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Critique du film : Hollow man, l'homme sans ombre [2000], par Emmanuel G.

Avis critique rédigé par Emmanuel G. le vendredi 21 février 2003 à 11h23

Hollow Man

Et vous, que feriez vous si personne ne pouvait vous voir ?
La grande idée du film de Verhoeven est de revenir au concept original du bouquin de H.G Wells, à savoir que l'invisibilité d'un être humain ne pourrait entraîner que sa déchéance dans le mal. Idée salvatrice, car au fil des années, l’homme invisible est devenu un bon gars bien ennuyé par son état, voir un justicier redresseur de tord (les différentes séries télévisées) mais en aucun cas un salopard utilisant à des fins inavouables sa condition de fantôme. Devenu insaisissable, pouvant commettre les pires méfaits dans la plus totale impunité, il y a pourtant fort à parier que le commun des mortels se laisserait aller à ses pires instincts.
C'est bien entendu ce qui arrive au personnage de Kevin Bacon, Caine. Il faut dire que dès le départ, alors qu’il est encore visible, celui-ci est déjà bien atteint : égoïste puant, visiblement incapable de la moindre compassion envers l'un de ses semblables. Une fois invisible, il se prend rapidement pour un être supérieur à qui tout est permis. Dans le rôle de Caine, Kevin Bacon s'en donne à coeur joie. Il est parfait, glaçant à souhait, et tire incontestablement le film vers le haut. Dommage que la transformation de Caine de simple trouduc en implacable tueur se fasse avec une rapidité aussi facile...
On ne peut d’ailleurs que regretter que le film prenne au final le parti de suivre les 2 gentils héros (insipides et ironiquement, bien plus transparents que l’homme invisible) qui font tout pour arrêter le méchant Caine. On plonge alors avec regret vers une sorte de slasher movie (Caine liquide toute la distribution) qui serait presque banal si les exploits techniques ne se multipliaient pas à l'écran. De la transformation de Caine en homme invisible (hallucinante) aux divers stratagèmes déployés pour le confondre (avec de l'eau, de la fumée, de la peinture), les effets spéciaux sont proprement incroyables. Malheureusement, ils n'évitent pas l'effet catalogue et ne réussissent qu'à camoufler des rebondissements sans grande originalité. La fin, sans surprise et gentiment moralisatrice, est à l'avenant, laissant donc au spectateur un goût d'inachevé bien désagréable.
Et pourtant, quelques scènes rappellent avec plaisir que l'on se trouve bien devant un film du hollandais fou. Les premiers méfaits de Caine sont ainsi forcément liés à une libido tourmentée. De simple voyeur, il se met à peloter ses collègues avant de se lâcher complètement et de violer brutalement la jolie minette de l'appart d'à côté. Pas de doute, c'est bien notre Verhoeven préféré qui est aux commandes. Comme à son habitude, il oriente donc direct son Hollow Man en dessous de la ceinture et plonge avec délice vers les affres du voyeurisme et du sexe refoulé. Même si par la suite il oriente son film vers la série B de luxe, il n'a donc rien perdu de son goût pour la provocation, d'autant plus jouissif qu'il le camoufle au sein d'une production de studio aseptisée et calibrée. Il s'offre quelques dérapages particulièrement sympathiques et jouissifs qui ont du faire hurler les censeurs, comme lorsque Caine éclate la tête d'un chien de laboratoire en le frappant violemment contre une grille (brisant là un des tabous du cinéma américain !)
Se permettant enfin quelques écarts gore (le look d'écorché de Caine alors qu'il redevient à moitié visible ou lorsque Elizabeth Shue éclate des poches de sang pour tenter de repérer l'homme invisible), Verhoeven limite les dégâts en assurant le spectacle, fort d'un acteur principal en pleine forme et de quelques très bonnes trouvailles visuelles, comme le masque de latex porté par Caine, angoissant à souhait.

La conclusion de à propos du Film : Hollow man, l'homme sans ombre [2000]

Emmanuel G.
65

Sans complexe, Paul Verhoeven affuble des produits grand public à l'apparence chicos de ses obsessions récurrentes. Depuis son arrivée à Hollywwod, il dynamite le blockbuster des familles avec son oeil goguenard et salace. Dommage, donc, que son Hollow Man soit une demie réussite moyennement excitante.

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