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Critique du Film : Land of the dead
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Critique du Film : Land of the dead

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 30 août 2005 à 1210

Quand Romero rencontre Carpenter

Vingt ans déjà. Vingt ans qu’une génération de fans attendait avec une impatience à peine contenue la suite de la saga des zombies, cette critique socialo-goreuse et politiquement incorrecte du grand maître Georgie.
Vingt ans que j’attendais…
(Hélas, comme le dit le vieil adage : à qui se fait trop attendre…)
Le film démarre par un générique en noir et blanc simple, avec des plans sur une radio qui crachote des informations sur l’invasion des morts-vivants, comme un témoignage d’une époque révolue. Puis, on nous plonge dans le vif du sujet : l’éveil intellectuel des morts-vivants, prise de conscience qui va amener une véritable révolution, dirigée par un leader charismatique s’il en est, un gigantesque pompiste black nommé Big Daddy (hum !)
Après une introduction assez sommaire des personnages principaux, Riley le bellâtre au bon cœur, Cholo l’anarchiste chicanos, et Charlie le simple d’esprit, Romero nous amène au cœur de l’action. Massacré par une bande de crétins - des pillards motorisés et protégés dans un camion surarmé - les zombis apparaissent alors comme des victimes, pauvres hères condamnés à l’abattoir, et comme une masse populaire opprimée par la loi du plus fort, du plus rapide, mais pas forcément du meilleur. A ce moment là, apparaît une certitude, le cœur de Romero a changé de camp… L’humanité ne mérite pas de survivre, l’armée des morts se va mettre en marche.
Evidemment, le bellâtre, hanté par les remords, en a marre de ce cirque, et il décide de tout plaquer. Il retourne donc chez lui, dans une île occupée par des réfugiés et parmi lesquels s’est établie une caste de nantis habitant une luxueuse tour de verre, les autres héritant de simples bidonvilles. Le tout, bien sur, étant protégé par un grillage électrifié et des militaires. Se rendant dans les bas quartiers malfamés, il sauve alors des morsures libidineuses de deux zombis la belle Slack (Asia Argento), une rebelle qui s’est révoltée contre le système établi.
Parallèlement, c’est à ce moment qu’entre en jeu le grand magna de ce système, Kaufman, incarné par Dennis Hopper. On apprend que ce personnage dirige d’île d’une main de fer, n’hésitant pas à éliminer l’opposition, et que la populace des bas quartiers n’est finalement pas mieux lotie que les zombis errant de l’autre coté du fleuve. Pas très malin ce Kaufman d’ailleurs, il se met à dos Cholo, son homme de main, en lui refusant l’accès au rang supérieur et en ne réussissant pas à l’éliminer. Il s’en fera un ennemi mortel.
Occupés à leurs magouilles, leurs débauches et leurs conspirations, les habitants de l’île ne voient pas arriver la vague purificatrice, qui parvient à traverser le fleuve en surmontant leur peur. Attirés par les lumières de la tour qui brille comme un phare, les zombis envahissent alors les lieux et détruisent la caste dominante. La population des bas quartiers étant sauvée à coup de roquette par le bellâtre. Les zombis survivants, menés par Big Daddy, entament une exode à la recherche d’une terre promise, sous le regard conciliant du bellâtre.
Fin.
Houlà ! Difficile de critiquer un film comme Land of the Dead. Sans affirmer qu’il soit mauvais, je dirais déjà qu’il est vraiment quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas.
Un rythme étranger au style de Romero
Tout d’abord, j’ai été très surpris par le rythme employé et le style de montage. C’est beaucoup plus dense et soutenu et, comme Requiem, le résultat obtenu m’a fortement rappelé les actioners de série B réalisé par John Carpenter. Cela n’a rien de péjoratif, j’adore le cinéma couillu de maître John, mais ce système enlève de la profondeur aux personnages et empêche les plans plus démonstratifs sur les zombis. Finalement, l’action est très bien gérée, le souffle ne retombe pas, mais les zombis perdent un peu de leur ‘’magnificence’’, ce calme déterminé qui est présent dans les précédents volets, et qui les rendaient si terrifiants.
Une leçon de morale aux dialogues un peu lourds.
’Je souhaiterais un pays ou il n’y a pas de grillage’’ (le bellâtre), ‘’je ne suis pas assez bien pour votre monde’’ (le chicanos), ‘’je cherche un lieu ou il n’y a pas d’hommes’’ (bellâtre encore), ‘’ils ont jugé que j’étais mieux en pute qu’en militaire’’ (La rebelle). Voici quelques échantillons de toutes les phrases revendicatives de Land of the Dead. A force de vouloir insister sur les sujets qui lui sont chers, Romero rend le message lourd et naïf, voir ballot. La défense des opprimés, les différences sociales, le racisme, on a droit à tous les poncifs du genre. Contrairement aux précédents volets où tout était sous entendu par les images, on a droit ici à une exposition de répliques de militants syndicaux. J’aurais aimé plus de subtilité.
Une mise en scène efficace
Bien sur, le scénario se prête facilement à ce genre de dialogues, avec ces trois groupes ethniques stéréotypés, qui n’ont qu’une envie : s’entretuer. Mais justement, je pense que cela n’était pas la peine d’en rajouter car le script est assez démonstratif. Un script de bonne facture justement, avec ses moments de tension (le magasin d’alcool, la scène du port) et ses séquences de pur déchaînement orgiaque et macabre, comme le massacre près du grillage. De plus, la mise en scène tient bien route, mise à part la séquence à l’humour un peu reloux dans laquelle est présentée l’équipe (Manolete, le Samoan et la Fille) qui va accompagner les héros. Au final, du travail de professionnel consciencieux.
Un jeu d’acteur décevant.
Du coté de l’interprétation, je dois admettre que j’ai été a nouveau déçu. Simon Baker est assez insipide dans le rôle principal du bellâtre, pas assez déterminé, et au regard un peu vide. Asia Argento n’est présente là qu’en faire valoir féminin, saucissonnée dans une tenue qui ne l’avantage pas du tout. Ses dialogues se résument à 5 lignes de textes et 3 grimaces. John Leguizamo, lui, s’en sort plutôt bien en opportuniste ambitieux, il faut dire qu’il a finalement le rôle le plus intéressant. Quand à Dennis Hopper, dans une interprétation stéréotypée – un millionnaire sans scrupule au tempérament psychorigide -, il fait ce qu’on lui demande, point barre. Le tout manque vraiment de folie et je pense sincèrement que la direction d’acteur est le plus gros point faible du film, comme les précédents volets d’ailleurs (rappelons-nous la médiocre performance de Lori Cardille dans Day of the dead).
Et les zombis dans tout ça
Pour finir, venons-en à ce qui nous intéresse au plus haut point : le retour de Tom Savini au coté de maître Romero. Et là, je ne peux exprimer que ma satisfaction, car même si les effets gore sont plus rares que dans les précédents volets (censure oblige, on est plus dans le cinéma indépendant des années 80), les maquillages sont superbes. Certains, bien sur, sont plus réussis que d’autres, comme Bid Daddy, avec ses dents proéminentes et son regard pensif voir rêveur (hommage évident à Bub, de Day of the dead) et la jeune fille blonde à la mâchoire fracassée, qui se révèle finalement être la Némésis de Slack. D’autres, amusants, sont de vibrants clins d’œil sympathiques, comme le jeune homme qui ressemble comme deux gouttes d’eau au héros malheureux du Retour des morts-vivants. Bref, c’est une totale réussite, très bien chorégraphiée, et parfois impressionnante, comme dans la séquence ou les morts émergent tous ensemble de l’eau du fleuve. Un pur moment de frisson.

La conclusion de

Pour conclure, je classerais Land of the dead dans la catégorie film d’action horrifique de série B, plus que dans celle du film gore, qui se doit plus démonstratif. Même si le message social paraît un peu lourd (faut croire que les américains sont un peu bouchés), le spectacle est assuré, les séquences chocs sont très bien réalisées, et c’est bien là l’essentiel. Certains fans apprécieront la nouvelle évolution des zombis, qui est bien dans la continuité de celle déjà entrevue dans Day of the dead.

Que faut-il en retenir ?

  • Une mise en scène efficace
  • Des effets spéciaux réussis
  • Nombreuses scènes chocs

Que faut-il oublier ?

  • Un traitement inattendu
  • Une direction d’acteur médiocre
  • Un message peu subtil

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