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Critique du film : Né pour tuer [1999], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 18 novembre 2009 à 15h55

Le monstre est vivant... et c'est un pantin

Faisant directement suite au précédent volet, The Unborn II nous projette quelques mois plus tard, alors les patientes du docteur Mayerling, un généticien fou, ont mis au monde leurs bébés. Des enfants bien particuliers, amateurs de chair fraiche et dotés d'extraordinaires capacités intellectuelles et parapsychologiques.

Alors que les entourages des enfants - parents, professeurs et personnels médicaux - ne se rendent absolument pas compte de la monstruosité de ces créatures mutantes (phénomène étonnant dues aux capacités hypnotiques des bébés ou à la crétinerie du scénario? Au spectateur de faire son choix), une mère de famille, à la fille paricide, a pris conscience de l'horrible vérité et entamé une quête exterminatrice. Tel le Terminator à la recherche de Sarah Connor, elle écume la ville, l'arme au poing, afin eradiquer ces abérations assassines, fruits de la folie scientifique. 

Produit par Roger Corman, The Unborn reprend les principes de la célèbre trilogie du Monstre est vivant, initiée par Larry Cohen: des couples suivant un programme contre la stérilité qui finissent par obtenir une monstrueuse progéniture. Le concept est tellement proche que l'on pourrait presque crier au plagiat, la seule différence étant que, cette fois-ci, en plus d'être agressifs, les enfants sont supérieurement intelligents et manipulateurs.

En 1991, le premier film, réalisé par Rodman Flender, mettait en vedette James Karen, Brooke Adams et une jeune Lisa Kudrow. Trois ans plus tard, le vétéran Rick Jacobson ne bénéficie plus d'un casting si prestigieux, même si Michelle Green, qui interprete une jeune mère aveuglée par son amour maternel, bénéficie déjà d'une solide réputation dans l'univers des séries TV. D'ailleurs, même si le reste de la distribution n'est guère réputé, il est bon de signaler que l'ensemble s'en sort honorablement et j'ai particulèrement apprécié le jeu de Robin Curtis, en nettoyeuse de mutants calibrée. Du coté du script, Daniella Purcell et Mark Evan Schwartz ont la lourde tache de succéder aux futurs célébrité, John Brancato et Michael Ferris, qui avaient couché sur le papier l'histoire du premier volet.

Le scénario se penche donc à suivre la croisade meurtrière de Linda, tout en nous présentant le délicat quotidien d'une autre mère, Catherine, et de son bébé très particulier. La première doit prendre bien garde à éviter de tomber dans les mailles du filet tendu par les forces de police (représenté par un inspecteur moustachu et une petite blondinette) alors que la seconde va devoir gérer la présence de voisins très curieux et un brin farfelus. Deux trames narratives au déroulement hélas bien peu surprenant qui vont, bien entendu, finir par se recouper au cours d'un climax sanglant qui fera intervenir un personnage supplémentaire.

En fait, en raison de sa réalisation ultra-datée, aussi rythmée qu'un épisode de Columbo, et son manque de suspense, le film ne vaut le coup d'oeil que par ses créatures. Parmi celles-ci, la seule a vraiment avoir l'honneur des caméras est le fils de Catherine, agé seulement de quelques mois. Agressif, dévorant de la viandre crue comme un fauve, le bébé est également un assassin capable de se déplacer par ses propres moyens. Il est évidemment que l'influence Chucky est passée par là. La comparaison est d'autant plus inévitable que la production a utilisé en guise bébé monstre un pantin à l'animation extremement médiocre et au facies grimaçant. Il est cependant dommage que le film soit si pauvre en horreur graphique, l'aspect gore étant quasiment absent. Il faut donc bien admettre que le rire est plus souvent au rendez-vous que l'angoisse.

La conclusion de à propos du Film : Né pour tuer [1999]

Nicolas L.
35

Petite série B fauchée, pure production "cormanienne" sans grande ambition, The Unborn II se laisse regarder sans passion, mais également sans ennui. Cependant, force est de signaler que le principal centre d'interet du métrage est son bébé monstrueux, ce pantin ridicule plus amusant que terrifiant. A noter aussi les performances honorables des comédiens, Michelle Greene en maman aveuglée par son amour maternel et, surtout, Robin Curtis en tueuse implacable.

Que faut-il en retenir ?

  • Le bébé, assez marrant
  • L'interprétation en général
  • Plus divertissant que lassant

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario prévisible
  • Des FX vraiment mauvais
  • Une réalisation mollassonne
  • Graphiquement très sage

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