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Critique du film : Hercule [2014], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 26 août 2014 à 13h09

Produit de consommation estival

Hercule et ses amis

Hercule au cinéma c'est une très longue histoire d'amour, mais aussi beaucoup de haine, car force est de constater que, hormis la version incarnée par Steve Reeves (tout du moins le premier de la série), l'illustre fils de Zeus et d’Alcmène n'a jamais brillé sur grand écran. Alors, cette version avec l'impressionnant Dwayne Johnson relève-t-elle le niveau ? Voici un point de vue sur la question qui pourra peut-être vous orienter :

Tout d'abord de quoi nous parle cette version moderne d'Hercule ?

Il faut savoir que les scénaristes Evan Spiliotopoulos (Blanche-Neige et le chasseur 2) et Ryan Condal (Paradise Lost) se basent sur la bande-dessinée de Steve Moore et d’Admira Wijaya. Bien oui, il s'agit encore d'une adaptation de comics (plus que de la mythologie, mais nous y reviendrons) ! Dans les grosses lignes, l'idée était d'ancrer le héros dans un univers plus "réaliste". Pas question cependant de s'attarder sur une comparaison entre la version illustrée sur papier et cette version filmée puisque je n'ai honnêtement pas pu poser mon œil sur la première. Mais il m'apparait évident que certains de mes reproches seront certainement tout aussi imputables à l'œuvre écrite par Moore. Pour ce qui est donc de cette nouvelle version, en peu de temps il nous est amené de découvrir la naissance de Hercule, ses 11 travaux (pas 12, car il lui manque encore son combat avec le Cerbère) et le fait qu'il se trouve à la tête d’un groupe de mercenaires depuis la disparition tragique de sa femme et ses 3 enfants. L'intrigue va donc prendre place après que notre colossal Hercule et ses amis aient accompli une mission sans la moindre difficulté. Pour son poids en or, Hercule va accepter d'aider le roi Cotys (John Hurt) à mettre un terme à la tyrannie destructrice et sanglante d'un certain Rhésus (Tobias Santelmann) qui sévit depuis quelque temps sur tout le royaume de Thrace et qui pourrait bien finir par le renverser.

Il est cependant amusant de voir que l'année 2014 nous aura pondu 2 versions pour qu'au final aucune ne vienne à traiter réellement la légende. Par contre, nous reconnaîtrons que les 2 versions sont d'une certaine façon différentes puisque celle réalisée par Renny Harlin traite le personnage comme un demi-dieu dans un univers assumé comme fantastique, alors qu'ici Brett Ratner tente de nous faire croire que nous sommes dans un univers crédible (personnellement j'aimerais bien voir si Dwayne Johnson est réellement capable d'arracher ses chaines et de pousser une statue qui fait 15 fois sa taille). Ce que je voudrais comprendre c'est pourquoi Hollywood s'obstine à vouloir rendre réaliste des univers qui sont séduisants justement par leur approche du "merveilleux", d'autant plus que Hercule est certainement l'un des tout premiers "Super-héros" et que le genre semble plutôt bien marcher, non ? Alors comme Troie de Wolfgang Petersen ou le Roi Arthur d’Antoine Fuqua, on tente de démontrer que tout l'aspect fantastique est dû aux fausses apparences et à des coïncidences. Puis, comme de plus en plus souvent, on en profite pour nous caser une amazone (qui se trouve être bien entendu une surdouée de l'arc), histoire de proposer au public une femme de caractère qui tienne tête à ces primates masculins. Bref, dans quelques interviews ou le dossier de presse on nous explique qu'ils se sont éloignés du mythe pour éviter les clichés ou surprendre le spectateur, mais au passage celui-ci en place une armada propre à tous les blockbusters de cette décennie. Car en s'éloignant du mythe, le scénario de Hercule ressemble à tous ces films qui tournent autour d'un guerrier qui se révolte pour la "liberté" de son peuple.

Hercule

Plus spectaculaire, des ambitions techniques, mais y-a-t-il une réelle vision technique

En confiant le film au réalisateur Brett Ratner, avouons que la confiance n'était pas forcément de mise, mais les photos de tournages qui circulaient démontraient des décors impressionnants, et de temps à autre on savait que le bonhomme pouvait se conduire en bon "yes-man" s'il était bien entouré et avec un scénario et des acteurs solides. Et sur ce point, on ne peut pas dire que Ratner déçoit, il se conduit en effet en parfait copieur appliqué en reprenant la moindre des formules ayant fait recette ailleurs, même si quelques lourdeurs subsistent et que l'original, dans tous les cas de figure, parait toujours meilleur. Tout est donc digne d'un gros blockbuster estival avec direction de la photo appliquée, quelques décors plutôt impressionnants, des effets spéciaux généralement soignés et des combats dantesques. Mais voilà, comment retrouver une force émotionnelle dans une mise en scène qui se contente de recycler ? Déjà que le charme de la "légende" a été gommé du scénario, nous ne pouvons même pas nous consoler d'une mise en scène inventive. Ratner pioche donc ses idées sur Troie, Braveheart, le roi Arthur, Alexandre, Gladiator, on retrouve même quelques trucs perçus dans Pompéi (ou est-ce la norme Hollywood année 2013/2014 qui veut ça ?). Sur le fond on peut reprocher au film d’être dépourvu d'imagination et de subtilité, mais pour le spectateur de 13-20 ans qui veut juste voir du "spectacle", pour peu qu'il soit pas ou peu  habitué à faire du cinoche, ou qu'il se contente d'images recyclées, pas de doute qu'il pourrait trouver cette mise en image plaisante, car sur le fond il n’y a rien de vraiment désagréable.

Ce qui est vraiment dommage dans tout ça c'est que le casting est solide, et que Dwayne Johnson met énormément de lui pour donner vie à ce personnage. Il y croit, et avec un scénario plus solide, et une vision de Hercule plus respectueuse, aucun doute que l'acteur nous aurait totalement conquis puisque c'est déjà le cas. Oui physiquementDwayne Johnson est un Hercule à 100% crédible, et pour ce qui est de la prestation de jeu il faut avouer qu’il arrive à faire vivre les dialogues les plus ridicules ou convenus de manière naturelle. On prendra aussi plaisir à revoir Rufus Sewell (Dark City) même si son personnage est écrit de manière très superficielle, tout comme les autres d'ailleurs, excepté Aksel Hennie qui campe un personnage assez amusant. Pas d'erreur notable de casting,  car chaque acteur vient à se débrouiller avec ce qu'il a, peut-être faudra-t-il cependant préciser que Joseph Fiennes se trouve en retrait par rapport à ce qu'on pouvait espérer de lui, mais globalement personne n'accomplit de performances déshonorantes.

La conclusion de à propos du Film : Hercule [2014]

Richard B.
50

Cette version de Hercule, sans être déplaisante, même plutôt regardable (entre autre grâce à la prestation de Dwayne Johnson), est aussi vite vu qu'oubliée dans les 6 mois. Un gros produit estival, du pur fast-food. Pour le reste, cela aurait pu prendre n'importe quel titre dans la mesure où, une fois de plus, Hollywood met tout en œuvre pour ne pas respecter à minima le mythe.

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