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Critique de la bande dessinée : Océan [2010], par Nicolas W.

Avis critique rédigé par Nicolas W. le samedi 26 février 2011 à 23h12

Dans les profondeurs d'Europe

"Europe... Le seul monde océanique authentique qu'on connaisse. S'il était n'importe où ailleurs, ce serait une planète. Mais à côté de Jupiter, ce n'est qu'une Lune. Même la Terre serait une petite Lune si elle était ici. Et sous cette couche de glace, un océan profond d'au moins vingt kilomètres. Peut-être plus..."

Après maintes incursions dans le domaine des super-héros, l'Anglais Warren Ellis nous emmène cette fois-ci dans les confins de la galaxie à l'occasion d'un space opera pur jus : Océan. Epaulé par l'excellent dessinateur Chris Sprouse (connu notamment pour son travail sur Tom Strong), le scénariste britannique nous emmène sur Europe, un des satellites de Jupiter. Celle-ci cache un immense océan sous une épaisse couche de glace. C'est une petite équipe d'une station scientifique orbitale qui découvre de bien étranges artefacts au fond de ces profondeurs maritimes. Immédiatement alerté par la présence de sarcophages et de ce qui ressemble à des armes, l'équipage de Port Froid fait appel à un inspecteur en désarmement des Nations Unies : Nathan Kane. A son arrivée dans le secteur, il est pris à parti par de mystérieux individus qui semblent affiliés à une multinationale également présente autour de Jupiter : la Doors Corporation. La mission de Kane s'annonce périlleuse.

On sait que Warren Ellis affectionne particulièrement les personnages atypiques. Nathan Kane ne fait pas exception. Voici un inspecteur en armement qui déteste les armes et qui rêve des voyages spatiaux de la grande époque Apollo. Par son intermédiaire, l'Anglais livre un plaidoyer contre les armes à feu des plus justes. Autour de lui, les acteurs de cette histoire ne sont pas en reste. De Siobhan, la mécanicienne sarcastique, à Fadia Aziz, la commandante de la station, Nathan Kane trouve d'excellents interlocuteurs, prouvant au besoin qu'Ellis n'a plus grand-chose à prouver dans la construction de ses personnages. Autre grande particularité d'Océan, la présence  d'une multinationale tout ce qu'il y a de plus dangereuse. Doors Corporation renvoie immédiatement aux grandes entreprises d'aujourd'hui. Mais pour Ellis, l'avenir s'avère sombre sous l'œil de ces géants. Ainsi, Doors Corporation rachète des pays entiers et lobotomise ses employés par un contrôle global et pernicieux. Vision d'avenir terrifiante ou simple constat horrifiant ? Chacun fera son choix. Saluons d'ailleurs au passage le méchant du récit, le schizophrénique et machiavélique manager de Doors Corporation, un sacré adversaire.

Pourtant, Océan n'est pas à proprement parler un comics très profond comme le fut Transmetropolitan. Parenthèse fun et récréative dans la bibliographie d'Ellis, l'œuvre s'attache à bâtir une histoire de science-fiction simple et maîtrisée. S'il est vrai que les rebondissements n'ont rien de très étonnant, l'aventure ne laisse que peu de temps morts et fait honneur à son cadre futuriste. N'oublions cependant pas que c'est Warren Ellis aux commandes et qu'il donne à son comic book la dose d'humour et d'impertinence dont lui seul a le secret. Ainsi, on s'amusera à relever les quelques saillies à l'encontre de Microsoft, petites phrases qui feront bien rire le geek qui sommeille en vous.

Dans les derniers points forts du comic, on relève tout le background spatial qui passionne clairement le scénariste, mais aussi les engins futuristes qu'il crée avec les fameux disques utilisés par les scientifiques pour pénétrer la couche de glace d'Europe. Pour rendre toutes ces péripéties plus prenantes, Chris Sprouse nous gratifie d'une excellente partition, avec un trait fin et détaillé qui fait souvent preuve d'un dynamisme surprenant tout en restant parfaitement lisible. Les plus curieux retrouveront en fin d'album quelques croquis préparatoires de l'artiste, preuve de son investissement dans Océan .

"Vous savez comment les gens montaient, avant ? En s'asseyant au sommet d'un truc de la taille d'un immeuble, bourré d'explosifs chimiques. C'est dingue quand on y pense. Voyager vers l'orbite à dos de bombe..."

Remerciement à Amandine V. pour la relecture.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Océan [2010]

Nicolas W.
80

Océan offre à son lecteur un très bon moment de divertissement. Space opera aux accents hollywoodiens, soutenu par la verve d'un Warren Ellis passionné et passionnant et par le superbe dessin de Chris Sprouse, il n'en faut pas plus pour vous recommander chaudement ce comic book.

Que faut-il en retenir ?

  • Un excellent space opera
  • Une intrigue maîtrisé
  • Un humour impertinent
  • Une belle galerie de personnages
  • Nathan Kane
  • Le dessin de Chris Sprouse

Que faut-il oublier ?

  • Un simple divertissement
  • Des rebondissements prévisibles

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