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Critique de la bande dessinée : La 13ème mission #1 [2014], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 8 février 2014 à 11h32

Les naufragés des glaces

Après le crash de leur appareil sur la planète Siberia 56, des colons doivent tenter de regagner leur base de précolonisation à pied, en traversant un environnement gelé, peuplé de créatures hostiles.

En ce début d’année 2014, Christophe Bec se fait plaisir revient aux bases du planet opera avec un récit d’exploration des plus classiques. Planète de glace, où les températures les plus basses avoisinent les -200 degrés celsius, balayée par des vents atteignant 300 km/h, Siberia 56 n’est pas vraiment la planète idéale pour organiser une petite balade. Pourtant, c’est dans ce périlleux environnement que vont devoir évoluer les quatre rescapés du crash de leur appareil. Une odyssée glaciale parsemée de dangers, à la fois de part le climat, mais aussi de par sa faune, essentiellement composée de prédateurs. Pour construire son récit, Christophe Bec puise dans un creuset de composantes classiques, qui amènent certes un air de déjà-vu mais entretient aussi une sympathique atmosphère de série B.  Le réveil des colons dans leur vaisseau de transport évoque Aliens, le retour, tout comme la très mouvementée entrée dans l’atmosphère de leur navette de transfert. D’autres éléments rappelle Dune, comme les combinaisons autonomes des colons, qui recyclent leurs déchets organiques en compost énergétique, un peu comme le fait le distille des fremen pour l’hydratation (cela engendre d’ailleurs une petit incohérence quand les personnages se retrouvent dans une grotte tempérée et que l’on se rend compte qu’ils portent des sous-vêtements des plus classiques). Autre référence à Dune : les vers de sable, qui sont ici remplacés par d’aussi impressionnants serpents de glace. Puis, surgit dans l’intrigue un terrible prédateur inconnu, un monstre invisible qui n’est pas sans rappeler la créature psychique de Planète Interdite. Enfin, il y a ces traces de peintures rupestres et ces structures bâties, qui laissent à penser que les lieux étaient autrefois occupés par une espèce intelligente. Un thème très souvent exploité dans le cinéma de SF. Heureusement, l'ensemble est sufisamment bien adapté et restructuré pour que l'on redécouvre avec plaisir toutes ces références.

Aux dessins, Alexis Sentenac nous offre un travail de qualité, qui matérialise parfaitement la nature inhospitalière de la planète. Le choix des couleurs froides pour entretenir une ambiance polaire est notamment excellent et les crayonnés noyant les vignettes illustrent de belle manière la fureur des éléments et la visibilité réduite. On apprécie aussi ces cadres panoramiques en plongée sur une vaste mer de glace où peinent ces insignifiants êtres que sont ces naufragés humains. Par contre, je suis plus réservé en ce qui concerne les personnages. Je trouve leurs traits un peu figés, parfois aussi déformés, ce qui complique le processus d’identification. Rien de très grave, mais un peu gênant quand l’on pratique un style réaliste, avec un traitement quasi cinématographique.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : La 13ème mission #1 [2014]

Nicolas L.
73

Avec ce premier tome de Siberia 56, Christophe Bec et Alexis Sentenac nous propose un planet opera et un récit d’exploration puisant ses éléments dans les grands classiques de la SF. Un manque d’originalité qui n’est guère préjudiciable, car compensé par une excellente atmosphère de série B et une action bien entretenue. Au final, les auteurs nous proposent une histoire simple mais divertissante, bien mise en valeur par des dessins (guère perfectibles) et un choix de couleurs appropriés. 

 

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit divertissant, sans temps mort
  • Une atmosphère glaciale bien entretenue
  • De la série B de qualité
  • Un style graphique en totale concordance avec le récit

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario peu original
  • Quelques petis défauts graphiques

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