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Critique du Film : Evilspeak - Messe noire
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Critique du Film : Evilspeak - Messe noire

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 1 juin 2006 à 0819

E-mail infernal

Stanley Coppersmith, jeune cadet de l’armée brimé par ses camarades, trouve refuge dans les sous sols de la chapelle locale. Là, il va découvrir un vieux grimoire utilisé il y a cinq siècle par la secte satanique du prêtre défroqué Esteban. Son esprit faible influencé par l’esprit du moine démoniaque enterré non loin, il va, à l’aide d’un ordinateur, organiser des messes noires afin de se venger de tous ceux qui l’ont humilié…
Au niveau purement scénaristique, ce film pourrait apparaître comme une banale retranscription du thème de Carrie au cœur d’une école militaire. Il est clair que la trame narrative reprend fortement les tenants et les aboutissants du chef d’œuvre de Brian de Palma. La seule vraie différence étant que les ‘’pouvoirs’’ de Stanley ne viennent pas de la télékinésie mais d’un don démoniaque. Une différence qui devient d’ailleurs toute relative lorsque l’on se souvient que la majorité des proches de la jeune Carrie attribua – à tort cependant – ses extraordinaires pouvoirs à une possession démoniaque. Cependant, la comparaison s’arrête là, car Eric Weston signe une œuvre au ton radicalement différent, beaucoup plus dérangeant. Et au final ce qui aurait pu apparaître comme un film satanique de plus apparaît comme passionnant… et effrayant.
Dés la séquence d’ouverture, qui le projette dans un moyen age barbare et cruel, le spectateur se trouve englouti dans une terrifiante atmosphère gothique et surréaliste. Un antique grimoire, une scène de décapitation, un moine fou, du sang, beaucoup de sang. Le ton est mis, il sera rouge sale. La couleur du gore.
Car Messe Noire est l’un des très rares films qui parvient à marier, sans plonger dans le ridicule, le gore avec la terreur. La vraie. Pas celle qui vous fait sursauter bêtement au détour d’un couloir suite à un réflexe conditionné, mais bien celle qui vous tortille les boyaux et vous force à vous trémousser sur votre chaise. Un exercice difficile, parfaitement maîtrisé grâce à de judicieux choix scénaristiques et photographiques.
Le personnage de Stanley Coppersmith figure parmi l’un de ces choix. Jeune homme au physique ingrat, persécuté par ses pairs, il perd radicalement la raison lorsqu’on le ôte le seul être qui lui donne de l’affection – un chiot – au cours d’un rituel satanique bidon et mortellement potache. Terrifiant, il n’en reste pas moins pathétiquement attendrissant et excusable, des sentiments qui éveillent en nous un désagréable sentiment de malaise. Il faut signaler que dans ce rôle difficile, Clint Howard – le jeune frère de Ron Howard -, en grand spécialiste de la série B, est particulièrement remarquable.
L’idée de l’utilisation d’un ordinateur comme medium lors des séances de messes noires est également une bonne idée. Au-delà du coté originale et innovateur, cet aspect donne une imagerie actuelle et contemporaine au film et renforce donc le coté réaliste nécessaire à une identification aisée, surtout dans un univers d’essence gothique. Une idée qui fera son chemin et sera souvent récupérée, il n’y a qu’à se rappeler la sorcellerie télévisuelle de Ring pour s’en convaincre.
Esprit dément, véritable marionnette du spectre d’Esteban, Stanley peut alors donner libre cours à sa fureur vengeresse sur l’académie et ses occupants, véritable microcosme représentatif de son exclusion sociale. Et là, Weston ne fait pas dans la demi-mesure. Les années 80 sont les années du gore et on peut s’en rendre compte dans des scènes grandiloquentes de violence. Au cours d’un véritable opéra baroque satanique qui ne déplairait pas à un Clive Barker, le cinéaste met en scène un défilé de séquences chocs très efficaces. La plus mémorable étant probablement l’irruption de cochons affamés poursuivant les élèves dans les couloirs d’une académie en flamme, non sans avoir auparavant dévoré une secrétaire au cours d’une scène plein cadre ! Persécuté par un jambon, si cela ce n’est pas diablerie, qu’est-ce donc ?

La conclusion de

Bijou méconnu, Messe Noire méritait bien mieux lors de sa sortie que l’indifférence qui l’a accompagnée. Encore aujourd’hui, le film est très efficace, son cachet ‘’eighties’’ avec son lot d’effet gore et son scénario nihiliste, rajoutant à sa valeur dramatique. Un film d’horreur culte, à mettre dans le même registre que Phantasm, Hellraiser, Evil Dead ou le Prince des Ténèbres.

Que faut-il en retenir ?

  • Atmosphère glauque et nihiliste
  • Bonne photographie
  • Séquences chocs très réussies
  • Du gore pour les amateurs
  • Clint Howard, parfait

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario qui aurait pu être plus développé
  • Pour public averti

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