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Critique du film : La malédiction céleste [1987], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 14 juillet 2011 à 17h50

Lovecraft chez les bouseux

Fermier très pieux et un peu rustre, Nathan Hayes dirige sa petite famille avec rigueur. Investi de bonté chrétienne, il a recueilli les deux enfants de sa femme, Zack et Alice, sans toutefois faire preuve d’une quelconque tendresse envers eux. Se déroulant au rythme des activités de la petite exploitation, la vie chez les Hayes est d’une stricte austérité. Zack, en plus, doit composer avec le comportement crétin du fils de Nathan. Une nuit, alors qu’une nouvelle fois repoussée par son mari, Frances cède aux avances du garçon de ferme, un météorite tombe non loin de la propriété….

La malédiction céleste est l’un des trois films réalisés par le comédien David Keith. Le scénario est une adaptation de La Couleur tombée du ciel, la célèbre nouvelle d'Howard Phillips Lovecraft. Le film doit en partie son existence à l’initiative de Lucio Fulci, producteur du projet, qui avait déjà recyclé quelques éléments lovecraftiens dans Frayeurs et L'Au-delà. La trame générale est assez fidèle au texte original ; en se dissolvant dans le sol de l’exploitation, le mystérieux corps céleste pollue la nappe phréatique et, par conséquence, l’eau utilisée pour l’arrosage et l’alimentation. Fruits et légumes deviennent énormes avant de pourrir rapidement, alors que les membres de la famille Hayes se voient infligés des mutations et des changements violents de comportement.

Les principales différences avec le texte de Howard Phillips Lovecraft découlent de la présence du jeune Zack. Lui seul semble prendre conscience du danger, évite de consommer l’eau et les produits de la ferme. La présence de ce garçon lucide, couplée à l’apparence du météorite (et les choix de David Keith pour le photographier) font que La malédiction céleste évoque par moment L'Invasion vient de Mars. Ces ajouts, qui visent bien sûr, à enrichir une intrigue aride par l’introduction de personnages attachants et de rapports sociaux, donnent le volume désiré au récit mais, à contrario, nuisent un peu à sa densité, sa crédibilité et à sa force horrifique.

Malgré ces quelques défauts, le métrage de David Keith est agréable à suivre. Ce plaisir, force est de dire qu’il doit beaucoup à la belle performance de Claude Akins. Cet acteur au jeu très solide nous offre ici la vision d’un chef de famille puritain très intimidant, qui peut se montrer aussi sympathique que déplaisant et qui, confronté au fléau, adopte une aptitude aveugle avant d’y voir une punition divine (l’infidélité de sa femme). Suivre sa descente aux enfers est très intéressant, nettement plus, en tout cas, qu’observer les agissements malhonnêtes d’un membre du conseil municipal (un brin escroc) et les investigations d’un responsable de la compagnie des eaux, à travers deux sous intrigues d’utilité discutable.

Pour ce qui est des effets spéciaux,  La malédiction céleste, série B un brin datée, affiche une certaine perfectibilité. En effet, si certains plans sont assez efficaces (la vision des fruits pourris, la décomposition du bétail vivant, les pustules sur les visages des Hayes…), on ne peut en dire autant quand il s’agit de représenter les personnages dans leur stade final de mutation. Masques de latex cheap et fausse bave sont les seuls artifices utilisés par David Keith pour transformer les comédiens en possédés difformes.  Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela n’est absolument pas convaincant.  C’est parfois même un peu ridicule. Heureusement, la réalisation, malgré quelques chutes de rythme, est suffisamment anxiogène (David Keith, lucide, met l’aspect graphique de coté pour se consacrer à l’observation psychologique des personnages) pour éviter que le film ne sombre dans le grotesque.

La conclusion de à propos du Film : La malédiction céleste [1987]

Nicolas L.
60

Petite série B un peu oubliée, La malédiction céleste est un spectacle tout à fait respectable. Réalisation et effets spéciaux sont certes un peu datés, mais, principalement grâce à la performance d’acteur de Claude Akins, le métrage s’affiche comme une agréable relecture de La couleur tombée du ciel… et présente même quelques moments horrifiques saisissants.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation convenable
  • Un aspect horrifique parfois saisissant
  • Claude Akins

Que faut-il oublier ?

  • Des baisses de rythme
  • Quelques FX ratés
  • Un récit qui s’égare parfois

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