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Critique du film : L'agent invisible contre la Gestapo [1949], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 19 décembre 2008 à 11h07

L'Homme Invisible est un patriote... et un farceur

Derrière le nom de Frank Raymond, un placide imprimeur américain, se cache le petit-fils de l'Homme Invisible. Alors que la guerre mondiale est sur le point d'atteindre son paroxysme, le commerçant est agressé par des espions de l'Axe qui veulent lui voler son secret familial: l'invisibilité. Non sans mal, il parvient à leur échapper. Puis, quand les Etats-Unis entrent en guerre suite à l'agression japonaise, Frank Raymond accepte de se mettre au service de son pays en danger...
Réalisé par Edwin L. Marin durant la guerre et sorti en France en 1949, lnvisible Agent est sans nul doute le pur produit de propagande. Ainsi, dans ce script écrit par Curt Siodmak, les agents de l'Axe (espions et officiers nazis) sont des pures caricatures semblant sortir de ces serials patriotiques qui noyaient les écrans américains à la même période. Perfides, ambitieux, prétentieux, parfois crétins, ils poussent même l'ignominie jusqu'à être désobligeant envers la gente féminine, c'est dire... Les alliés, quand à eux, sont les expressions de la bonté personnifiée, avec un Frank Raymond facétieux et courageux, un gouvernement américain qui fait preuve d'une extraordinaire éthique (ils ne forcent pas Raymond à leur livrer son secret, ils attendent son bon vouloir, faisant confiance à son esprit patriotique) et une belle espionne totalement dévouée à la cause. Bref, si l'on s'attarde de trop sur ces éléments, il est évident que la vision de Invisible Agent ne sera pas une expérience très agréable. Heureusement, le film présente d'autres aspects, nettement plus séduisants.
A commencer par l'humour, très fréquemment rencontré dans les scénarios écrits par ce grand monsieur qu'est Curt Siodmak - même si le travail effectué ici peut être considéré comme mineur dans sa filmographie. Un humour léger et enfantin, des farces qui décrédibilisent l'action bien sur, mais qui, surtout, permettent aux situations les plus caricaturales de passer sans mal (la musique "cartoonesque" appuie encore cet aspect comédie). Ainsi, plus d'un demi-siècle après sa sortie en salles, Invisible Agent est toujours aussi amusant, ce qui est vraiment remarquable. La séquence où Raymond se déshabille alors qu'il est accroché à son parachute (pas évident, d'autant plus qu'il aurait pu certainement se préparer dans l'avion) sous le regard incrédule des observateurs allemands est un bon exemple de la mise en oeuvre de cet humour totalement au service d'un désir de dédramatisation.


Ensuite, si la réalisation de Edwin L. Marin, un honnête artisan au service de l'Universal, n'a rien d'exceptionnel, il y a tout lieu d'être séduit par les géniaux effets spéciaux de John P. Fulton. Très nombreux, ils agrémentent le récit de manière très efficace, d'autant plus que Frank Raymond se sert de cette invisibilité pour mettre en oeuvre quantité de farces destinées à ridiculiser les agents ennemis. Un niveau de qualité élevé, qui a valu à Fulton d'être une nouvelle fois nominé pour les Oscars. Certains aspects, bien entendu, ont pris un petit coup de vieux et apparaissent comme bien naïfs, comme lorsque Frank Raymond se passe de la crème sur le visage pour être vu de la belle Illona Massey (une plantureuse actrice-chanteuse d'origine hongroise) et que, au final, on en vient à voir ses dents et même sa langue!..
Enfin, pour finir, attardons-nous un peu, si vous le voulez bien, sur le très joli casting de ce film. C'est John Hall, l'un des sex-symbol de l'époque (interprète de Kit Carson et d'Ali Baba) qui se glisse dans la peau de Frank Raymond. Athlétique, il est plutôt crédible dans son rôle et se prête assez bien à l'aspect comédie clairement affiché par le récit. Je vous déjà parlé plus haut de Illona Massey, je vous dirai juste que son physique assez proche de celui de Greta Garbo s'accorde très bien à ce rôle d'espionne de charme. Néanmoins, c'est bien les méchants qui vont vraiment attirer l'attention des cinéphiles. En effet, c'est deux grandes pointures du cinéma hollywoodien qui incarnent les bad guys de ce film. Cedric Hardwicke est Conrad Shaffer, l'un des responsables de la Gestapo (en fait, au regard des uniformes, on dirait plutôt un officier SS) et Peter Lorre est l'agent japonais, le baron Ikito. D'ailleurs, le second, avec son personnage sadique (qui ne ressemble pas des masses à un japonais d'ailleurs), son regard torve et ses attitudes viles, ils ne va pas manquer de rappeler aux fans d'Indiana Jones le rôle de Ronald Lacey dans les Aventuriers de l'Arche Perdue. Dire que Spielberg et Lucas se sont inspiré de cet Ikito pour créer leur major Toht est un pas que je franchis volontiers tant les similitudes (à la fois comportementales et vestimentaires) sont frappantes.

La conclusion de à propos du Film : L'agent invisible contre la Gestapo [1949]

Nicolas L.
65

Pour conclure, je dirai qu'Invisible Agent est de vision tout à fait agréable. Malgré un aspect "propagande" très poussé et des personnages vraiment trop caricaturaux, le film de Edwin L. Marin se rattrape avec la présence d'un humour bienvenu, d’excellents effets spéciaux (pour l'époque, bien entendu) et un casting de qualité. Une oeuvre sympathique, apte à divertir tout cinéphile digne de ce nom

Que faut-il en retenir ?

  • Un humour sympathique
  • De bons effets spéciaux
  • Un casting séduisant

Que faut-il oublier ?

  • L'aspect propagande
  • Personnages caricaturaux

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