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Critique du film d'animation : Le Crapaud et le Maître D'école [2003], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 9 juillet 2020 à 09h00

La légende du crapaud sans tête

Critique de la version française.

Le nom de Disney est légitimement associé à des productions ambitieuses et grandioses dans le domaine de l'animation depuis près de 90 ans. Néanmoins, le géant du divertissement connu une période plus modeste dans les années 1940 où il enchaîna les compilations de courts-métrages dont Le Crapaud et le Maître D'école fut le dernier représentant.

La Seconde Guerre mondiale fut un événement compliqué à gérer pour Walt Disney et ses studios d'animations. Après le succès de Blanche-Neige et les sept nains en 1937, la sortie de Pinocchio en 1940 fut difficilement digérée à cause de l'impossibilité de livrer le film dans une Europe en guerre. De plus la société dû participer aux efforts de guerre en travaillant sur des films de propagande notamment à destination du marché sud-américain (Les Trois Caballeros...) et se concentra ainsi sur des productions moins ambitieuses (Dumbo et Bambi...) où des compilations de cours-métrages (Coquin de printemps et Mélodie Cocktail), même dans les années qui suivirent la fin de la guerre histoire de remonter la pente. Le Crapaud et le Maître D'école compila ainsi deux courts-métrages d'environ 30 minutes pour une sortie en 1949 avant que Disney puisse enfin reprendre la production de longs-métrages plus ambitieux avec Cendrillon. Il est à noter que Le Crapaud et le Maître D'école ne sorti jamais en cinéma en France car on a dû patienter jusqu'à 2003 pour que la compilation sorte entièrement localisée chez nous en DVD.

Comment souvent, Disney adapte ici des œuvres littéraires à commencer par Le Vent dans les saules grand classique pour enfants de l'Ecossais Kenneth Graham datant de 1908 que Walt Disney voulu adapter dès le début des années 1940 avant de mettre la production en pause puis de la relancer pour ce métrage. Le second est un autre classique, cette fois-ci américain puisqu'il s'agit de la nouvelle La Légende de Sleepy Hollow de Washington Irving datant de 1820 dont l'histoire est assez connue. Là encore Disney souhaitait en faire un film à part entière avant de se rendre compte, comme pour Le Vent dans les saules, qu'il n'y avait pas assez de matière pour faire un long-métrage d'où l'association des deux. Pour officier en tant que réalisateurs, Walt Disney (producteur) confie le projet à des anciens de la maison, Clyde Geronimi (alors spécialiste des courts-métrages ayant participé aux réalisations de Coquin de printemps et de Mélodie Cocktail), James Algar (un des réalisateurs de Fantasia) et Jack Kinney (beaucoup de courts-métrages mettant en scène Dingo ainsi que La Boîte à musique ou Mélodie Cocktail...). Pour la petite histoire, sachez que les deux histoires sont narrées en VO par Basil Rathbone et Bing Crosby. Excusez du peu...

La Mare aux Grenouilles (adapté du Vent dans les saules), premier court-métrage, nous plonge dans un Londres victorien où hommes et animaux vivent ensemble. On fait la rencontre de Maître Crapaud et de ses amis Taupe, Rat, Blaireau dont les relations ne sont pas au beau fixe. Blaireau alerte Taupe et Rat des lubies de Maître Crapaud qui coûtent une fortune et menace de ruine notre héros insouciant pris de passion pour l'automobile l'entraînant malgré lui dans un procès pour vol... L'histoire simple et sympatrique est bien rythmée notamment grâce à l'attachant Maître Crapaud comme ses dévoués amis qui vont devoir interagir avec les tribunaux anglais, un cheval un peu cavalier, un barman trop bon pour être honnête et un gang de furets... La direction artistique tient la route et le scénario s'enchaîne bien (si on ne se pose pas trop de questions) tant il offre de grands moments notamment la séquence finale dans le château de Maître Crapaud avec un humour burlesque assez efficace. Une histoire finalement assez enfantine mise en scène avec talent mais qui est clairement loin de ce qu'est capable de proposer Disney. Sinon, on sent que le character design a du inspirer Basil, détective privé des décennies plus tard.

Le second court-métrage, La Légende de la Vallée endormie (adaptée de La Légende Sleepy Hollow) est autant un enchantement qu'une déception. Un enchantement d'abord car elle présente avec beaucoup d'humour, sans hésiter à plonger dans un léger cynisme, l'histoire du maître d'école Ichabod Crane qui est aussi compétant que vénal surtout lorsqu'il tombe amoureux d'une jolie riche héritière de son village. Il doit néanmoins faire face à un rival qui a autant de muscles que lui de cervelle. Cette plongée dans un village (qui a semble-t-il inspiré celui de La Belle et la Bête) est assez dépaysante avec une douce légèreté. Les différents types d'humour s'enchaînent à merveille et le héros plein de défauts fait son effet jusqu'à qu'on se demande quand le cavalier sans tête va enfin arriver. Et quand il est là, après beaucoup d'attente, il se paye le luxe d'avoir une course-poursuite trop longue car les deux poursuivants ne cessent de tourner en rond. Pourtant il y avait de bonnes idées avec une mise en scène vraiment différente du reste du court-métrage qui nous laisse finalement grandement sur notre faim.

Là où les deux cours-métrages ne déçoivent clairement c'est au niveau de l'animation. Elle est d'une fluidité sans faille s'adaptant sans aucun problème à n'importe quel personnage, créature ou animal nous démontant, s'il y en avait besoin, que les studios Disney sont des maîtres en la matière à cette époque. Pour la mise en scène, on sent l'expérience du studio dans les différents procédés comiques comme dans la volonté d'offrir un divertissement de qualité à son public. Le film devait être bien plus impressionnant pour le spectateur ayant pu le voir à sa sortie. L'adaptation française est par ailleurs de qualité avec des voix au diapason afin d'ajouter un véritable supplément d'âme. Il faut néanmoins avouer deux choses : la première étant que les deux courts-métrages accusent quand même leur âge et la seconde est qu'ils sont très en dessous en termes de qualités et d'ambitions que des œuvres comme Blanche-Neige et les sept nains, Pinocchio, Dumbo ou Bambi... Un peu comme toutes ces compilations de courts-métrages Disney sortis dans les années 1940 en somme. Des productions sympathiques mais néanmoins dispensables.

La conclusion de à propos du Film d'animation : Le Crapaud et le Maître D'école [2003]

Auteur Bastien L.
65

Le Crapaud et le Maître d'école représente bien ces productions Disney moins connues que celles qui ont bercé notre enfance mais qui font partie intégrante de son histoire. Fruit d'une époque compliquée pour la firme aux grandes oreilles, ces deux courts-métrages adaptés de classiques de la littérature anglophone, démontrent tout le savoir faire d'un studio limité dans ses ambitions dont les spectateurs actuels pourront y trouver un divertissement malheureusement oubliable. De plus, la légende du cavalier sans tête s'avère quand même assez frustrante dans son exécution...

On a aimé

  • Une rareté Disney
  • Du divertissement efficace
  • Très bien animé

On a moins bien aimé

  • La légende du cavalier sans tête décevante dans son exécution
  • Du Disney second choix
  • Ca a pris son petit coup de vieux...

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