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Critique du Roman : Les mystères du Si-Fan
Les mystères du Si-Fan >

Critique du Roman : Les mystères du Si-Fan

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 7 août 2010 à 1707

Le Péril Jaune ne meurt jamais !

Jamais je ne pourrai oublier l’image imprimée sur ma rétine de cet appartement de cauchemar,  ce repaire de l’efreet !  La pièce était semblable au salon de la maison mitoyenne, par laquelle j’étais passé, mais ses murs étaient tendus de noir. Un immense tapis, noir comme la mort, recouvrait le plancher. Une tenture dorée tranchait sur les ténèbres du mur que j’avais à ma droite ; la porte, située juste en face de ma cachette, était fermée.
Sur ce rideau d’or luisaient sept signes noirs, selon toute apparence des idéogrammes chinois. Devant ce rideau, sur sept piédestaux d’ébène, brulaient sept lampes d’or ; reparties sur le tapis noir, sept tabourets laqués d’or, et devant chaque tabouret, un coussin noir. Le ouistiti avait disparu à nouveau…

Troisième volet dédié au personnage de Fu-Manchu, Les Mystères du Si-Fan nous invite de nouveau à lire le journal du sympathique docteur Petrie, fidèle ami de l’agent Nayland Smith. Comme nous, lecteurs,  les détectives pensaient le monde débarrassé de ce vil individu cruel et mégalomane. Las, c’était faire preuve de fausse présomption que de penser que l’on pouvait aussi facilement débarrasser le monde – rappelez-vous; une simple balle dans la tête - de l’incarnation du Péril Jaune. En effet, non seulement le docteur Fu-Manchu est bien vivant mais il est de retour à Londres ! Bien décidé à prendre sa revanche sur le duo de gentlemen qui a mis son précédent plan en échec, il amène avec lui sa clique de tueurs dacoïts, ses troublantes femmes fatales asiatiques et ses sbires fanatisés.

Dans ce tome, le docteur Fu Manchu s’est même trouvé un puissant allié: le Si-Fan, une organisation occulte, d’origine tibétaine, ayant des ramifications et des adeptes dans les hautes sphères du monde entier. Les deux anglais, version pulp de Watson et Holmes, vont donc avoir du pain sur la planche pour mettre en échec le nouveau complot du machiavélique mandarin et défendre l’aristocratie britannique contre les coups de kriss et les empoissonnements. D’autant plus que ce dernier connaît désormais les faiblesses des ces héros « so british », comme l’affection que porte le docteur Petrie envers la belle Kâramaneh.

Toujours de cette plume simple et agréable qui a fait son succès et sa richesse (qu’il s’évertuait sans cesse à dilapider au jeu), Sax Rohmer nous offre encore un récit d’aventure et de suspense excellemment rythmé et divertissant. Son style, qui mêle avec habileté prose victorienne et écriture pulp, entretient une agréable atmosphère de serial d’épouvante et fait ressortir d’autant plus les aspects exotiques et pittoresques des personnages asiatiques et orientaux.  Ecrit en 1917, Les mystères du Si-Fan est un jeu de parcours et de déduction rempli de rebondissement et de twists au cours duquel  le docteur Petrie et le colonel Nayland Smith (assisté de Weymouth, de Scotland Yard) devront surmonter moult périls et éviter de dangereux traquenards. Fleurs et boissons empoisonnées, singes agressifs,  dacoïts embusqués, chausse-trappes, magnétisme féminin, sont au menu de cette histoire qui s’oriente même, dans sa dernière partie, vers le récit de châteaux hantés.

Evidemment, comme pour les précédents opus, pour apprécier pleinement le texte, force de faire preuve d’indulgence envers les propos racistes et machistes de l’auteur, reflet de la période durant laquelle à été écrit le roman et conséquence des résidus d’idéologie colonialiste habitant l’esprit de l’écrivain britannique.  En effet, dans les récits d’aventure de Fu Manchu, tous les asiatiques sont des faces de citrons (sic) perfides et cruels, tous les orientaux sont des fourbes et des lâches (même les grecs en prennent pour leur grade) et les femmes, quand elles ne sont pas les incarnations du péché et du vice, sont de jolies cruches faisant office de récompense héroïque.

La conclusion de

A leur petit rythme, les éditions Zulma continue de nous plaisir avec cette collection Fu Manchu. Les Mystères du Si-Fan est un récit d’aventure pulp, mêlant épouvante, mystère et SF au sein d’une intrigue riche en rebondissements. Au final, si l’on prend bien soin de remettre dans son contexte historique l’aspect xénophobe des propos, on se trouve devant une histoire divertissante et excellemment bien ficelée.

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit riche en péripéties et bien rythmé
  • Le docteur Fu Manchu, délicieusement machiavélique
  • De l’exotisme, de l’action, du mystère, de l’angoisse
  • Une plume agréable et accessible

Que faut-il oublier ?

  • L’aspect raciste et machiste

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