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Critique du Film : Lake Placid
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Critique du Film : Lake Placid

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 9 janvier 2007 à 1549

Tourisme gastronomique pour Croco en vadrouille…

Lake Placid, c’est un paisible lac de montagne niché au cœur du Maine, cet état septentrional de la côte est des USA si cher au célèbre écrivain Stephen King. Faiblement peuplée, cette région voit ses habitants vivre au rythme de peu frénétiques saisons touristiques, essentiellement axées sur les loisirs de la chasse et de la pêche. Hors, un jour, cette sérénité va être troublée par une succession d’accidents et de disparitions inexpliquées…


Le réalisateur, Steve Miner, est un vétéran de la série b horrifique (les Vendredi 13, les House, les Warlock, etc…). Aussi, lorsqu’il décide de prendre en charge le tournage de Lake Placid, il ne manque pas de se rendre compte de la faiblesse scénaristique de l’œuvre ; une crocodile géant qui terrorise une communauté rurale ; rien de bien original là-dedans. Pourtant, fort de ses années d’expérience, il sait aussi qu’il possède suffisamment d’arguments pour mettre en œuvre un sympathique film d’aventure sans prétention, à la condition d’arriver à mettre en valeur les atouts qu’il tient en main, à savoir un casting de qualité et de superbes décors naturels.
La distribution est en effet d’une qualité rarement atteinte dans ce type de production. Et il est évident, dés les premières minutes de visionnage, que l’effort fourni dans ce secteur est récompensé. Grâce à un traitement semi-parodique, Bill Pullman, Bridget Fonda, Brendan Gleeson et surtout Oliver Platt parviennent à donner à leurs personnages respectifs suffisamment de relief pour les rendre attachants dans le regard du spectateur. De manière évidente, tous ces comédiens de haut vol s’amusent beaucoup à évoluer au cœur d’une intrigue légère mais pleine d’humour et de jeu de mots. Et leur enthousiasme est communicatif. Gràce à leur talent, les lignes de dialogue et les situations cocasses, pourtant assez potaches, ne sombrent pas dans le ridicule.
Malgré un déroulement narratif ultra prévisible le carré constitué fonctionne de manière parfaitement huilée, quand bien même il est de composition très classique. On a donc le héros timide au grand cœur, la jeune et jolie jeune femme avide d’aventures, le fidèle serviteur bourru en lutte avec son antithèse, le scientifique farfelu et exubérant. Vient ensuite se greffer à ces principaux personnages quelques seconds rôles destinés à attiser le regard de l’audience masculine (l’adjointe du shérif) ou déclencher le rire par des attitudes décalées (la vieille dame respectable au langage atrocement vulgaire qui nourrit les crocodiles en lui filant ses vaches…). Comme vous pouvez le voir, on ne cherche pas à innover dans Lake Placid, on se contente d’utiliser les recettes qui marchent…
Au niveau de la réalisation, Steve Miner utilise de manière élégante les superbes paysages du Maine pour poser périodiquement son film, entre chaque séquence d’action. Même si l’on peut regretter un manque de moyen dans ses prises de vue – le film perd souvent en rythme par sa carence en plans de coupe et en changement de valeur de cadre –, je trouve que le réalisateur s’en sort très bien dans la mise en place des séquences purement horrifiques et sa réalisation met parfaitement en valeur les effets spéciaux.
D’ailleurs, dans ce domaine, Lake Placid se situe encore une fois au-dessus du niveau moyen des films de sa catégorie. Le crocodile géant, par exemple, mélange au fil des plans d’images numériques et d’effets mécaniques, est convaincant la plupart du temps, et même parfois assez impressionnant. Sa sortie de l’eau au milieu du camp des policiers bénéficie, par exemple, d’inserts convaincants et de mouvements reptiliens très agressifs. De plus, le gore ne manque pas d’être présent, avec une très explicite décapitation en plan serré. De quoi satisfaire, donc, les amateurs d’horreur pure.

La conclusion de

Film sans prétention autre que le pur divertissement, Lake Placid atteint sans problème son objectif. Correctement réalisé, parfaitement interprété par une distribution de qualité et bénéficiant d’effets spéciaux corrects, ce petit film au scénario léger et humoristique fera passer aux spectateurs amateurs de ce genre de monster-movie une soirée télé très agréable. Et Bridget Fonda a un si beau sourire…

Que faut-il en retenir ?

  • Pour amateur de films avec animaux géants
  • Interprétation de qualité
  • Réalisation et effets spéciaux corrects.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario très léger
  • Le ton parodique peut déplaire

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