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Critique du Film d'animation : Astérix et les vikings
Astérix et les vikings >

Critique du Film d'animation : Astérix et les vikings

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 24 mai 2006 à 0703

Scandinavet annoncé mais évité

Le jeune lutécien Goudurix est envoyé chez son oncle dans la lointaine et rustre Armorique, son père désirant parfaire son éducation guerrière. Sur place, le chef Assurancetourix confie la formation du jeune homme à ses meilleurs hommes, Astérix et Obélix. Mais l’apprentissage ne se passe pas sans difficultés, de part le fait que Goudurix préfère initier les villageois – et les villageoises ! - aux joies de la culture et du modernisme des grandes cités, mais surtout parce qu’il se trouve être un sacré trouillard ! Cela tombe d’ailleurs bien. Arrivés récemment de leurs lointaines terres glacées, les vikings recherchent un Champion de la Peur, qu’ils croient apte à leur donner le pouvoir de voler…
Le dernier tome des aventures d’Astérix – Le ciel lui tombe sur la tête – fut un véritable désastre, et les précédents volets cinématographiques n’avaient guère été concluants - si l’on excepte le convenable Mission Cléopâtre d’un Alain Chabbat respectueusement inspiré. Je m’attendais donc au pire avec ce nouvel opus, Astérix et les Vikings, une adaptation - déclarée par les créateurs comme étant assez libre - d’un des meilleurs albums de la série ; Astérix et les Normands.
La première chose qui m’a frappé lors de la vision de ce film, c’est la qualité de l’animation. Un résultat quasi parfait qui met parfaitement en image les 22 millions d’euros investis dans cette aventure. On est très loin des errances des premiers films des années 60 – qui étaient cependant les meilleurs au niveau de l’esprit et du script – et le mixage d’images numériques et de dessins traditionnels se fait avec élégance et volupté photographique (avec un gros travail sur les jeux de lumière). Les personnages sont également parfaitement modélisés, avec une grande fidélité dans la retranscription filmique de tous ceux qui font effectivement partis de l’album originel (mention spéciale au génial Grossbaf).
Les auteurs, Stefan Fjeldmark et Jesper Moller, ont donc introduit de nouveaux personnages secondaires pour mettre plus de matière dans un film de 90 minutes, et ils ont modifiés le script pour y glisser des éléments plus modernes. Et c’est à niveau, je pense, que le bât blesse. Car si la légitimité des modifications en tant que création artistique ne peut être contestée, je suis beaucoup moins convaincu par la manière dont le scénario est adapté – voir perverti - pour les faire évoluer. En effet, après un début très réussi qui suit d’ailleurs dans les grandes lignes la bande dessinée, on assiste petit à petit à un glissement vers un univers de plus en plus disneyen. Ce n’est pas que les présences de cette petite Pocahontas valkyrie - prénommé Abba - ou de ce pigeon messager soient désagréables, mais elles contribuent à éloigner de façon criante cet épisode de l’atmosphère originelle des Astérix et plonge l’ensemble vers de dangereuses dérives de niaiserie pudibonde. Et ce n’est pas les passages chantés accompagnés de plans larges en numériques qui nous ramènent à l’univers de Goscinny et d’Uderzo. On a même droit à du Céline Dion !
Un peu refroidi (normal en Norvège, me direz-vous !), le spectateur fan de l’univers du Petit Gaulois, se consolera cependant avec les nombreux jeu de mots qui fleurissent au sein de dialogues souvent très drôles. Certains gags créés pour l’occasion sont vraiment hilarants, comme la phase de conspiration entre un père et son colossal fils – un stupide berserker – avec des petits cailloux comme accessoires explicatifs… Si cela ne rattrape pas complètement les dérives du script et une chute de rythme au milieu du métrage, ces punch line et ces gros gags bien absurdes empêchent le spectateur adulte de décrocher complètement.

La conclusion de

Astérix et les Vikings est un film sympathique mais qui pêche par la volonté des créateurs de donner du sang neuf à ce classique en y introduisant des concepts qui sont à l’opposé de l’esprit de la bande dessinée. A trop confondre ludisme, jeu d’esprit et humour potache avec naïveté et niaiserie, Moller et Fjeldmark ont déprécié leur œuvre, techniquement réussie, pour la réduire en un rigolo film pour jeunes enfants. Les autres catégories d’audience se s’amuseront que par intermittence, à travers des séquences intrinsèquement assez drôles.

Que faut-il en retenir ?

  • Excellente animation
  • Jolies graphismes
  • De bons gags

Que faut-il oublier ?

  • Trop de digression par rapport à l’esprit originel
  • Un esprit disneyen inadéquat
  • Souvent puéril
  • Bande originale vomitive

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