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Critique de la bande dessinée : Homo Homini Spes #3 [2021], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mercredi 31 mars 2021 à 08h00

Fin de trilogie post-apo frénétique !

Homo Homini Spes est le dernier tome d’une trilogie post-apocalyptique européenne poussiéreuse et enragée. Plus chaotique que les deux tomes précédents, ce dernier volet clôt une histoire d’effondrement mais aussi d’espoir.

Dans un futur proche, le monde n’est plus que ruines et désolation. L’humanité survivante n’est plus civilisée : elle vit de pillages et de bidouilles s’organisant en villages de fortune ou en caravanes d’épaves vrombissantes. La force brute fait loi. Dans cet enfer chaud et aride, le jeune Solal tente de survivre et de protéger sa petite sœur Eva. La gamine est atteinte de troubles respiratoires et trouver des médicaments est désormais presque impossible. Leur espoir : atteindre le Mur derrière lequel existerait un Eden, un lieu de paix et d’abondance pour privilégiés et puissants… Mais à la grande surprise de Solal, ce que cache le Mur est bien moins réjouissant.

Ce qu’il découvre dans l’enceinte du Mur est effrayant. Ce paradis terrestre rêvé de tous les Européens n’est qu’une chimère de plus, une prison à ciel ouvert où n’évoluent que des sans-âmes, des êtres perdus, hagards. Ces humains si on peut encore les nommer ainsi se nourrissent de la chaleur des corps vivants. Heureusement dans ce territoire hostile, Solal a un guide, une jeune femme exceptionnelle en tout point : Jen. L’espoir de trouver des médicaments renait.

Mais revenons sur le personnage de Jen, plus central dans ce dernier tome. À la naissance de Jen, ses jambes ne fonctionnent pas. Son père, grand penseur du projet Eden, parvient des années après le lancement de sa cité emmurée à trouver un moyen de sauver sa fille : un orbe à la technologie révolutionnaire qu'il faut placer au niveau du cœur. L'appareil a notamment la faculté d'aspirer de manière autonome les ressources nécessaires à la survie de son porteur. Mais quand Jen et son frère Janus se le font implanter, l'outil est mal réglé. Si mal, qu'il pousse ses hôtes à se nourrir de la vie des êtres alentours. Une fois l'énergie de ces êtres consommée, ces derniers ne meurent pas tout à fait.

L'orbe a fusionné en eux, ils en deviennent les esclaves insatiables et cherchent à leur tour une source d'énergie afin de contenter son appétit. C'est ainsi, en se démultipliant, que l'orbe a contaminé Eden, transformant ce lieu de privilèges en cimetière latent. Mais les choses sont sur le point de changer. Le gardien des lieux, l'impitoyable drone Cerberus vient de passer en mode automatique. Tout objet mouvant est dorénavant une cible et seul le courage, l'inconscience et le sacrifice sauront annihiler cette machine à la force de frappe destructrice. Solal, Eva, Jen, Janus, le groupe B.A.S.T.A.R.D.S et Chandra, auront tous un rôle à jouer dans le baroud d'honneur de cet ancien paradis devenu enfer.

Ce dernier tome est chaotique, frénétique et étourdissant. Mario Alberti nous plonge dans un maelstrom de poussière, de rouille et de sang. Graphiquement agressif avec un trait acéré et des couleurs à la Bilal, ce dernier tome est sans pause ni concession. Un texte accompagne d’ailleurs l’album et rappelle les enjeux réels de tout post-apo, nous faire réfléchir sur le monde actuel. Mario Alberti signe cette œuvre seul et ainsi nous offre une trilogie très personnelle. Une trilogie mouvementée aux enjeux plus profonds que l’on pourrait croire et poussiéreuse à souhait. Disponible dans vos librairies et chez Glénat.

 

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Homo Homini Spes #3 [2021]

Auteur Nathalie Z.
79

Finissant une trilogie post-apocalyptique, cet album est vif, rythmé et chaotique : l'aventure se clôt pour Jen et Solal dans l'enceinte de ce Mur qui est plus un enfer que l'Eden fantasmé. Avec ce récit d'une Europe dévastée par la sècheresse, Mario Alberti dénonce des problèmes bien réels : le changement climatique, les migrations liées à l'eau et l'inaction des Européens. Une trilogie profonde bien ancrée dans notre monde, un post-apo radical et étourdissant !

On a aimé

  • Le rythme
  • Les thématique sous-jacentes
  • Les personnages, en particulier Jen

On a moins bien aimé

  • Plus chaotique que les deux tomes précédents

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