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Critique du comics : Midnight Tales #4 [2019], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le jeudi 5 décembre 2019 à 09h00

Une fin de saison bien sombre !

Ce quatrième tome de Midnight Tales est le dernier volume de la première saison de cette série chez Ankama. Toujours sous la direction du talentueux Mathieu Bablet, le fil rouge autour de l'Ordre de Minuit se poursuit dans différents lieux et différentes époques avec un déroulé plus sombre cette fois et la clotûre d'une des histoires commencées depuis le tome un. 

 

Kiriarchie est la première histoire à ouvrir ce tome. Dessinée et scénarisée par The Neb Studio, elle dépeint une situation terriblement d’actualité. Une jeune femme attend le métro à Paris. Elle monte dans la rame et rapidement est harcelé par une bande de garçons lourds de plus en plus agressifs. La situation dégénère vers le fantastique et l’horreur. Une histoire sombre portée par une très belle colorisation et très bien amenée qui montre le regard de la société de façon intransigeante sur les victimes.

Maymaygwashi est dessinée par Loïc Sécheresse, le trait et très particulier et pas forcément à mon goût. Le scénario est de Clément Rizzo, nous voici plongé dans le froid canadien en 1977 : des jeunes, des disparitions, des créatures dans un lac. En Amérique du Nord, dans la tradition orale du peuple Ojibwé, le maymaygawshi est une créature aquatique, un esprit lacustre gardien de la Terre. S’en suit une partie encyclopédique sur les créatures dites écologiques.

Epilogue dessiné et scénarisé par Mathieu Bablet

En traversant est une nouvelle de Tanguy Mandias illustrée par Mathieu Bablet qui vous plonge dans un township de Johannesbourg en Afrique du Sud. Une équipe de trois midnight girls est à la recherche d’une anomalie… mais que faire quand cette anomalie est juste un nourrisson ?

Zoltar le magnifique nous emmène à la fête foraine à Coney Island en 1971. Le dessin précis et expressif est de Neyef et le scénario de Mathieu Bablet. Des bandes de jeunes masqués, de la violence et une marionnette hantée. Ambiance carnivale effrayante pour cette histoire prenante.

Enfin, Devil’s Garden continue avec une plongée dans la campagne maudite des Carpates en 1993. Trois jeunes femmes sont en roadtrip en Roumanie quand le type qui les a pris en auto-stop les lâche en pleine forêt. Les voici à marcher avec leur backpack espérant atteindre un village avant la nuit. Elles arrivent enfin dans THE bled paumé de montagne où aucun habitant ne semble parler leur langue. Une étrange cérémonie a lieu : des cadavres dans des cercueils en bois ouverts sont éventrés. Alors qu’elle commence sérieusement à regretter d’être là, un prêtre s’adresse à elles en anglais et leur expliquent ce qui se passe. Une histoire palpitante en deux temps qui rappelle le poids des traditions et de la superstition mais aussi que les humaines sont des monstres comme les autres. Des extraits du journal des voyageuses sont inclus dans la bande-dessinée et apporte des détails et une meilleure immersion. Une intrigue assez effrayante par Mathieu Bablet et un dessin expressif de Thomas Gilbert !

Une partie encyclopédique s’intéresse au travail de sorcière et à la notion de vampire, puis  à la magie dans l’Antiquité : très intéressant ! Enfin un épilogue nous emmène de nouveau en 1993 mais à Forteresse Blanche rappelant la dureté de la vie quotidienne des midnight girls.

Chaque histoire dans cette première saison a permis l’élargissement des codes de cet univers des sorcières enrôlées pendant la Seconde Guerre Mondiale aux jeunes femmes perpétuant le culte des morts en Inde. Chaque récit dépeint la complexité de l’ordre de Minuit et sa part d’ombre, la pluralité de ses membres et les risques qu’elles prennent. 

Les quatre prochains volumes devraient être centrés sur l’histoire Devil’s garden et ses conséquences. La saison deux clôturera l’histoire de Johnson et Sheridan, ces deux midnight girls chargées de neutraliser les sorcières trop puissantes.

La conclusion de à propos du Comics : Midnight Tales #4 [2019]

Nathalie Z.
87

Le tome 4 de Midnight Tales vient clore une saison dense et passionnante autour du thème de la sorcière. Dans ce dernier volet, Mathieu Bablet achève la mise en place de l'échiquier Midnight Tales, un univers ésotérique complet avec bandes dessinées, nouvelles et encyclopédie mélangées. De Paris à la Bulgarie en passant par le Canada, retrouvez les aventures des midnight girls en dangereuses postures et essayez de cerner le véritable but de l'Ordre de Minuit. 

On a aimé

  • Fin du premier arc d'une des meilleures séries occulte contemporain du moment
  • Plusieurs artistes réunis autour de Mathieu Bablet
  • Du contenu dense et documenté

On a moins bien aimé

  • Certains dessins sont moins esthétiques
  •  

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