75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film d'animation : Dragons 3 : Le monde caché #3 [2019], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 25 février 2019 à 18h00

Une grande conclusion

Critique de la version française.

Après seulement deux épisodes, la saga Dragons s'est imposée comme un fleuron du cinéma d'animation américain grâce à sa faculté à mélanger l'épique et l'intime, le fantastique et le drame familial au-delà d'un solide aspect technique. On attendait donc impatiemment ce troisième et dernier épisode pour conclure cette saga comme il se doit.

Pour rappel, la saga Dragons est l'adaptation d'une série de romans jeunesse créée par Cressida Cowell. Une adaptation qui est avant tout l’œuvre du Canadien Dean DeBlois, lequel s'est fait connaître au début des années 2000 en co-réalisant le réussi et décalé Lilo et Stitch avec son compère Chris Sanders. Les deux hommes poursuivent leur coopération sur le premier Dragons en 2010, assumant les rôles de scénaristes comme de réalisateurs. Ce film d'animation pour le compte des studios d'animation DreamWorks (Shrek, Madagascar, Kung fu Panda,...) fut un véritable succès surprise annonçant au moins deux suites pour boucler les aventures de Harold le Viking et de son dragon Krokmou. Pour les deux suites, DeBlois garde sa double-casquette tandis que Sanders se met en retrait (il est crédité en tant que producteur exécutif sur le troisième épisode). Dragons 2 (2014) fut un nouveau succès accentuant la pression sur les épaules de Dean DeBlois. Il se devait pour ce troisième épisode de boucler le parcours de ses deux héros tout en évitant de se perdre dans une suite visant un plus grand spectacle au risque de perdre l'équilibre émotionnel des opus précédents. Le tout avec le défi technique que chaque production DreamWorks se doit de relever. Doté d'un budget confortable de 130 millions de dollars, les équipes de Dean DeBlois nous propose enfin Dragons 3 : Le monde caché en ce début 2019.

Le film se déroule un an après Dragons 2, alors que sous l'impulsion de son chef le jeune Harold, le village Viking de Beurk est devenu un véritable havre de paix pour les dragons. A l'aide de son dragon Krokmou, qui est devenu l'alpha de tous les autres dragons, Harold s'est mis en tête de délivrer tous les dragons emprisonnés et utilisés à des fins guerrières par les autres clans vikings. Devenant très efficaces, Harold et les siens (sa promise Astrid, sa mère Valka et ses camarades qui ont bien grandi) commencent à mettre en péril leur mode de vie. Le village de Beurk sature à cause du trop grand nombre de dragons présents tandis que les clans vikings commencent à s'allier contre eux. De plus, Harold a notamment attiré l'attention d'un adversaire redoutable, le chasseur de dragons Grimmel qui a décimé tous les Furies Nocturnes, la race de Krokmou. Ce dernier devient ainsi la prochaine proie de ce dangereux viking. Harold pense trouver une solution aux problèmes des siens en voulant trouver le monde caché des dragons aux confins du monde afin d'y vivre enfin paix. Le problème est que ce monde semble être un mythe, que les clans Vikings resserrent leur étau et que Krokmou tombe amoureux d'une Furie Nocturne blanche appelée Furie Eclaire... Sans oublier que certains commencent à douter du rôle de chef de Harold.

Une des grandes satisfactions de cette suite est que Dean DeBlois a réussi à garder l'équilibre quasiment parfait entre l'épique et l'intime au sein d'une intrigue mêlant action, humour et émotion. Ce mélange est ce qui permet à Dragons d'être une saga qui touche toutes les générations, que cela soit les plus jeunes ou les adultes plus ou moins âgés. Cette suite plonge parfaitement dans le drame humain qui se joue derrière ses atours de film à grand spectacle. La saga explore avec intelligence un thème universel : devenir adulte. Après gérer les attentes de ses parents (premier épisode) pour ensuite tracer sa propre voie (second épisode), il s'agit ici de savoir se débarrasser émotionnellement de ce qui nous définissait en tant qu'enfant. Le tout est fait sans jamais prendre le pas sur les aventures rythmée des Vikings et de leurs dragons. Les plus jeunes pourront frissonner face aux dragons vénéneux de Grimmel et rigoleront aux pitreries de Krokmou quand il tente de séduire sa belle façon Cyrano de Bergerac. La fin douce-amère est par ailleurs un modèle du genre et nous fait ressentir une énorme bouffée de tendresse envers cette somptueuse saga. Il y a quand même des défauts dans l'histoire, notamment la présence de Grimmel, un antagoniste sans relief qui est méchant parce qu'il en faut un et que le cahier des charges le stipule. Il ne sert qu'à rythmer le film et souligner de manière trop appuyée les enjeux personnels de Harold. C'est à se demander si Dragons 3 n'aurait pas été meilleur sans grand méchant de service, mais c'est un risque qui semble encore trop grand à prendre pour Hollywood.

Au-delà de son scénario, on est heureux de retrouver l'univers proposé par Dragons . Sa direction artistique assez cartoon dans son dragon design avec des personnages humains aux proportions arrondies lui donne un véritable cachet. On apprécie aussi son aspect très coloré, que cela soit pour les dragons ou le village de Beurk (qui offre un contraste intéressant aux horizons marins ainsi qu'aux forêts et prairies luxuriantes). Sur son aspect artistique, le film en met plein les yeux notamment lors de la découverte d'un lieu très important qui offre un déluge de couleurs et de beauté qui régale nos rétine. Cette prouesse est évidemment permise grâce à la grande tenue technique du film, démontrant un chemin énorme parcouru depuis le premier film (avec beaucoup plus de dragons présents à l'écran et un travail sur les effets impressionnant). Ce n'est parfois rien, mais les effets du vent sur les chevelures des personnages ou des étincelles annonçant un feu sauvage donnent tellement plus de poids aux scènes se déroulant sous nos yeux ébahis. On note aussi l'utilisation intéressante d'un nouveau logiciel de gestion de la lumière qui permet de véritables beaux moments enrichissant la mise en scène ainsi que l'ambiance des scènes. Le film se repose ainsi beaucoup sur la technique pour offrir une diversité d'ambiance allant de l'inquiétant au poétique comme du suspense à l'intimiste... Tout est fait pour qu'on plonge avec plaisir dans cet univers mélangeant de manière enfantine (violence des combats, clichés...) le monde des vikings et celui des dragons.

L'aspect technique est un outil formidable pour travailler sur l'animation des personnages notamment des dragons. Venant de DreamWorks et ses employés expérimentés, l'animation est évidemment une merveille mais on avait pas vraiment de doute là-dessus. Un travail de grande qualité a été réalisé pour donner vie aux nombreux personnages du film ainsi qu'aux batailles parfois dantesques qui s'y déroulent. Tout est fait dans une incroyable fluidité s'adaptant parfaitement à la morphologie d'abord des humains puis ensuite des différents dragons dont on sent vraiment le poids et les capacités. Cela renforce évidemment le côté épique des scènes d'action, mais ce travail est encore plus criant lors des moments d'échanges entre Krokmou et sa belle. Ces moments sont les plus réussis du film artistiquement et techniquement grâce à l'apparente simplicité du concept de dragons tombant amoureux de manière comique puis poétique. C'est par ailleurs à ce moment que Dean DeBlois surpasse sa mise en scène assez classique pour offrir un peu d'audace à un film visuellement assez calibré. Ces scènes démontrent tout l'intérêt d'un cinéma d'animation quand il donne vie à l'impossible s'inscrivant dans les plus grands moments de la saga. Pour terminer, on pourra néanmoins regretter que Dragons 3 sente quand même un peu le réchauffé comme tout troisième épisode d'une série qui a parfois tendance à se reposer sur les mêmes bonnes idées des deux premiers films comme les pitreries de Krokmou ou les caractères des personnages secondaires...

La conclusion de à propos du Film d'animation : Dragons 3 : Le monde caché #3 [2019]

Bastien L.
80

Dragons 3 est une conclusion très satisfaisante à une des sagas les plus attachantes du cinéma d'animation en images synthèse. Les équipes de DreamWorks et le scénariste/réalisateur Dean DeBlois en tête, se sont surpassés pour créer un film visuellement magnifique avec une histoire mixant parfaitement un souffle d'aventure épique et une introspection passionnante de son personnage principal. Une œuvre sublime et généreuse qui souffre quand même de quelques défauts, à commencer par son antagoniste principal tout à fait dispensable.

On a aimé

  • Un souffle épique qui n'oublit jamais de raconter quelque chose
  • Visuellement très impressionant
  • La rencontre entre Krokmou et Furie Eclaire

On a moins bien aimé

  • Le méchant qui méchant parce qu'il est méchant
  • Ca sent un peu le réchauffé par moments
  • C'est la fin...

Acheter le Film d'animation Dragons 3 : Le monde caché #3 [2019] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Dragons 3 : Le monde caché #3 [2019] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Dragons