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Critique du film : Le Labyrinthe de Pan [2006], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 25 octobre 2006 à 13h08

Œuvre à multiples facettes !

Appréhender le Labyrinthe de Pan, va être une chose délicate, expliquer pourquoi ce film est merveilleux sans en dévoiler la nature sera tout aussi complexe. Je vais m’y essayer et vous dire pourquoi ce Labyrinthe de Pan, malgré une campagne mensongère mérite le détour.
Je vais parler d’abord du battage marketing qui se révèle bien trop trompeur et qui va desservir à coup sûr le film; film qui a créé un type d’impatience pour ce qu’il n’aborde que très rarement. Alors qu’au vu des affiches et des photos, nous pensions que Guillermo Del Toro nous entraînait dans un bestiaire entre Alice au pays des merveilles et Cabal ; il en est tout autre. Sérieusement, beaucoup des spectateurs pourraient sortir déçus de la salle, croyant être allés voir un autre film que celui appréhendé. Pourtant, il s’agit bien d’une petite pépite d’or qui va passer discrètement sous les yeux des spectateurs.

Le signe d’un espoir

Premier plan : une petite fille allongée, qui semble fatiguée, l’éclairage semble de nuit et cette dernière saigne du nez. Petit à petit le sang part en arrière jusqu'à nous mener en 1944 vers la fin de la Seconde Guerre mondiale en Espagne. Ofélia, la jeune fille suit sa mère, Carmen, qui s’apprête à rejoindre son futur époux. Hélas pour elle, un fasciste de premier ordre. Ofélia lors d’une pose sur le chemin qui la mène à son nouveau domicile, découvre une partie de sculpture. La jeune fille en recherchant un peu, y découvre la fameuse pierre taillée avec sa partie manquante. En y rajoutant la pièce qui fait défaut, cette dernière va libérer quelque chose.
À partir de ce moment, il va se mélanger ténèbres et poésie sous la caméra avisée d’un Guillermo Del Toro qui est réellement concerné par le projet, occupant aussi les titres de scénariste et producteur. Sur le Labyrinthe de Pan, nous retrouvons des symboliques qui semblent chères au réalisateur, l’idée du temps par une montre, l’idée du fascisme, avec d’ailleurs une ressemblance dans les costumes à ceux de Hellboy, et la résistance face à une grande puissance. Dans le cas présent, il est question d’une petite fille qui, prise dans un monde de guerre, va s’immerger dans un monde de fables. Mais le monde créé par la gamine n’est pas pour autant féerique ; telles les plus grandes légendes, nous y retrouvons de grands dangers.
Si certains y verront des ressemblances avec l’échine du diable, ce n’est pas pour rien puisque du propre aveu du réalisateur « a la base, le scénario du Labyrinthe de Pan ressemblait à ma toute première version de l’échine du diable, et aurait dû être mon tout premier film si j'avais réussi à trouver le budget nécessaire pour le réaliser à l'époque ». Le film, avant d’être de la fantasy, et avant tout un sujet traitant du monopole fascisme et du danger que celui-ci représente par son idée. À ce titre le personnage du mari de Carmen, le Capitaine Vidal, est un monstre bien pire que ceux qui sortiront de l’imagination de Ofélia. La trame fantastique ne sera donc qu’un moyen de métaphore et de contraste par rapport aux véritables dangers. Et cette partie bien trop mise en avant dans les campagnes publicitaires n’est pas si répondue, d’où peut-être un désappointement. Cependant, le côté fantastique existe bien. et à travers l’imagination de la jeune fille cela nous montre deux choses : une façon de se libérer et d’espérer de la noirceur de la vie, mais aussi, qu’une partie des légendes, et la force de croire en ses mêmes légendes, peuvent aussi portait des êtres a surmonté des douleurs.
Sergi Lopez en monstre fasciste absolue !

Personnellement, ce qui me touche le plus dans le Labyrinthe de Pan, c’est la facilité que porte le réalisateur à nous transporter d’un monde à l’autre et comment il arrive à rejoindre deux thématiques opposées : le fantastique et le fascisme. J’ai souvent été ému par les scènes, ébloui par la recherche graphique du film et embarqué par la performance des acteurs, en particulier par celle de Sergi Lopez loin de ses rôles habituels
Forcément, il y a bien - à y réfléchir - 2 ou 3 incohérences, ou trou scénaristique, mais quel film peut prétendre n’avoir jamais omni quelques détails ? Et il serait vraiment trop facile, je pense, de se focaliser sur cela. La magie est là, il suffit de l’accepter et la saisir, de ressentir le film et de regarder à travers les yeux de Ofélia. Et, croyez-moi, à travers les yeux de cette enfant tout devient qu’émotion pure.

La conclusion de à propos du Film : Le Labyrinthe de Pan [2006]

Richard B.
80

Le Labyrinthe de Pan n’est pas ce à quoi je m’attendais, mais cela ne veut pas dire que le film est mauvais, inversement, il respire la sincérité. Beau et effrayant, féerique et troublant, le Labyrinthe de Pan à de multiples facettes et seul plusieurs visions pourront les montrer toutes. Un film d’auteur avant tout, mais aussi un film passionnant !

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