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Evilspeak - Messe noire >

Critique du Film : Evilspeak - Messe noire

Avis critique rédigé par Christophe B. le mardi 13 juillet 2004 à 10:04

Quand Satan se lance dans la micro-informatique

Les premières minutes du film nous emmènent dans un lointain passé: Année 1540, en pleine inquisition. Dans un lieu indéterminé, une assemblée de moines satanistes se livrent au culte du Démon. Leur grand chef, le moine Lorenzo Esteban, fraîchement excommunié et banni d'Espagne, célèbre une messe noire qui se déroule dans la ferveur et le recueillement. Le suppôt de Satan en Chef jure à qui veut l'entendre que sa vengeance sera terrible et promet la venue future du Diable lui-même sur terre. La cérémonie se termine par la décapitation d'une jeune vierge pas si effarouchée que cela... Le coup d'épée d'Esteban propulse littéralement la tête de la demoiselle dans les airs. Un habile plan de coupe transforme la boite crânienne en ballon de football, ce qui nous ramène tout droit dans le présent (enfin plus exactement au début des années 80), au sein d'un lycée militaire américain.
Le décor est planté et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne se démarque pas par son originalité des autres productions de cette époque. Mais les thèmes cinématographiques sont des phénomènes de mode, c'est bien connu. Dans la Lignée de Rosemary's Baby, l'Exorciste ou La Malédiction pour le côté « satanisterie », de Carrie ou Furie pour le réveil soudain des forces maléfiques après trop de brimades subies, Evilspeak tire malgré tout son épingle du jeu grâce à un scénario intransigeant et à la qualité de jeu du personnage central.
Stanley Coopersmith (Clint Howard) est la tête de turc de ses camarades. Son physique ingrat et sa timidité ont fait de lui la risée du lycée militaire. Seule élève à ne pas être de lignée bourgeoise, il ne doit sa présence au lycée qu'à la malchance. Orphelin après un terrible accident, l'institut militaire ne l'a accueilli que pour redorer son blason en faisant preuve de fausse charité de bas étage.
Il est difficile de ne pas s'apitoyer sur le sort de l'adolescent rejeté par tous, qui n'a pas sa place au sein de la West Andover Military Academy. Clint Howard joue le rôle de Coopersmith d'une manière véritablement admirable. Il sait magnifiquement jouer de son physique « difficile » et de son minois de chien battu, pour faire ressortir toute la détresse, la sensibilité et l'intelligence de son personnage. Stanley Coopersmith est, d'une certaine manière, le pendant masculin de Carrie White. Même s'il n'a pas les dons innés de son auguste modèle, le vilain petit canard va quand même, sans le vouloir, réveiller des forces maléfiques jusqu'alors endormies…
Punis, contraint de nettoyer les sous-sols de la chapelle de l'école, l'adolescent met à jour ce que chacun rêve de découvrir un jour : Une pièce secrète renfermant d'étranges grimoires. En l'occurrence, il s'agit ici de l'antre et du tombeau de (vous l'avez deviné) : Lorenzo Esteban, le moine au service de Satan... L 'heure de la vengeance à donc sonnée. A l'aide d'un ordinateur (c'est là l'originalité du film, qui est l'un des premiers à installer la micro informatique dans un récit fantastique), il traduit les ouvrages satanistes du moine et rassemble tous les ingrédients nécessaires au retour du Malin.
L'un des intérêts du film est qu'il est construit d'une manière absolument impeccable: Aucune scène n'est gratuite, elles découlent toutes naturellement des événements. Tout s'enchaîne dans un crescendo de méchanceté et de brutalité estudiantine. L'apocalypse finale est inéluctable.
Les forces du mal vont tout d'abord se déchaîner sous la forme de porcs monstrueux qui iront, entre autres, dévorer une secrétaire lascive prenant son bain... Alors que Coopersmith s'est amouraché d'un jeune chiot, ces « camarades » malintentionnés vont sacrifier la pauvre bête lors d'un simulacre de messe noire. Ivre de colère, l'adolescent va faire se déchaîner sur l'école toute sa fureur. Le massacre final peut commencer. Possédé par l'esprit d'Esteban, ce n'est plus Coopersmith l'antihéros absolu, le souffre douleur, le brimé, mais un Coopersmith au regard halluciné et inquiétant qui va assouvir sa vengeance dans les sous-sols moites de l'école dans un délire « gorifique » absolu. Le début du massacre va commencer au milieu d'un sermon du prêtre, moraliste en chef, qui se verra transpercé par les clous du crucifix. Le reste est dans la même veine (si j'ose dire...).
Eric Weston, le réalisateur, réussit à créer dans ce petit film, un climat pesant, rempli de personnages méprisables de méchanceté. Que ce soit les étudiants, les militaires ou même le prêtre, pétri de bonne volonté mais qui ne réussi pas à cacher son dégoût pour Coopersmith.

75

Avec ses effets gores impressionnants, sa mise en scène sombre et soignée, sa musique baroque et lancinante, Evilspeak n'est pas seulement une satire féroce des mœurs militaires, ni un film commercial exploitant des thèmes à la mode en ce début des années 80. Winston nous livre un conte cruel dont le sujet est un basculement complet des valeurs habituelles. Où est le bien, où est le mal ? La question reste posée…

Critique de publiée le 13 juillet 2004.

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