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Critique du Roman : Le Seigneur des airs
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Critique du Roman : Le Seigneur des airs

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 24 janvier 2009 à 1835

Capitaine Oswald Bastable

"Au printemps de l'année 1903, sur le conseil de mon médecin, j'eus l'occasion de visiter cette magnifique et lointaine portion de terre située au milieu de l'océan Indien, que j'appellerai l'île de Rowe..."
En 1903, Michael Moorcock, le grand-père de Michael Moorcock (l'auteur) est dans l'océan Indien, en voyage vers l'île de Rowe. Il croise le chemin d'un pauvre hère, vêtu de loques et l'air perdu, les yeux d'un drogué. Il décide de le prendre sous son aile, lui donne nourriture, vêtements et hospitalité. C'est là que le jeune homme commence à lui raconter son histoire: il est le capitaine Oswald Bastable et a fait un étrange bond dans le temps...
Michael Moorcock est un des auteurs britanniques de science fiction les plus connus. Outre sa production littéraire qui compte des célèbres séries (Cycle d'Elric le Nécromancien, Cycle du guerrier de Mars, Le Cycle d'Hawkmoon, Cycle de Jerry Cornelius, La quête d'Erekosë, Cycle de Corum, Le Nomade du temps, Les Danseurs de la fin des temps et Cycle de Von Bek) et des romans reconnus (Mother London, Le Navire des glaces et Gloriana ou la reine inassouvie), il a aussi fait les beaux jours de la revue new worlds qui a révélé de nombreux auteurs. Il a aussi contribué à la musique avec l'écriture de textes pour Hawkwind ou Blue öyster Cult. Ce touche à tout est un incontournable. Le Seigneur des airs est le premier des romans rassemblés dans le recueil Le Nomade du temps, paru en seul recueil aux éditions Gallimard, Folio SF.
Les aventures du capitaine Oswald Bastable commencent en 1902, en Inde dans le lieu reculé où d'une tribu rassemblant toutes les religions possibles et imaginables, mais suite à un tremblement de terre et suite à la fuite de Bastable dans le labyrinthe d'un temple antédiluvien, il se retrouve à l'air libre, entier mais soixante dix ans plus tard, dans un monde qui n'a pas connu les guerres mondiales. Du coup, les empires coloniaux ont toujours de quoi exploiter leurs appétits colossaux, et la technologie en est encore au stade des Zeppelins.
Si cette uchronie a de quoi faire plaisir aux aficionados du new age des années soixante-dix, le reste des lecteurs s'ennuiera, quand Michael Moorcock fait l'apologie de la culture britannique dans un premier temps (non sans une certaine ironie), puis de la critique des Etats-Unis en grimant un certain Reagan dans un rôle de casse-couilles raciste à bord de l'un de ces Zeppelin. Le procédé est grossier et ne fait au final pas tellement rire. Car notre ami Bastable, s'il était un farouche partisan de l'impérialisme, devient subitement anti-colonialiste après avoir rencontré un chef rebelle.
Au final, Le Seigneur des airs est très old school et risque de décevoir les lecteurs habitués aux lectures moins tendance d'aujourd'hui.

La conclusion de

Premier roman des aventures d'Oswald Bastable, Le Seigneur des airs est un texte qui a vieilli. L'histoire de voyage dans le temps est maintenant tout sauf originale, bien que Michael Moorcock rende l'aventure plaisante.

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