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Critique du film : Bloodrayne [2008], par Nicolas R.

Avis critique rédigé par Nicolas R. le vendredi 30 juin 2006 à 07h47

Ennui Sanguinolent…

Si vous êtes fidèle à Scifi-Universe, vous nous avez certainement déjà entendu parler de Monsieur Uwe Boll , un réalisateur allemand de renommé (!) internationale, qui semble s’être posé ces dernières années en spécialiste des adaptations de jeux vidéos sur grand écran à grand renfort de moyens, mais avec le moins de talent possible. Je sens que je commence à devenir méchant, mais rassurez-vous, ce n’est que le début. Bien sûr, le garçon a déjà fait bien des films avant ses fameuses tribulations dans le royaume des adaptations foireuses, mais ce n’est pas le sujet ici.
Le revoici donc, après nous avoir « enchanté » (doux euphémisme) avec son The House of The Dead, et « scotché » (TRES doux euphémisme) avec son Alone in the Dark, nous présentant BloodRayne, adaptation du jeu du même nom, qui met en scène une babe super sexy, Rayne, moitié vampire, moitié humaine, dans des aventures sanglantes en vue « à la 3ème personne ». Le film nous raconte l’histoire de cette vampire (Kristanna Loken) dans la Roumanie du 18ème siècle, alors qu’un puissant vampire, Kagan (Ben Kingsley), détient le pouvoir, et qu’une société secrète, les Brimstone, luttent contre les vampires. Rayne se trouve être la propre fille de Kagan, une dhampir (mi-vampire, mi-humaine), dont la mère était humaine. A l’âge adulte, Rayne fait partie des monstres de foire d’une troupe de cirque, utilisant sa capacité surnaturelle à guérir en buvant du sang. Mais la vampire a pour objectif de venger la mort de sa mère par son père Kagan, et se fera aider dans sa tâche par deux chasseurs de vampires de Brimstone, Sebastian (Matthew Davis) et Vladimir (Michael Madsen).
Disons le tout de suite, le film est tout de même d’un bien plus haut niveau technique que les précédents films de Boll, même si on se demande souvent pendant le visionnage où le monsieur a-t-il pu utiliser les 25 Millions de Dollars du budget. Quelques millions ont dû être enlevés par des ptits aliens gris, ou ont dû disparaître dans une faille dimensionnelle, on ne le saura jamais. Quoi qu’il en soit, assez de moquerie, analysons un peu ce métrage. J’avoue avoir été tout à fait convaincu par certains éléments. Le film s’ouvre sur un générique tout à fait dans le ton d’un film de vampire, nous montrant des peintures « d’époques », marquées par l’influence vampirique, le tout sur fond de musique symphonique, lorgnant vers une ambiance gothique très adaptée. Ici, point de Death ou de Black Metal , toute la bande son, bien que peu marquante, se fera le reflet de l’ambiance tout en restant tout de même beaucoup trop effacée derrière l’action, ce qui est tout de même dommage. L’autre point positif du film est certainement l’univers visuel, mis en valeur par des décors extérieurs une nouvelle fois dans le ton de l’ensemble, filmés de manière très inégale, Boll voulant copier la caméra épique d’un Peter Jackson. Mais n’est pas réalisateur du Seigneur des Anneaux qui veut. Certains plans sont particulièrement grandioses, mais le montage trop brutal fait couler l’ensemble. Les décors intérieurs sont parfois assez sympathiques, mais font souvent trop « décors de cinémas ». A ce titre, la scène où Rayne affronte un genre de gros balourd démoniaque (désolé je sais pas comment le nommer celui-là) nous montre à quel point le décor est cheap, les impacts des armes faisant tomber des briques assez ridicules. Cette séquence montre également la faiblesse de la mise en scène, incapable de magnifier les actions, tout ce que l’on voit à l’écran étant emprunté à d’autres films. Uwe Boll serait-il une encyclopédie vivante ? Un genre de fan absolu qui veut absolument retranscrire ce qu’il a vu ailleurs ? Peut-être bien en effet…
Parlons un peu des acteurs, car si l’on regarde un peu le casting, on découvre tout de même pas mal d’acteurs connus qui ont fait leurs preuves, comme par exemple Udo Kier, impeccable comme toujours, et un Ben Kingsley, qui semble se demander tout au long du film ce qu’il venu faire là (remarquez là on le comprend le bougre…). Michelle Rodriguez joue ici le rôle de Katarin, une jeune chasseuse de vampire sans grand intérêt, ce qui lui évite pour une fois de nous refaire son rôle de composition habituelle et ho combien naturel, celui du pitbull latino sexy accompagné de son désormais classique pantalon taille basse. De son côté, Michael Madsen semble avoir, dans le désordre, un peu abusé de la bouteille, oublié de passer chez le coiffeur, et n’est pas plus capable de porter son épée convenablement que de balancer ses répliques avec conviction. Les acteurs semblent dans l’ensemble tous s’ennuyer et ne croient pas une seule seconde à leur personnage, et nous non plus d’ailleurs. Kristanna Loken fait bonne figure la plupart du temps (à part que la demoiselle ne sait pas se battre avec des épées), notamment grâce à son physique avantageux, que Boll n’hésite pas à nous montrer de plus près dans une scène de sexe particulièrement superflue et gratuite dans laquelle la belle libère sa poitrine, certes fort agréable au regard, de manière particulièrement expéditive. Conclusion : Boll ne sait pas non plus tourner les scènes de cul (bigre…). Mais la palme d’or du personnage le plus ridicule et inutile revient quand même à Billy Zane, dont le personnage, Elrich, est le père de Katarin, devenu vampire et qui continue de communiquer avec sa fille. Le personnage n’a pas d’intérêt dans la narration. Et je ne vous parle même pas du chanteur de rock Meat Loaf qui en fait trop… Merde alors, mais que sait-il donc faire ce cher Herr Boll ? Bonne question. Et j’ai la réponse !!!
En effet, ce que le bonhomme sait faire de « mieux », c’est montrer des mecs se faire démembrer, découper, hacher, exploser, bref montrer du gore en gros plan, du bon gros gore qui tâche. Après tout le gars vient d’Allemagne, l’autre pays du gore (amateur), comme on dit par chez moi. Les ajouts de gerbe de sangs sont assez sympa, et ont l’avantage de sortir le spectateur de cet ennui nauséabond qui le prend rapidement devant ce film. Et il faut reconnaître également que certaines séquences de bataille se laissent regarder sans déplaisir, attention tout ceci n’est pas marquant mais amuse tout de même un moment. Les séquences de « rage » de Rayne sont également assez sympathiques. La honte suprême vient lors d’un combat final franchement soporifique, où les protagonistes s’envoient des petites répliques digne d’une cours de récréation de maternelle, avant d’essayer de se frapper à coup d’épée sans avoir assez de conviction pour lever les bras. La chorégraphie des combats aurait pu être acceptable mais… non en fait…

La conclusion de à propos du Film : Bloodrayne [2008]

Nicolas R.
20

Alors que dire au final ? Est ce un film indispensable ? Oh que oui !!!! ne loupez pas une occasion de rigoler entre potes devant une bonne pizza et quelques bières, en faisant attention à l’abus qui risquerait de vous laisser des séquelles. Je parlais bien sûr du film, pas des bières… Mais pour être sérieux il faut reconnaître que même en ne faisant qu’un peu plus d’une heure et demi, le film est beaucoup trop long, gavé de dialogues indigestes et de personnages creux comme une émission de TF1. Une question reste en suspens… Mais comment Herr Boll arrive-t-il à trouver des budgets pareils pour financer ces projets ?? D’autant que son prochain film, In the Name of the King: A Dungeon Siege Tale, adaptation du jeu PC Dungeon Siege, aurait coûter 60 Millions de Dollars…

Que faut-il en retenir ?

  • Euh…
  • Ah oui, Kristinna Loken ^^
  • De beaux décors extérieurs
  • Et euh…
  • Communication interrompue...

Que faut-il oublier ?

  • Mise en scène vampirique qui emprunte à tout le monde, mais sans talent…
  • Le jeu des acteurs, soporifique
  • C’est un film de notre Ed Wood moderne, Herr Uwe Boll !!

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