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Les Fils de l'homme >

Critique du Film : Les Fils de l'homme

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 23 octobre 2006 à 17:14

Une claque futuriste !

En rentrant dans la salle beaucoup penseront assister à un gros blockbuster, ou un héros bien carré va vouloir sauver la belle qui attend un enfant, le dernier espoir de l’humanité. Erreur ! Oubliez ça de suite ! Le fils de l’homme ne se réduit pas à ça !
En 2027, l’homme le plus jeune du monde a 18 ans. Plus aucune femme n’a eu d’enfants depuis. L’absence d’espoir a créé des guerres, puis une surpopulation dans la Grande-Bretagne : rares sont les pays n’ayant pas encore succombé au ravage. Cependant, l’Angleterre est proche de la guerre civile et la conjoncture devient de plus en plus difficile. Théo (Clive Owen) fait parti de ces hommes qui ont renoncé à se poser des questions et ont décidé de suivre leur routine. Bientôt il va recroiser sur sa route Julian (Julianne Moore). Parce qu’ils se sont aimés il y a longtemps, Théo décide d’aider Julian à faire passer la frontière à une femme très spéciale.
Caméra sur Épaule, sur les 15 premières minutes, nous suivons un film plutôt bien filmé et bien interprété, mais n’offrant vraiment rien d’extraordinaire. Tout commence comme un de ces autres films postapocalyptiques ou un homme va épouser une cause. Sauf que le scénario s’inspire semble-t-il d’une nouvelle de P.D. James, et que cette nouvelle doit être en béton armé, ou inversement les scénaristes en ont tiré un scripte à toute épreuve. Dans tous les cas, le film surprend quotidiennement dans son déroulement et ses choix et même dans la mise en scène qui joue plus de la subtilité que tu gros ‘boom ’ habituel de Hollywoodien.
Les producteurs ne se sont pas trompés en optant pour le réalisateur Alfonso Cuaron qui a déjà signé le meilleur Harry Potter de la franchise. La mise en scène nous guide dans le film comme témoins, comme si nous accompagnions les personnages du film et que nous découvrions avec eux les situations. Souvant émouvant et jamais larmoyant, Alfonso Cuaron trouve le juste équilibre qui fait mouche et touche. Le réalisateur ne joue pas d’effets spéciaux, tout sonne vrai, le spectateur se trouve confronté à un futur à porté de main et crédible, comme si ce futur pouvait très bien démarrer demain.


Alfonso Cuaron apporte dans cet univers froid, de temps à autre des notes d’humours loin d’être déplaisante, inversement, et cela, toujours dans la même subtilité que les phases dramatiques. Un humour souvent percutant et représenté par un Michael Caine tout simplement grandiose et en pure forme qui se régale, semble-t-il, à jouer son personnage de pseudo hippie déjanté, mais conscient de ce qui l’entoure.
La force du film est aussi la faiblesse que certains pourront lui reprocher : il n’y a pas vraiment de raison évoquée sur la fin de la maternité, à aucun moment les scénaristes n’essayent de donner une explication, c’est arrivé et c’est tout. Des personnes pourraient y trouver un mécontement. Personnellement je trouve cette approche encore plus dure, laissant la personne qui regarde imaginer que c’est possible. Il n’y a aucune explication qui aurait pu être irrationnelle, là nous sommes confrontés juste à la conséquence de ce qui c’est produit.
Pour terminer, je ne peux pas conclure ses lignes sans parler des acteurs, si déjà plus haut je mentionnais la superbe présence de Michael Caine, je dois dire que la révélation est certainement Claire-Hope Ashitey, tout simplement parce qu’elle est naturelle et que nous croyons vraiment en son personnage. Clive Owen semble plus distant, mais cela correspond au personnage de Théo, un homme qui en’à tellement vu, qu’il préfère s’égarer dans ses propres pensées.

90

En rendant son film palpable et en ayant des acteurs de pointe, Alfonso Cuaron signe un film d’anticipation de premier ordre. Efficace, prenant et scotchant, ne vous y trompez pas, le fils de l’homme est Avant tout un vrai film d’anticipation qui n’utilise pas forcément les feux d’artifice pour impressionner.

Critique de publiée le 23 octobre 2006.

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