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Le Leviathan des terres >

Critique du Roman : Le Leviathan des terres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 17 novembre 2006 à 07:43

Noir: la couleur de l'espoir

Il fallut quatre heures pour anéantir New-York. Et « anéantir » est bien le mot qui convient. La monstrueuse machine de Hood roulait à sa guise à travers les ruines, renversant les rares tours qui restaient encore debout, soumettant à un tir intensif et totalement destructeur les positions de ceux qui tentaient de résister. Tous les Noirs de New-York, qui avaient commencé à combattre les Blancs bien avant que nous n’arrivions, se rallièrent aussitôt au drapeau noir et écarlate de Hood…
Deuxième tome de la saga inter-dimensionnelle du capitaine Oswald Bastable, le Leviathan des Terres emmène le lecteur à la découverte d’un nouveau monde utopique et cauchemardesque, à la fois loin et proche de celui décrit dans le premier opus (Le Seigneur des Airs). L’œuvre se découpe en fait en trois parties. La première, plus traditionnelle, se présente sous la forme d’un mémoire de voyage réaliste et exotique qui narre les tribulations de Michael Moorcock (le grand père de l’auteur) dans la Chine des Seigneurs de guerre aux début du 20ème siècle. C’est au cours de cette expédition mouvementée qu’il rencontrera la voyageuse temporelle Una Persson, qui lui remettra un journal rédigé par Bastable.
Ce journal, divisé en deux parties, raconte les aventures du capitaine Bastable dans une terre uchronique très sombre, bien plus que celle du premier livre. Il est intéressant de noter que le héros, contrairement aux autres champions éternels qui habitent les romans de l’écrivain, n’influence guère le monde sur lequel il évolue et se retrouve plutôt ballotté par le cours des évènements, passant incessamment de Charybde en Scylla. Faisant mauvaise fortune, bon cœur, il utilise son flegme britannique (enfin, la plupart du temps !) et se pose plutôt en témoin, en biographe, et même en journaliste envoyé spécial. Car c’est plutôt la mystérieuse Una Persson qui apparaît comme l’un des rouages essentiels de cette partie du Multivers.
Si le Leviathan des Terres est avant tout un ouvrage romanesque axé sur l’aventure et l’action - souvent trépidantes d’ailleurs - Michael Moorcock s’aventure cette fois-ci plus loin dans la critique sociale, par l’intermédiaire de métaphores et de situations transposées. Racisme, écologie, course à l’armement, industrialisation excessive, manipulation des foules, intégrisme religieux ou racial, tous ces éléments sont exposés de manière directe par un écrivain qui assume, parfois naïvement - mais c’est que j’aime chez cet auteur très attachant -, ses convictions politiques et philosophiques.
L’humour britannique, cet argument de séduction qui lui est si cher, est toujours aussi présent dans la narration. Il se manifeste souvent par la transposition de personnalités historique ou fictives dans la peau de personnages employés parfois à contre-emploi. Au cours de ses aventures incroyables, Oswald Bastable va rencontrer un Gandhi, un Attila Noir, un Joe ( !) Kennedy et des personnages croisés dans le tome 1 ; Una Persson, bien sûr, mais aussi le capitaine Korzienowski. Cette technique un peu désinvolte de traiter des évènements aussi dramatique, couplée à une écriture très directe, continue de donner à l’œuvre ce coté pulp si bien entretenu depuis la début de la saga.

100

Le Leviathan des Terre, paradoxalement, s’élève un cran au dessus du Seigneur des Airs. Mieux construit, plus drôle, plus critique, et très épique, ce livre me séduit littéralement à chaque lecture. Il démontre le don extraordinaire que possède Michael Moorcock pour écrire souvent (mais pas toujours, hélas) de fabuleuses histoires de manière simple et directe, peuplées de personnages inoubliables lancés dans des aventures d’une grande originalité. L’un de ses meilleurs livres.

Critique de publiée le 17 novembre 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Un chef d’œuvre de la littérature SF populaire

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