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Critique du film : Les témoins du mal [2010], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 16 juillet 2010 à 17h44

Spectres espagnols essouflés

Pedro et Francesca viennent d'avoir un bébé. Comme la jeune maman traverse une dure période de dépression postpartum (aggravée par le fait que le couple a déjà perdu un enfant), Jean, une psychiatre et amie, leur conseille de prendre quelques vacances. Peu après, ils s'installent dans leur nouvelle location, une ancienne école catholique au passé très trouble...

Dans ce film écrit et réalisé par l'espagnol Elio Quiroga, le spectateur est invité à suivre l'enquête de Francesca, une femme dont la motivation première est de prouver à un entourage septique qu'elle est saine d'esprit. Aidée par un prêtre en quête de rédemption, usant de ses capacités médiumniques, elle va petit à petit percer le mystère qui entoure l'histoire de trois jeunes filles qui, en 1947, avaient déclaré à qui voulait l'entendre qu'elles s'entretenaient régulièrement avec la vierge Marie. Des évènements filmés à l'époque par le No-Do (actualités cinématographiques espagnoles) jusqu'à ce que l'Eglise découvre qu'il ne s'agissait là que d'un canular. Francesca s'obstine donc à rester dans une maison hantée - dont le grenier et la cave ont été condamnés - pour y trouver des preuves.

Ainsi, dans la plus pure tradition du film d'épouvante, Les témoins du mal enchaine les portes qui claquent, les bruits de pas au grenier, les gémissements plaintifs et les soudaines apparitions d'ectoplasmes qui en savent beaucoup mais qui se contentent de rester devant nous sans dire le moindre mot, comme si leur seul but était de faire peur aux vivants. Terrifiée mais obstinée, Francesca, toujours accompagnée par sa fille décédée il y a dix ans (c'est normal, docteur?), va suivre les traces de pas humides d'entités invisibles, voir se matérialiser sur les murs des avertissements écrits en lettres de sang et découvrir des pièces cachées remplies d'ossements. Bref, tout un déballage de poncifs qui fait que, même si l'ensemble bénéficie d'une excellente photographie et d'une réalisation vraiment appliquée, à aucun moment le film ne parvient à nous faire sursauter... et encore moins nous effrayer.

Toutefois, malgré cette absence totale d'originalité dans le choix des éléments narratifs, l'intrigue n'est aussi pénible à suivre que l'on pourrait le craindre car Elio Quiroga y adjoint quelques idées assez intéressantes. Ainsi, si le fait de construire des pièces à conviction à partir de vieux films documentaires dépoussiérés n'est pas nouveau (cela change un peu du vieux grimoire, c'est déjà ça), il en est tout autrement de la manière dont l'Eglise, et notamment son département chargé de juger de la véracité des miracles, est très salement impliquée dans l'affaire (la désinformation propre à la période franquiste est par ailleurs l'un des éléments essentiels à la construction de l'intrigue). Cela amène quelques petites surprises dans le récit (on apprend ainsi qu'il y a trois types de miracles reconnus par l'Eglise catholique) même si l'on en vient rapidement à regretter que le cinéaste n'explore pas de manière un peu plus subtile toute la partie complot du scénario... Sans compter qu'il ne parvient pas à éviter des incohérences dans la relation entre certains personnages importants (notamment entre le père Miguel et Bianca, l'unique témoin encore vivant des évènements passés).

Comme souvent, le récit s'accélère un peu lorsque le voile de mystère est levé et que tous les détails nous sont exposés. Malheureusement, ici, on passe à ce moment là du registre du film de fantôme peu captivant à celui du film d'horreur un brin ridicule. En effet, plombé par une puérile imagerie religieuse, des effets spéciaux ratés (alors que durant toute la durée du film, les spectres étaient plutôt réussis) et la vision d'une créature démoniaque guère terrifiante, le final des Témoins du Mal se trouve être finalement le passage du métrage le plus décevant.

La conclusion de à propos du Film : Les témoins du mal [2010]

Nicolas L.
48

Avec son histoire de maison hantée dans la pure tradition du genre, Les témoins du mal est une œuvre manquant trop d'originalité pour être efficace. Les quelques éléments intéressants présents dans le script ne suffisent pas à rendre le film captivant (et encore moins effrayant) même si, techniquement, on ne peut pas dire que Elio Quiroga a fait du mauvais ouvrage... sauf à l’occasion du dénouement, complètement raté. Un film quelconque, noyé dans la masse des productions fantastiques espagnoles.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques idées intéressantes
  • Sans grosses failles techniques, sauf sur la fin
  • Interprétation satisfaisante

Que faut-il oublier ?

  • Sans grande originalité
  • Une réalisation consciencieuse mais sans génie
  • Un final complètement raté

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