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Critique du film : Blade Runner [1982], par Christophe B.

Avis critique rédigé par Christophe B. le samedi 10 juillet 2004 à 21h58

Le robot qui ne voulait pas mourir

L'histoire
En l'an 2019, Deckard, un Blade Runner (flic chasseur de robots), part à la recherche de quatre dangereux "Répliquants", robots génétiques ultra perfectionnés. Leur durée de vie est de quatre ans, mais certains ne veulent pas mourir...
Un film est basé sur le rapport : Humain / Répliquant.
Deckard (Harrison Ford), est un flic désabusé, sorte d' Humphrey Bogart du futur. "Blade Runner" est d'ailleurs plus un polar qu'un film de science-fiction. Un bon vieux film noir, où le héros n'a rien à envier aux détectives privés des années 40. Face à lui Roy Batty (Rutger Hauer), cynique, sûr de lui, mutant parfait qui tend à s'humaniser. Un androïde qui ne veut pas mourir... Ridley Scott s'intéresse d'avantage aux relations entres ces individus, qu'à l'enquête proprement dite. Il plonge ses personnages dans un univers pourrissant, déglingué, où les hommes ne parviennent même plus à savoir qui ils sont réellement, où ils vont, à quoi ils aspirent.
Au-delà de l'intrigue et de l'action, on explore le thème de l'homme qui se pose des problèmes de conscience, ou de manque de conscience qu'il ressent et qui s'aperçoit que la chose même qu'il s'efforce de tuer parce que c'est une machine est en fait beaucoup moins "mécanique" que lui. Les créatures artificielles deviennent plus humaines à mesure que les humains qui les traquent deviennent plus inhumains.
Une vision noire du futur
Le film reprend la trame toute simple d'un film noir des années 40. Une histoire d'amour, des suspects à arrêter, tout ce qu'il y a de plus commun. L'atmosphère s'apparente donc à un film policier. Le travail de la photo est particulièrement remarquable. L'attention portée aux clairs-obscurs, les scènes extérieures se situant essentiellement dans l'obscurité, la pluie incessante restitue l'atmosphère du film noir.
La vision futuriste de la ville de 2019 est chaotique, lugubre, désespérée, d'un gigantisme enivrant, et paradoxalement c'est un espace contraignant, dont on ne peut s'échapper. Où le soleil ne pénètre pas, où il pleut sans arrêt (Ce qui est en totale contradiction avec l'univers créé par Philip K. Dick qui lui, décrivait un univers calme et sec). Un environnement bruyant, encombré et crispant. Dans ce film, la ville est un acteur à part entière. Elle dégage une atmosphère pesante et nostalgique qui fait glisser le spectateur dans une torpeur hypnotique. Une ville dégueulasse dans une atmosphère de série noire suintante. Une ville futuriste habitée par des individus disparates, étranges ou miséreux. Mais aussi peu accueillante soit-elle, la mégalopole est, cinématographiquement parlant, splendide.
Un film profond
Le film induit une profonde sensation de solitude. Cette sensation est très accentuée par la réalisation qui multiplie les longs et lents travelling, comme symboles d'un enlisement, d'une difficulté à avancer, le tout bercé par la musique lancinante, envoûtante de Vangelis. Mais avant tout, "Blade Runner" est une puissante méditation sur la vie et sa durée.
Le répliquant ne devient véritablement humain que lorsqu'il prend conscience qu'il va mourir. On retrouve ici un aspect déjà présent dans "2001 l'Odyssée de l'espace" , où HAL9000 le "super-ordinateur" implore de manière très humaine Dave de ne pas le débrancher, il va même jusqu'à dire : " J'ai peur, Dave ". Et c'est en sauvant Deckard que Roy devient pleinement humain.

La conclusion de à propos du Film : Blade Runner [1982]

Christophe B.
100

Ridley Scott parvient à créer un look d'une richesse et d'une crédibilité sans pareil. A sa sortie en 1982, le réalisateur avait dix ans d'avance. Pour preuve l'échec commercial du film à l'époque, alors qu'aujourd'hui il est salué comme un chef d'œuvre.
Blade Runner restera, à mon avis, un des plus beaux films de l'histoire du cinéma, sur le fond comme sur la forme. D'une étrange poésie, à l'image de la mort de Batty et de ses dernières paroles, sous une pluie battante, après avoir sauvé Deckard :
"J'ai vu tant de choses que vous humains, ne pourriez pas croire. J'ai vu de grands navires en feu surgissant de l'épaule d'Orion. J'ai vu des rayons fabuleux, des rayons C, briller dans l'ombre de la porte de Tannhauser. Tous ces moments se perdront dans l'oubli, comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir." Et, dans la 1ère version du film, alors que l'androïde s'éteint lentement, libérant la colombe qu'il retenait dans ses mains, on entend Deckard en voix-off :
"Peut-être qu'en ces derniers instants il a aimé la vie plus que jamais. Pas seulement sa vie, celle des autres, la mienne..."

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