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Critique du téléfilm : Death Water [2010], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 4 juin 2010 à 18h06

L'année des méduses préhistoriques

- Il faut fermer la plage, monsieur le maire!
- Vous êtes fou, la saison est courte ici, on ne peut pas se le permettre!
- Vous n'en avez donc rien à foutre de la vie des gens? Tout ce qui compte, c'est le fric, c'est ça?
- Prouvez-moi que l'accès aux plages est dangereux et je les fermerai.

Ces quelques lignes de dialogues, devenues si communes depuis l'immense succès des Dents de la Mer, sont tirées de Death Water, un téléfilm allemand de Hans Horn. Mais détrompez-vous, malgré ce titre évocateur de poissons aux multiples rangées de dents et cet échange dialogué mille fois entendu, le métrage ne cause pas de squale écumant les plages ensoleillées de la côte est des Etats-Unis. Ni de celle de l'ouest d'ailleurs. Non, au début, il semblerait même (à tort) que l'intrigue ne repose pas sur l'ire ou la fringale d'un quelconque animal marin mais plutôt sur un problème écologique (la pollution).

Le film débute en effet par une séquence où l'on voit une plateforme pétrolière plongée dans une terrible tempête (force 11 qu'ils disent, on veut bien les croire). C'est alors que dans un vacarme épouvantable, l'installation vacille sur ses bases et se disloque, entrainant la mort de deux techniciens. La plateforme finit par se stabiliser mais, l'ouragan faisant toujours rage, des secours ne peuvent lui être envoyée. On se demande alors qu'elles peuvent être les conséquences d'une pareille avarie (surtout en ces tristes moments où une plateforme de BP massacre l'écosystème de Louisiane) quand les hôpitaux de Hambourg sont submergés par l'arrivée de patients plagistes (quelle idée, aussi, de se baigner dans la mer du Nord!) souffrant d'asphyxie et d'hémorragies gastriques. Eva Meinert, médecin dans l'établissement, s'aperçoit alors que les malades recrachent une étrange substance visqueuse.

C'est cette jolie jeune femme, aidée par un agent du gouvernement diapnophobe et un scientifique théoricien du chaos, qui va alors tenter d'identifier et d''enrayer la menace avant qu'il ne soit tard (surtout que sa fille se trouve en mer, en balade d'agrément, en compagnie de son ex-mari). Mais c'est compter sans la mauvaise volonté de la municipalité et du consortium propriétaire de la plateforme, qui a envoyé sur place l'un de ses administrateurs, prêt à tout pour masquer ce qu'ils croient être la vérité.

Le scénario de Death Water récupère les éléments du film catastrophe pandémique pour les marier à d'autres, nettement plus SF, qui évoque à la fois Abyss et la série Surface. Et c'est ce mixage, qui entraine des rebondissements scénaristiques parfois surprenants, qui contribue au rendre ce petit téléfilm bien sympathique. Le spectateur, devant une intrigue qui mêle sans grande prétention exploration sous-marine, investigation scientifique et thriller, finit même par accepter avec indulgence les clichés, les nombreuses séquences de remplissage (la plus grossière étant le long passage sur la technicienne enceinte victime d'un accident et qui finalement n'a aucune incidence dans le déroulement de l'intrigue), les "coïncidences" un peu osées et les passages pathos et gnangnan.

Techniquement, le téléfilm surprend par sa bonne tenue. Au début, la vue aérienne de la plateforme pétrolière secouée par les éléments n'est pas très convaincante mais le film se rattrape bien par la suite. En effet, si la première heure ne propose que quelques petits effets gore (assez réussis), on assiste dans le dernier tiers du film, quand le trio de héros descend dans les abysses, à une débauche d'effets visuels sympathiques, d'un niveau qualitatif largement supérieurs à ce que nous proposent certaines compagnies américaines spécialisées dans le direct-to-DVD (Nu Image, Syfy, Cine Excel, etc.). Les créatures ne sont guère originales (on pense aux créatures d'Abyss), certes, mais le résultat est assez convaincant et c'est bien là l'essentiel. A coté de cela, la réalisation de Hans Horn n'est pas exceptionnelle (formatage télévisuel oblige) mais l'action est toujours très lisible et les personnages sont bien mis en valeur.

Autre point positif, le casting. Sans en faire des tonnes, en se basant sur des références (Fahri Öqün Yardim, par exemple, interprète un sympathique scientifique qui évoque Ian Malcolm, le personnage interprété par Jeff Goldblum dans Jurassic Park), les trois acteurs "gentils" du film (Lavinia Wilson, une star de la télé allemande, Hubertus Grimm et Fahri O. Yardin) restent en permanence agréables à suivre. Dans la peau d’une femme d'affaire si dévouée à son employeur (et donc à sa compagnie pétrolière) qu'elle va finir par se transformer en une meurtrière et une saboteuse, Katia Weitzenböck tient un rôle plus difficile et a du mal à nous émouvoir par son jeu tout en distanciation. Sa fin dramatique ne nous émeut donc pas.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Death Water [2010]

Nicolas L.
46

Il est des films dont l’on n’attend rien et qui, finalement, par un étrange phénomène alchimique, surprennent à nous divertir. Petit téléfilm sans prétention, Death Water fait assurément partie de cette catégorie. Il est évident que le travail Hans Horn n'a rien d'extraordinaire (le métrage présente même de grosses faiblesses) mais le téléaste parvient, en toute humilité, à nous présenter un honnête spectacle familial, idéal pour meubler un dimanche après-midi pluvieux. Ce qui est tout à fait respectable.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte
  • Intrigue agréable à suivre
  • Casting sympathique
  • Effets visuels satisfaisants

Que faut-il oublier ?

  • Beaucoup de remplissage, de passages gnangnan
  • Scénario peu innovant
  • Film familial, donc peu d'émotions fortes
  • Des clichés, des "coïncidences" osées
  • Un aspect télévisuel très marqué

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