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Critique du Téléfilm : Lake Placid: The Final Chapter
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Critique du Téléfilm : Lake Placid: The Final Chapter

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 12 mars 2013 à 1532

Circulez, saurien à voir..

Après un calamiteux troisième volet qui ne valais le coup que pour les scènes graveleuses de sa version uncut, la franchise Lake placid nous revient ici pour un nouvel (et ultime ?) opus intitulé The Final Chapter. Si seulement cela pouvait être vrai…

Fruit du « travail » de Don Michael Paul, un acteur de seconde zone (son rôle le plus célèbre reste la voix originale d’Oggie dans Oggie et les cafards) récemment reconverti dans la réalisation (il vient d’accoucher d’une adaptation de Company of Heroes digne des pires nanars d’Uwe Boll), Lake Placid – The Final Chapter nous invite à revisiter la région de Black Lake, désormais transformée en une réserve pour crocodiles géants. Placée sous la responsabilité des autorités locales (on retrouve donc le personnage de Reba, la femme forte de l’épisode précédent), la réserve est délimitée par une clôture de grillage électrifié. Une frontière jugée suffisante – sauf par le sheriff, qui déteste ces sales bêtes - pour éloigner les sauriens. Mais c’est compter sans la connerie cumulée des habitants du coin et du scénario des frères Reed (Lake Placid 3, Boogeyman 3).

En effet, rapidement, la zone va se retrouver envahie par une foule de futures victimes ; un bus de lycéens égarés (leur conducteur s’est carrément trompé de lac !), des chasseurs en quête d’émotions fortes et l’héritier floué de la famille Bickerman. Rappelez-vous, tout à commencé avec cette famille de bouseux quand, dans le premier volet, la vieille Bickerman nourrissait les crocodiles avec des vaches. Aussi abruti que ses aïeux, Jim Bickerman (interprété par un Robert Englund en plein exercice de cabotinage) cherche, lui, à récupérer des œufs pour en faire commerce. Evidemment, cela ne va pas se passer comme prévu, et la situation va nécessiter l’intervention du sheriff local (la belle Elisabeth Röhm) dont la fille figure dans le groupe de lycéens (quelle surprise !), Lofflin, le responsable de la réserve et Reba, personnage désopilant véritable centre d’intérêt du métrage, toujours interprété par Yancy Butler.

Roulant des mécaniques tel un vieux mercenaire, adoptant un faciès grimaçant se voulant encore plus horribles que la gueule des crocodiles, débitant des lignes de dialogues d’une vulgarité apte à faire rougir une tenancière de bordel, Yancy Butler en fait des tonnes dans le registre femme forte. Elle ne parvient qu’à être ridicule, mais c’est si bon ! Car le cliché est parfois poussé si loin que cela en devient hilarant, comme lorsque le groupe découvre dans le corps d’un gros crocodile celui, plus petit, d’un de ses congénères.
- Le gros a mangé le petit ? s’interroge le sheriff (vous remarquerez l’esprit de déduction de l’officier, digne des Experts ou NCIS).
- Non, c’est le petit qui s’est faufilé dans le cul du gros, conclut Reba en fronçant les sourcils.
En dehors de ces mémorables interventions d’une Yancy Butler en surjeu total, d’autres séquences, par leur ridicule ou leur incongruité, valent le coup d’œil. Un crocodile qui poursuit un 4x4 lancé à toute allure (hommage au Jurassic Park ?), un chauffeur obsédé qui se fait croquer la bite pendant qu’il reluque des adolescentes en monokini, une jolie lycéenne suspendu à un arbre par les pieds perdant littéralement la tête, un autre qui mate un saurien de six mètres en lui donnant des petits coups de crosse sur le crane et qui parvient à récupérer à l’intérieur un téléphone mobile en parfait état de marche… Bref, le film de Don Michael Paul présente nombre d’éléments propices à nous offrir un nanar bien jouissif. Hélas, ça ne fonctionne que rarement.

La faute a une réalisation qui n’encourage pas une lecture second degré et l’entretien d’un esprit potache, et qui peine par un terrible manque de rythme et une sobriété excessive dans les scènes d’agressions. Ainsi, les plans explicites (dans le registre du gore) sont non seulement rares mais, de plus, gâchés par des effets de flou du plus mauvais gout.  Un choix qui se veut être, peut-être, justifié par des effets spéciaux en CGI perfectibles, mais le résultat saute aux yeux du spectateur persévérant : c’est tout pourri ! Il aurait peut-être mieux valu assumer sa médiocrité technique et insuffler au métrage un esprit cartoon qui lui aurait mieux collé – comme savent « si bien » le faire les trublions de The Asylum, Syfy ou Concord. De toute évidence, Don Michael Paul ne cultive pas le même esprit de dérision que Jim Wynorski.

La conclusion de

Bon. Messieurs de chez UFO (on vous connu plus inspiré dans le registre du nanar), il serait peut-être temps d’arrêter les frais. Votre Lake Placid – The Final Chapter est encore plus pourri que le précédent. Alors, certes, le surjeu de Yancy Butler amuse cinq minutes, la présence d’une guest-star comme Robert Englund génère une petite curiosité et quelques séquences divertissent par leur stupidité, mais que l’ensemble est mauvais. A aborder ce film par un angle trop sérieux, Don Michael Paul se vautre totalement, et nous offre un spectacle plus ennuyeux qu’autre chose.

Que faut-il en retenir ?

  • Yancy Butler en surjeu total
  • La présence de Robert Englund
  • Quelques séquences drôles

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans intérêt
  • Des fx très perfectibles
  • Une réalisation trop sage
  • Absence d’esprit fun

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