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Critique du Film : Les Aventures d'un homme invisible
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Critique du Film : Les Aventures d'un homme invisible

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 25 janvier 2006 à 0833

Une œuvre injustement inconsidérée

Nick Halloway est le stéréotype du yuppie américain ; débrouillard dans son travail, à l’aise financièrement, mais terriblement banal et sans aucune personnalité, mis à part son coté superficiel et volage. Le lendemain d’une cuite, une pratique habituelle chez lui, au cours de laquelle il a fait la connaissance de la belle Alice, Nick trouve moyen de s’assoupir à l’écart lors d’une conférence rébarbative. Assommé par l’alcool, il ne se réveille pas lorsque survint un incident dans le laboratoire voisin et il subit de plein fouet les conséquences de la catastrophe. A son réveil, il s’aperçoit qu’il est devenu invisible…


En 1986, l’acteur comique Chevy Chase achète à la compagnie Universal les droits sur le film l’ Homme Invisible, une œuvre qu’il a toujours apprécié et qu’il souhaite adapter et interpréter. En effet, le comédien, un peu sur la pente descendante en terme de notoriété, cherche à se diversifier et à explorer de nouveaux horizons.
Il va alors s’atteler à la recherche d’un réalisateur. C’est en visionnant Starman que Chevy Chase voit en John Carpenter le cinéaste capable de mettre en image un scénario relativement compliqué et très exigeant techniquement. Eloigné des grands studios depuis le bide de Jack Burton, John Carpenter se laisse convaincre par la star et accepte de signer ce projet qui sera financé en grande partie par la Warner.
Le narcissique Chevy Chase désirant ne pas disparaître à l’image, John Carpenter se retrouve devant un problème. Comment garder visible à l’écran un homme qui, en théorie, devrait être complètement transparent. Il trouvera la solution en utilisant deux méthodes, simultanément. Se rappelant peut-être le magnifique Fantôme de Mme Muir dans lequel la belle Gene Tierney était en quelque sorte la ‘’clairvoyante’’ du film, avec ces scènes dans lesquels le fantôme apparaissait uniquement lorsque le spectateur prenait place dans le regard de la jeune femme, il décide d’employer une technique similaire. Mais en lieu et place d’un personnage, il choisit d’utiliser comme déclencheur de ‘’visibilité’’ la voix off, un système qu’il n’apprécie pas énormément, il est vrai, et des techniques de réflexion – miroir, eau de pluie, etc. - lorsque le scénario lui en donne l’occasion. Le système de la troisième personne, qui place le spectateur directement en position de ‘’clairvoyant’’ est plus rarement utilisé et de manière brève, et uniquement lorsque il ne risque aucunement de créer de confusion dans les esprits.
Et rien que cette prouesse technique, parfaitement maîtrisée, est une bonne raison de visionner ce film. A aucun moment, il ne gène la narration, et bien au contraire, il donne parfois l’occasion à Carpenter de se glisser sur des terrains qu’il connaît peu ; le romantisme et le comique de situation. C’est peut-être pour cela que le talentueux réalisateur n’aime pas beaucoup son film ; le fait d’avoir à effectuer un tournage sur le fil du rasoir laisse des séquelles et rarement de bons souvenirs, surtout que les rapports avec Chevy Chase sont rapidement devenus conflictuels.
Car l’acteur, venu du monde de la comédie, a du mal à réaliser le potentiel dramatique de l’œuvre, pourtant évident aux yeux de Carpenter. Même si d’un commun accord, le choix se porte sur considérer l’invisibilité comme une malédiction et une métaphore sur la ‘’transparence sociale’’ des classes moyennes, les deux hommes se déchirent littéralement sur le plateau, ayant une vision complètement différente sur la manière d’interpréter les scènes. En étant égoïste, il faut admettre que ces tiraillements ont eu un effet bénéfique ; l’apparition d’un humour désabusé, cynique et relativement cruel.
Le récit des malheurs de Nick Halloway est alors transformé en véritable chemin de croix, reposant sur un humour sadique qui donne à Chevy Chaqe l’occasion de démontrer qu’il sait faire autre chose que le pitre ou le simplet. Pour exemple, la séquence où, assis à coté d’eux, il entend ses amis médire à son sujet et parler de sa mort de manière complètement indifférente est très touchante. D’un autre coté, l’étreinte entre Alice et un Nick modelé par la pluie, près de la fontaine, est d’une réelle poésie.

Un des autres aspects, et pas le moindre, des Aventures d’un Homme Invisible – et, il faut le noter, non pas de l’Homme Invisible, on insiste encore sur le coté sociologique – est le traitement narratif purement Hitchcockien. Le thème du faux coupable est présent – Nick Halloway n’est coupable de rien hormis d’aimer un peu trop la vodka – et les autorités à sa poursuite, implacables et tenaces, sont représentés par les hommes de David Jenkins. Elément indispensable de la narration, David Jenkins – interprété par un Sam Neill génial – est littéralement le catalyseur de la véritable naissance de Nick Halloway. En effet, grâce à son acharnement, sa méchanceté et son absence totale de moralité, l’abject personnage va déclencher la réaction du héros, notamment lors du kidnapping d’Alice – interprétée par la blonde Darryl Hannah. Le nouvel héros va alors découvrir qu’il y a plusieurs conceptions de la ‘’visibilité’’, une renaissance virile qui va l’autoriser à commencer une nouvelle existence.

La conclusion de

Je dois avouer que, lors de sa sortie, j’avais été négativement surpris par ce film, tant il est loin des registres habituels d’un de mes cinéastes favoris. Mais, avec les années, et malgré un happy end un peu trop convenu, je suis forcé d’admettre que j’aime bien aujourd’hui ces Aventures d’un Homme Invisible. Mélange détonnant d’humour et de drame, réalisé avec élégance et précision, il n’est peut-être pas le meilleur film sur le sujet, mais il remplit parfaitement un de ses principaux objectifs : divertir intelligemment.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario intéressant
  • Réalisation conventionnelle mais efficace
  • Interprétation de bon niveau
  • Bons effets spéciaux
  • Mélange de genres très réussi

Que faut-il oublier ?

  • Un happy end vraiment nase
  • Un Carpenter très sage

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