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Critique de la bande dessinée : Le sacre d'Invisible 1er #1 [2012], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 8 octobre 2012 à 11h25

Le roi des gueux

Londres, la fin du règne de la reine Victoria. Alors que l’Homme Invisible, de par ses exactions et ses déclarations mégalomanes, sème le trouble dans les rues de la capitale de l’Empire Britannique, Phyllis Appelton, une jeune suffragette, prend sous sa protection un vieillard qui était sur le point d’être lynché par la foule. Econduit par le père de la jeune fille, l’homme découvre qu’il peut retrouver la jeunesse par le biais d’un portrait dont il ne se sépare jamais, à la condition de l’abreuver d’un sang encore plus noir que le sien…

Dans cette œuvre, qui aurait pu tout aussi bien s’intituler Dorian Gray contre l’Homme Invisible, Stéphane Betbeder et Bojan Vukic récupèrent deux célèbres personnages issus de la littérature de la fin du XIXe siècle pour nous proposer une histoire d’horreur originale s’appuyant sur les réalités historiques de la période victorienne. En effet, Stephane Betbeder (Bunker) ne se contente pas de simplement mettre en scène la rencontre entre deux icones de la littérature fantastique, il prend bien soin de les plonger dans un environnement réaliste, au cœur d’une société qui, souffrant de ses inégalités et de ses injustices, se situe à la limite de l’explosion. Pour appuyer son argumentation, il nous entraine dans les bas-fonds londoniens, ces quartiers emplis de chômeurs, d’estropiés, de sans-abris et de prostitués, où Dorian Gray et l’Homme Invisible peuvent librement s’adonner à leurs agissements monstrueux. Le premier y cherche ses victimes, le deuxième s’y construit un royaume.

Le scénariste est bien aidé dans sa démarche par la rudesse de trait de Bojan Vukic qui nous offre des personnages aux faciès fortement marqués. Il accentue même son style sur certaines planches, à grand renfort d’angles de vue distordus, quand il s’agit de représenter les quartiers populaires et ses habitants miséreux. Il tente également de jouer de contraste, en allégeant son trait avec plus ou moins de succès (son coup de crayon se fait alors moins sûr), quand l’action se transpose dans un environnement plus agréable, au parlement ou dans les appartements de la famille Appelton. On peut également son souci du détail dans la représentation des décors, qui amène le réalisme nécessaire au déroulement du récit.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Le sacre d'Invisible 1er #1 [2012]

Nicolas L.
72

Premier opus d’un nouveau diptyque de la collection 1800, Le sacre d’Invisible 1er se voit doté d’un scénario accrocheur, bien appuyé par le style efficace de Bojan Vukic. Ainsi, l’on prend plaisir à suivre les différents protagonistes dans les ruelles sombres et brumeuses de Londres, même si l’intrigue, album de mise en place oblige, n’a pas encore pris toute sa mesure. Le deuxième opus devrait se dévoiler plus marquant.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue accrocheuse
  • La rencontre de deux icones du fantastique
  • Un trait efficace

Que faut-il oublier ?

  • Un album de mise en place
  • Le style de Bojan Vukic, moins à l’aise dans certaines situations

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