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Pompoko >

Critique du Film d'animation : Pompoko

Avis critique rédigé par Lionel B. le samedi 21 janvier 2006 à 08:47

Il y a un peu de tanuki dans chacun d’entre nous

Pompoko, c’est l’histoire d’une ville qui se développe, Tokyo, au détriment des collines et principalement celle de Tama. Là où vivent de nombreux tanukis. Les tanukis sont des petits animaux à l’apparence proche de celle d’un blaireau ou d’un raton laveur. La différence : selon la légende, ils auraient la faculté de se transformer. Les tanukis étant de plus en plus nombreux et les espaces verts de plus en plus rares, ils décident de réagir et d’empêcher la prolifération des constructions. Pour ce faire, ils tentent désespéramment de faire peur à l’homme.
Isao Takahata nous présente ici un film particulièrement écologique avec une urbanisation grandissante au détriment des forêts peuplées de multiples espèces animales dont les tanukis font partis. Au fur et à mesure, le réalisateur nous montre la dégradation du décor. En effet, au commencement du film, pas un seul immeuble à l’horizon, juste des petites maisons de bambous près de rizières. Les tanukis apparaissent heureux d’évoluer dans un tel paysage. Ils n’ont même pas besoin de voler les humains en raison de l’abondance de nourriture dans les environs. Un jour, les humains partirent de leur domicile, laissant aux tanukis leurs maisons mais pas pour longtemps car les pelleteuses arrivèrent très vite pour détruire ce magnifique paysage. L’urbanisation commence ! Tout au long du film, les espaces naturels seront rongés de plus en plus et on ressent ainsi la même amertume que les tanukis devant ce changement radical et sinistre.
Il est intéressant de voir que les tanukis n’hésiteront pas à se transformer en humain pour les examiner et les empêcher de nuire. Il y a d’ailleurs une scène où les tanukis sont déguisés en écologistes et s’accrochent aux arbres pour empêcher la destruction de ceux-ci. On ne peut alors s’empêcher de penser que peut être que les écologistes ne sont rien d’autres que des tanukis. Au final, les tanukis devront s’intégrer dans la société des hommes (tout comme les renards) regrettant sans cesse le temps où la verdure prédominée le gris des bâtiments. On réalise dès lors que nous sommes peut être tous un peu tanuki au fond de nous car qui préfère regarder un bloc de béton d’une couleur terne plutôt qu’une magnifique forêt dans laquelle coule une rivière ?
Pompoko est avant tout une œuvre pleine d’humour. Ainsi les tanukis ne manqueront pas une occasion pour faire la fête et ils n’hésiteront pas à se servir de leurs testicules pour se métamorphoser. En effet, on apercevra des tanukis se servant de leurs testicules en guise de parachute, de tapis rouge ou bien encore de bateau. Cela ne parait pas complètement déplacer dans le film et parvient à nous faire rire. Les chants sont également très présents dans le film. Les tanukis ne manquent pas une occasion pour chanter comme dans les plus grands classiques de Walt Disney. C’est ici d’ailleurs que l’on peut différencier Takahata et Miyazaki, tout deux à l’origine du studio Ghibli. Les œuvres de Miyazaki apparaissent dès lors plus adulte et plus profonde que celles de Takahata. L’humour est également beaucoup plus prononcé chez ce dernier.
Sur le plan technique, il n’y a rien à redire. L’animation est fluide, il n’y a pas un personnage qui reste figé, les métamorphoses sont très bien réussites et l’incrustation de la 3D (scène de la bibliothèque) rend très bien sachant que le film date de 1994.
Cependant, le film n’est pas parfait. Il contient des défauts tel la longueur du film et l’aspect enfantin de celui-ci. Tout d’abord le film traîne en longueur. Certaines scènes semblent inutiles ou trop longues. C’est le cas de la scène du défilé dans les rues de la ville avec le discours des ivrognes, certes amusants, mais complètement inutile. Cela est également le cas lors des scènes festives entre les tanukis qui apparaissent parfois trop longues. Le second reproche fait à Pompoko, c’est son aspect enfantin. Cela se voit au travers des chants des tanukis. Tout est explicite contrairement aux films de Miyazaki qui offrent parfois une réflexion plus poussée. D’ailleurs, pour continuer la comparaison entre Hayao Miyazaki et Isao Takahata, il est indéniable que contrairement aux films de Miyazaki, ceux de Takahata, Pompoko y compris, vieillissent plus vite. En effet, Pompoko date en réalité de 1994. Un an plus tard sortait sur les écrans Porco Rosso de Miyazaki. Ces deux films mettent en rôle principal des animaux mais le premier a vieilli plus vite que le second.

70

Pompoko est un film pro-écologique très bien construit si ce n’est qu’il comporte quelques longueurs. Hormis ce défaut, il n’empêche que le spectateur passe un très bon moment à rire aux éclats en raison des faits et gestes des tanukis et se prend d’affection pour ces petits animaux qui souhaitent simplement que l’on préserve la nature. A la fin du film, le spectateur en vient à se demander si il n’y aurait pas un peu de tanuki en lui. Le message est donc bien passé.

Critique de publiée le 21 janvier 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Une animation fluide
  • C'est drôle
  • Les tanukis

Que faut-il oublier ?

  • Le film a vielli
  • Les chants des tanukis donnent au film un aspect trop enfantin

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