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Critique du film (direct to vidéo) : Lake Placid 2 [2007], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 11 octobre 2007 à 01h05

La revanche des crocos géants

Lake Placid, premier du nom, était une petite série B bien menée par un spécialiste du genre, Steve Miner, et interprété par une brochette d’acteurs talentueux comme la jolie Bridget Fonda, le débonnaire Bill Pullman et l’exubérant duo composé de Brendan Gleeson et Oliver Platt. Ces apports suffisaient à donner au film un indéniable cachet de sympathie rendant agréable le visionnage de cette improbable histoire de crocodile géant investissant un lac du Maine. Des indéniables atouts appuyés de plus par un scénario non dénué d’un humour bien trouvé et bien pourvu en effets spéciaux plutôt réussis.


Hors, 7 ans après cette mémorable aventure lacustre, on est invité à retourner à Lake Placid (mais cette fois ci le plateau est installé en Roumanie). Première surprise. Sans guère d’explications, on apprend de visu que l’ancien team a disparu, remplacé par une équipe d’inconnus peu charismatiques. On se rend aussi rapidement compte, à notre grand étonnement, que les précédents évènements sont quasiment passés à la trappe et qu’ils sont - malgré les moyens déployés à l’époque pour mettre hors d’état de nuire la bestiole - presque réduits à une simple légende juste bonne à effrayer les touristes.
C’est d’ailleurs pour cette raison que le shérif Riley tombe des nues lorsqu’on lui annonce la disparition d’un pécheur, un pécheur dont on trouvera quelques temps plus tard quelques pièces détachées, comme un bras et une tête rognée. Puis débarquent alors, sans crier gare, une responsable des eaux et forets, ancienne liaison du shérif - comme par hasard - et un chasseur excentrique et milliardaire, accompagné d’un guide indigène (il lui manque plus qu’un pagne et une coiffe de plumes d’autruches et on se croirait en safari dans la brousse de Tanzanie). Admettez le, cela fait pas mal de chose à gérer pour ce flic de cambrousse, sans compter que son fils blondinet BCBG, récemment arrivé de Boston, est allé camper près du lac avec d’autres adolescents lobotomisés. Tout ça pourrait donner lieu à une séquelle trépidante et décontractée, ou même un bon vieux nanar désopilant. Il n’en est hélas rien…

Car Lake Placid 2 est une sacrée bouse. Ce n’est pas réellement la faute de ces comédiens qui n’arrivent pas à la cheville de leurs prédécesseurs, mais celle d’un scénario qui essaye de noyer son absence d’originalité et une totale incohérence dans la narration (on a même droit à deux séquences simultanées en montage alterné exposant deux situations se déroulant à des horaires assurément différents !!) par un comique de situation bidon et une ribambelle de clichés en général illustrés par des minettes connes comme des manches se baignant en monokini dans le lac, et finissant sans faute dans les mâchoires des crocodiles. Les redites du premier film ne sont pas évitées (approximativement la même composition d’équipe) et souvent cela sonne très faut comme le remplacement de la veuve aux crocodiles par sa soi-disant sœur, maniaque également de l’élevage de sauriens géants (elle remplace cependant les vaches par des humains, plus faciles à dégoter). Bref, le fun a disparu, remplacé par une atmosphère poussive et une mise en place chiante comme la pluie.
Autre gros problème : l’aspect technique. Si la réalisation de David Flores (Boa vs Python, vous connaissez ?) ne s’embarrasse pas de fioritures mais n’est pas à proprement parlé catastrophique (les décors naturels sont cependant bien moins mis en valeur que dans le film de Steve Miner), on ne peut en dire autant de l’incrustation des images CGI. C’est carrément la catastrophe de ce coté ci. Je veux bien admettre qu’en matant un direct-to-DVD l’on ne peut avoir les mêmes exigences que pour un blockbuster, mais là il vaut bien dire que le résultat est parfois risible. D’autant plus, que les bestioles – correctement modélisées -, on les voit très souvent et que pour le coup, l’équipe technique donne le bâton pour se faire battre. Tiens, d’ailleurs, si cela ne tenais qu’à moi, je réhabiliterais l’antique punition égyptienne ; tous ces incapables finirais dans la gueule des crocos sacrés…

La conclusion de à propos du Film (Direct to Vidéo) : Lake Placid 2 [2007]

Nicolas L.
10

Un film qui est axé sur les attaques de crocos, cela pourrait être cool. Il y en a d’ailleurs quatre de ces sales bêtes. De plus, il y a aussi, c’est vrai, un chouia de gore. Mais, hélas, tout cela ne suffit pas à donner au film une identité de film horrifique. C’est plutôt un assez mauvais monster-movie, bourré de clichés, doté d’un humour foireux, d’une réalisation terne, de lignes de dialogues débiles, de situations improbables et d ‘effets spéciaux très approximatifs. Oui, tout ça çà la fois. Y’a pas à tortiller, ce film est aussi mauvais qu’une production Nu Image… c’est dire la cata.

Que faut-il en retenir ?

  • Euh… y’a pas Patricia Rodriguez ?

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide et bourré de clichés
  • Humour foireux
  • Mauvaise incrustation des CGI
  • Distribution sans relief (à part deux paires de seins)

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