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Critique du film : Hypnotic [2004], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 18 octobre 2005 à 09h27

Vos paupières sont lourdes… vous vous sentez bien…. Vous dormez…

Michael Strother est un hypnothérapeute américain établi à Londres. Il se sert de son art pour gagner illégalement de l’argent en débarrassant ses clients de leur dépendance vis-à-vis du tabac.
Lors d’une séance, il perçoit la vision d’une jeune fille en train de flotter sur l’eau. Sa cliente est en fait un agent de police enquêtant sur une affaire d’enlèvements d’enfants. Son don démasqué, il est tout d’abord contraint de collaborer avec la police puis il se prend au jeu, mettant directement sa famille en danger.
Le réalisateur, Nick Willing, est un cinéaste anglais qui a connu ses moments de gloire en 1997 avec le très poétique Photographing Faeries, mais qui depuis n’a pas vraiment réussi à confirmer les espoirs mis en lui. Durant ces dernières années, on l’a plutôt remarqué dans le milieu de la télévision américaine, au sein de laquelle il a effectué quelques travaux intéressants comme l’adaptation de Jason et les Argonautes, qui lui ont amené une réputation d’honnête faiseur très respectueux des limitations budgétaires. C’est tout à son honneur, mais est-ce que son Hypnotic se démarque vraiment des films de commande qu’il a l’habitude de diriger. On peut vraiment en douter.
Doctor Sleep (quel titre horrible !) raconte de manière très banale l’histoire d’une enquête policière sur des meurtres en série et qui dérive dans le fantastique lorsque l’on découvre que le tueur est en fait un théoricien qui a découvert le secret de l’immortalité et qui se procure l’énergie vitale nécessaire à sa survie à travers un horrible rituel.
Pour réaliser son film, Nick Willing a été contraint de quitter les Etats-Unis pour retourner en Angleterre. Grâce à l’argent de la BBC (sans blague ?), il a pu mettre son projet à jour. Il en résulte un film assez linéaire reposant sur un système de jeu de pistes dans la lignée d’un Seven du pauvre et visant le grand public. Le moment clé du film se situe au moment où les enquêteurs découvrent, lors d’une séance d’une naïveté déconcertante, que l’emplacement de certaines églises était spécialement étudié pour que le schéma d’ensemble forme un pentacle sur la carte de Londres. Le sujet renvoie aux théories d’alchimistes, de francs-maçons, de Golden Dawn et même au mythe du vampirisme, le sang étant remplacé par le flux psychique et le fantastique par la science-fiction, dans le style de Cronos par exemple. Rien de bien honteux, en fait.
Certaines astuces scénaristiques sont mêmes assez pertinentes, comme la vision de la ‘’crypte-maison de poupées’’ – une métaphore sur les multiples facettes, ou vies, de l’alchimiste s’emboîtant les unes dans les autres ? – qui pourrait être, de manière psychanalytique, interprété comme l’image du subconscient du tueur visité par l’esprit du docteur. L’intention d’originalité est louable, mais la narration est beaucoup trop sage pour nous faire sursauter. Les évènements s’enchaînent les uns derrière les autres de manière métronomique, comme si l’on participait à une partie de jeu de rôle trop dirigiste. Et la révélation finale ne suffit pas à éviter à la vision de ce film de tomber dans l’ennui.
Pour enfoncer le clou (mais est-ce vraiment nécessaire), il faut signaler que le tout est filmé de manière si conventionnelle et fade que l’on se croirait parfois en plein dans un épisode de Derrick. On se prendrait presque à regretter les Rivières Pourpres ou même Vidocq (non, là, j’exagère !).
Du coté de l’interprétation, l’impression télévisuelle est renforcée par la présence dans le rôle principal de Goran Visnjic (la série Urgence) et une Shirley Henderson qui interprète une femme flic qui se prend pour Purdey (rappelez-vous, les Chapeau melon et Bottes de cuir des années 70). Une petite surprise cependant… les plus perspicaces d’entre vous ne manqueront pas de remarquer dans ce film la présence de la jolie Miranda Otto – qui n’avait pas encore rencontré la célébrité suite à son rôle dans le Seigneur des Anneaux – dans le rôle de l’épouse de Michael Strother.

La conclusion de à propos du Film : Hypnotic [2004]

Nicolas L.
40

Hypnotic est un thriller fantastique lent et plutôt linéaire, servi par des acteurs un peu endormi, comme sous hypnose (très fin, ça…). On peut bien sûr y trouver quelques idées intéressantes et même quelques effets gore surprenants pour une production de ce type. Mais c’est bien peu pour sauver des profondeurs de l’oubli ce petit film sans prétention une fois le générique de fin terminé.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques bonnes idées
  • Mise en scène propre

Que faut-il oublier ?

  • Manque de punch
  • Interprétation quelconque
  • Réalisation sans envergure

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