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Critique de la Bande Dessinée : Le ciel lui tombe sur la tête
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Critique de la Bande Dessinée : Le ciel lui tombe sur la tête

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 16 octobre 2005 à 0954

La critique du staff

Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur…
Vous, je ne sais pas, mais moi, en tous cas, à chaque fois que je lisais cette petite mais au combien célèbre introduction, je bavais d’avance…
Mais c’était il y a longtemps, très longtemps, et depuis le départ de notre bonne vieille Terre de l’ami René, je n’ai jamais retrouvé cette fraîcheur de texte et cet humour si tendre de la grande collection des Astérix.
Mais bon, du Grand fossé au calamiteux Latraviata, même si la qualité a subit une érosion – à part un petit soubresaut lors de l’Odyssée – j’y croyais encore, tant le mythe me tient à cœur.
Aussi, quelle déception j’ai éprouvé à la lecture de Le Ciel lui Tombe sur la Tête, titre qui pourrait facilement illustré ce qu’il est arrivé à Uderzo lors de la création de cet album moisi jusqu’à l’os.
Déjà, on peut dire que le dessinateur a fait complètement fausse route, car ce qui a fait la force de la série dans les années passées, c’est son classicisme graphique (la bonne vieille ligne claire belge), narratif (bulles bien disposées, petites onomatopées disséminées par ci, par là) et surtout scénaristique avec cette construction qui sent si bon la vieille France et le sanglier rôti. Là, comme Uderzo pète relativement les plombs, on y voit débarquer des extra-terrestres pas rigolos pour deux sous, qui statufient autant le lecteur que ces succulents mammifères. Des ETs si envahissants qu’ils éclipsent totalement nos héros, qui ne sont là finalement que pour permettre au logo Astérix d’être imprimé sur la première de couv. On aurait pu y mettre Tic et Tac, Spirou, Pif ou même Alix, cela n’aurait eu aucune incidence sur le naufrage de la licence.
Le premier visiteur à se pointer, dans une gigantesque boule de flipper, est une sorte de teletubbie violet qui utilise ses boutons de costumes pour balancer des rayons lasers. Le clin d’œil a Disney est flagrant ; gros yeux, gros nez rond, petites oreilles et 4 doigts à chaque main – son nom est d’ailleurs Toune, vachement subtil - mais le problème est qu’il est moche, pauvre graphiquement et complètement insipide. Il est aidé dans sa quête par les clones, des caricatures de Schwarzenegger en costumes de super-héros qui sont, eux, relativement réussis et restent dans l’esprit général de la BD – on dirait un peu les athlètes des Jeux Olympiques. Ce sont les seuls nouveaux personnages que j’ai trouvé bien dans le ton.
Le pire est cependant à venir, avec les méchants ; les Nagmas de la planète Gmana (beuhhhh). Leur astronef est une sorte de Goldorak très très laid, et eux-mêmes sont des répliques de Goudurix (Astérix et les Normands) dans une armure exosquelette en forme de scarabée complètement incongrue et, encore une fois, pas drôle du tout. Lui aussi, dispose d’armes secrètes sous la formes de robots volants, les Goelderas (ça non plus, c’est pas top), au design pas original pour un sou.
Bref, essayant de profiter de la mode du temps, Uderzo mélange le Disney, le comics et le manga, pour arriver à un final surchargé, très indigeste ou au mieux, pour ceux qui ont l’estomac le plus blindé, insipide. De plus, le scénario est très linéaire, Astérix et Obélix n’y ont aucune, mais alors aucune, influence et il finit à la page 40. En effet, les 6 dernières pages sont du remplissage pur et simple, avec cette histoire bidon et inintéressante sur les effets grossissants de la potion magique lorsqu’elle est ingurgitée par des extra-terrestres. Cela n’apporte rien à l’histoire, est meublée par deux festins au lieu d’un, bref, c’est vraiment nul.
Les seul trucs a sauver sont les trait de Uderzo, toujours aussi frais et sympathiques et le personnage d’Obélix les rares fois où on a l’occasion de lire ses ‘’exploits’’. D’ailleurs, la seule fois où j’ai souri en lisant ce dernier (oui, oui, faites que ce soit le dernier !) opus est lorsque Obélix bat comme un poulpe le Nagma qui a essayé de le ‘’flashouiller’’, comme il le ferait avec un bon vieux romain.

La conclusion de

Les transgressions de l’univers d’Astérix sont nombreuses, le scénario est linéaire et sans intérêt, les jeux de mots sont forcés et très lourds. Les personnages récurrents (Astérix, Obélix, Panoramix et Assurancetourix) n’ont aucune influence sur le déroulement de l’histoire. Les nouveaux personnages n’ont aucun charisme et sont d’ailleurs tout simplement moche. Non, décidemment, j’ai beau réfléchir, il n’y a rien à sauver de ce torchon, pur produit de marketing.

Que faut-il en retenir ?

  • Le dessin.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario nul et fourre-tout.
  • Humour lourd, jeux de mots forcés.
  • Extra-terrestres hors sujets et pas drôles.
  • Univers transgressé, voir bafoué.
  • A quoi servent les Gaulois et les Romains ?

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