Sax Rohmer, l’auteur, continue ainsi à utiliser les méthodes narratives de Sir Arthur Conan Doyleet nous prouve encore son attachement aux techniques du grand écrivain britannique.
Là encore, comme dans Le mystérieux docteur Fu Manchu, l’on a affaire à un récit trépidant, bien rythmé et plutôt bien écrit. Sax Rohmercultive le suspense via des interventions quasi-surnaturelles, des évènements horribles et des meurtres inventifs et machiavéliques. On assiste ensuite au processus de démystification, de manière très classique (séances de déduction dialoguées dans des fumoirs cossus suivies de mises en place de traquenards policiers) comme dans les Sir Arthur Conan Doyle ou les Jean Ray. Les modus operandi un peu tordus choisis par le sadique docteur Fu Manchu et ses cruels complices mettent encore plus en avant l’aspect raciste de ce roman qui n’épargne ni les Asiatiques, ni les Orientaux. Et, comme dans le premier livre, ce racisme latent finit par être assez agaçant. Un défaut (dû à la période d’écriture ; 1916) auquel on peut ajouter cette amourette très naïve, pesante et pleine de clichés (elle revient fréquemment sur le tapis) entre la belle égyptienne Kâramaneh (archétype issu du romanesque exotique) et le docteur Petrie.
Néanmoins, Les Créatures du docteur Fu Manchu (paru en 1916 sous le titre Le diabolique Fu Manchu) est un bon roman policier ; il est peut-être même meilleur que le premier, car plus riche en péripéties. De plus, les deux héros, Nayland Smith et le docteur Petrie, en voient de toutes les couleurs et se retrouvent souvent dans des situations très périlleuses. Le bestiaire semi-fantastique que lâche sur eux le diabolique Fu Manchu est lui aussi, varié, assez original et flirte volontiers avec le domaine horrifique (horde de rats affamés, serpents mutants, etc.). Bref, il y a de l’action, le docteur Fu Manchu est plus vil que jamais… et Nayland Smith et Petrie ressemblent de plus en plus à Blake et Mortimer (ou l’inverse…)

La conclusion de

Les éditions Zulma continuent de nous faire plaisir avec la parution des Créatures de Fu Manchu. Comme dans le premier roman, le lecteur va y trouver un mélange très divertissant de littérature pulp et de classicisme victorien, qui fait que le récit apparaît finalement à la fois comme un peu kitch mais aussi très rythmé. Le docteur Fu Manchu est plus cruel et imaginatif que jamais, ses créatures (esclaves, fidèles et animaux) ne sont pas en reste dans le domaine de l’abject, et les deux héros parviennent à attirer toute notre sympathie. Tout est donc réuni pour faire un bon roman de littérature populaire. Seuls cet omniprésent racisme et le cliché de la belle et envoutante orientale parviennent à gâcher un peu la fête.

Que faut-il en retenir ?

  • Ouvrage bien rythmé
  • Riche en péripéties
  • Une bonne ambiance pulp
  • Les modus operandi de Fu Manchu et de ses sbires

Que faut-il oublier ?

  • Toujours ce racisme omniprésent
  • La romance entre Kâramanèh et Petrie

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