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Critique de la bande dessinée : Les Dagues de Koush #2 [2011], par Nicolas W.

Avis critique rédigé par Nicolas W. le vendredi 18 février 2011 à 00h56

Hercule et les pharaons

"On dit qu'il n'y avait pas de guerre durant l'âge d'or. A l'âge d'argent, les combats étaient propres. Epée contre Epée. Mais nous sommes à l'âge de bronze, et chaque jour apporte son lot d'horreurs. Des armes tuant dix à vingt hommes d'un coup. Des villes pillées et rasées. Des massacres. Qui sait quelles horreurs sont encore à venir ?"

Les Dagues de Koush marque la seconde et dernière incursion du Britannique Steve Moore dans l'univers mythologique du demi-dieu Hercule. Ce nouvel opus affiche un certain nombre de changements importants. Côté dessin d'abord, l'excellent Admira Wijaya cède la place au dessinateur de Red Sonja, Chris Bolson, tandis que le héros grec quitte les côtes de la vieille Europe pour le territoire égyptien. La petite troupe de mercenaire qui avait abandonné la Grèce pour Thrace dans le volume précédent - voir Les guerres thraces avec sa critique ici - s'embarque pour la vaniteuse Egypte. Même si deux des leurs les ont quittés en quête d'autres gloires, les aventuriers restants s'apprêtent à affronter les mystères du pharaon Séti, en pleine guerre civile avec le renégat Amenmesse et son puissant sorcier, Kadhis, maître des dagues de Koush. Que les dieux soient grecs ou égyptiens, le fils de Zeus ne peut échapper à son statut quasi-divin et doit se résoudre à prendre parti. Mais, c'est également la fin des aventures d'Hercule chez Milady Graphics puisque Steve Moore interrompt sa carrière dans le monde des comics avec cette dernière série. Fin amère ou vrai baroud d'honneur pour le scénariste anglais ?

Tout comme Les guerres thraces, ce second tome reprend une intrigue politique mais en plaçant cette fois les héros grecs face à une civilisation bien plus vieille et hautaine que les hommes de Thrace : celle des pharaons. Pris au milieu d'une guerre civile acharnée, ils doivent très rapidement choisir leur camp. De postulat débute un récit qui comprend son lot de machinations et de coups de théâtre plus ou moins prévisibles. Même si le fil conducteur reste simple et peu surprenant, il s'avère plus dense que dans le précédent opus et également plus prenant. Un des éléments qui concourent à cette réussite réside dans la plus grande liberté prise par Moore envers la dimension fantasy de son histoire. On retrouve les dieux mais aussi des sorciers, notamment le mystérieux Khadis et son culte d'assassins. De manière similaire, la dimension divine d'Hercule semble davantage mise en relief cette fois. D'un point de vue plus général, les mercenaires s'avèrent mieux exploités et mis en valeur. On regrette néanmoins beaucoup l'absence du trublion Tydée, bien qu'Autolycos pallie quelque peu à ce manque grâce à sa personnalité de voleur retors et calculateur. Quant à Hercule, Steve Moore diminue la dimension solitaire et sombre du héros, tout en accentuant par contraste la violence froide et odieuse du monde qui l'entoure. Cette fois, l'Anglais aborde frontalement le massacre entraîné par les conflits et l'extrême cruauté des hommes. En cela, ils semblent conformes à l'image de leurs divinités.

Autre bon point, le changement de cadre. En passant dans l'Egypte ancienne, Moore tranche avec son précédent récit et dépayse le lecteur. En essayant également de coller au plus près de l'histoire, il ajoute une touche d'authenticité des plus appréciables. Seul gros regret, que ce soit contre des Thraces ou des Egyptiens, la troupe d'Hercule confirme son statut d'invincibilité si bien que le lecteur a du mal à s'inquiéter à propos des risques pris par les personnages, tant la victoire s'annonce inévitable. Côté humour, le scénariste nous gratifie de quelques beaux moments, notamment avec la relation entretenue par une des reines du pharaon, Séti, et Atalante mais surtout par les deux apparitions des pirates Lysiens qui rappelleront aux lecteurs quelques bons moments des bandes dessinées d'Albert Uderzo.

On finira par dire un mot sur la partie graphique des Dagues de Koush, assurée cette fois par Chris Bolson. Même s'il n'atteint pas la magnificence du dessin de son prédécesseur Admira Wijaya, son travail reste excellent en donnant un visuel des plus matures à cette épopée guerrière. On apprécie d'ailleurs particulièrement le découpage de planches, toujours surprenantes et dynamiques. Pour compléter le tout, Milady Graphics offre un travail éditorial de qualité à son lectorat avec les couvertures originales ainsi qu'une préface et une interview de Steve Moore.

"Dieux et fils de dieux... Que sont-ils ? Entre hommes et fils de dieux, quelle différence ? Hercule, ce jour-là, était peut-être un homme... Mais il se battait comme le fils de Zeus."

Remerciement à Amandine V. pour la relecture.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Les Dagues de Koush #2 [2011]

Nicolas W.
75

Avec Les Dagues de Koush, Steve Moore tire sa révérence avec élégance. Sa vision résolument sombre et violente du mythique Hercule offre au lecteur un excellent moment de divertissement qui tranche avec les versions aseptisées d'antan. Ne passez pas à côté.

Que faut-il en retenir ?

  • La cadre égyptien
  • Une histoire plus travaillée
  • Un monde plus sombre et violent
  • Des personnages mieux exploités
  • L'humour

Que faut-il oublier ?

  • L'absence de Tydée
  •  

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