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Critique du film : 2ème sous-sol [2008], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 1 mars 2008 à 13h04

C'est sur, les scénaristes, eux, n'ont fait d'heures sup'...

Parce qu'Alexandre Aja et Grégory Levasseur signaient le scénario de ce 2ème sous-sol, le film s'annonçait des plus alléchants. Au vu du très efficace jeu du chat et de la souris mis en place entre Cecile De France et Philippe Nahon dans Haute Tension, on pouvait espérer un film dans la même veine, où à l'astuce d'un tueur rivalise l'intelligence de l'héroïne. En l'occurrence ici, c'est plutôt raté : le méchant est pitoyable de niaiserie et l'héroïne est une cruche comme on en a pas vu depuis longtemps au cinéma.
C'est clairement ceci qui fait la plus grade faiblesse du film. En effet, le pitch de départ de 2ème sous-sol étant basé sur des contraintes de temps (une nuit) et d'espace (un parking), il fallait au scénario déployer énormément d'astuce pour tenir accroché le spectateur quatre-vingt dix minutes sur cette simple histoire : la gentille est poursuivie par le méchant dans un parking la nuit de noël. Les personnages n'étant pas au rendez-vous question crédibilité et efficacité, le film s'en trouve de facto amputé d'un axe majeur d'efficacité.

Rachel Nichols a été choisie pour son... talent bien sur...

A ma droite, nous avons donc Angela : cadre, elle est une véritable bête de somme qui délaisse sa famille et met sa vie privée de côté pour son travail. A ma gauche, son challenger, Thomas : Thomas est gardien de parking dans l'immeuble où travaille Angela, il est timide et à l'air gentil, mais en fait, c'est un sociopathe dangereux dont la solitude inhérente à son travail a gravement entamé son équilibre mental. Par une nuit de noël, donc, Thomas kidnappe Angela pour lui révéler son amour.
Dans ce petit duo, le personnage de Thomas présente le premier sa plus grosse faille : il est amoureux d'Angela et, ce faisant, il ne veut logiquement lui faire aucun mal. Nous sommes ainsi devant une contradiction entre le pitch de départ (le méchant veut tuer la gentille) et la réalité du scénario (le méchant veut diner avec la gentille). Etant donné que ces bases sont posées assez vite, le personnage de Thomas perd aux yeux du spectateur son caractère menaçant et ce dans la mesure où l'on sait pertinemment qu'il ne fera aucun mal à l'héroïne dont il est amoureux.
De son côté, le personnage d'Angela met un peu plus de temps a devenir crispante. Si ces réactions de départ sont plutôt logiques vis à vis de ce qui lui arrive, il apparait, avec le temps, que ses actes sont inutile (tenter de se servir d'un portable dans un parking souterrain) et souvent incohérents (courir en appelant au secours dans un parking désert). Bien vite, devant la tournure des évènements, on espère qu'elle arrête de s'apitoyer et qu'elle se sorte les doigts du cul !
2ème sous-sol est donc au final construit sur cette histoire : Une jeune fille poursuivie par un jeune homme qui ne lui veut pas de mal court en pleurant et en appelant au secours dans un parking souterrain. Pas de quoi faire un film de quatre-vingt dix minutes me direz vous ? ce n'est pas tout à faux : pour étendre le long-métrage jusqu'à la traditionnelle heure et demi, les deux scénaristes ont déployé une batterie de dialogues souvent très longs. Particulièrement bavard sur de longs passages, le film en perd énormément en nervosité.
Pas très passionnant tout cela me direz-vous ? C'est vrai... mais rassurez-vous, des gens finissent par passer dans le dit parking (les malheureux !).
Wes Bentley a été choisi pour... pourquoi déjà ?...

Les choses s'annonçaient en effet très légères au niveau gore. Le caractère hermétique de l'unité de lieu et la date à laquelle se passant l'action s'y prêtant peu, on ne s'attendait pas forcément à voir passer des gens dans ce parking. C'est effectivement rare dans le film mais lorsqu'un gars à le malheur de passer, autant dire qu'il paye cher sa témérité. Aucune complaisance à ce niveau, les malheureux étant tués plusieurs fois (pour être bien sur qu'ils sont morts !) dans des effusions de sang grand-guignolesques. Ajoutées à cela les diverses violences subies par nos deux protagonistes (gratuits voire complètement inutiles, à l'instar de la scène de l'ongle) et vous vous retrouverez devant quelques scènes (quatre pour ne pas les compter) particulièrement efficaces.
De même, épisodiquement, le scénario nous sort tout de même quelques bonnes idées. Alors que, blasés, on pensait être arrivé au bout d'une intrigue en tout point prévisible, le script sort alors de son chapeau une très bonne idée qui permet au spectateur de raccrocher et se disant que, finalement, tout de le film n'est pas si débile et prévisible.
Pour le reste en revanche, la réalisation n'est pas forcément au top. Si on peut mettre au crédit de Franck Khalfoun le rythme qu'il arrive a donner au film (on ne s'ennuie pas trop devant 2ème sous-sol), on peut tout de même déplorer le fait qu'à aucun moment le film ne soit vraiment angoissant. Une partie de la faute revient au scénario, certes, mais force est de constater que le réalisateur n'exploite pas du tout son unité de lieu, chaque étage étant similaire aux autres, aucun recoin sombre n'étant mis à profit pour faire sursauter. De même, ses plans appuyés sur les ridicules regards noirs du méchant font généralement plus ricaner que frémir.
Enfin, les acteurs devant la caméra sont loin d'être convaincants. Si Rachel Nichols se démène tant bien que mal avec son personnage de nunuche coureuse, la vraie déception vient de Wes Bentley, dont l'interprétation dans American beauty était nettement plus flippante que dans ce film, où il ne se contente que de quelques regards noirs et de quelques éclats de voix. Pas vraiment angoissant là non plus.

La conclusion de à propos du Film : 2ème sous-sol [2008]

Vincent L.
35

Mais que diable s'est-il passé dans la tête Alexandre Aja et Grégory Levasseur ? A mille lieue d'un scénario intelligent à la Haute tension, 2ème sous-sol est le prototype même de la banale série B hollywoodienne. Si le rythme et quelques scènes efficaces sauvent in extremis le film du bide total, force est de constater que la déception est tout de même de mise.

Que faut-il en retenir ?

  • Rythmé,
  • Quelques scènes gores,
  • Quelques bonnes idées dans le scénario.

Que faut-il oublier ?

  • Bavard,
  • Interprétation moyenne,
  • Personnages mal fichus,
  • Pas angoissant du tout.

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